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CHRONIQUE PAR ...

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Kroboy
Cette chronique a été mise en ligne le 07 novembre 2007
Sa note : 12.5/20

LINE UP

-Bob Meadows
(chant)

-Robert Carpenter
(guitare)

-Snake Sustaine
(guitare)

-Nick Frasca
(basse)

-Justin Graves
(batterie)

TRACKLIST

1)Firewater Joyride
2)Detest
3)The Wanderer
4)Worship
5)All Teeth
6)Meth Mouth
7)Masks
8)Pigeonholded
9)Others Die
10)Silence
11)Ill Will

DISCOGRAPHIE

Iron Gag (2007)
Ecstatic Trance (2012)

A Life Once Lost - Iron Gag



A l'instar de As I Lay Dying ou The Black Dahlia Murder, A Life Once Lost fait partie de cette étrange vague de combos metalcore US arborant des noms à coucher dehors. Totalement inconnu en France, le groupe de Philadelphie n'en est pourtant pas à son coup d'essai : ses débuts remontent à 1999, mais la carrière du groupe n'a véritablement décollé qu'en 2005 avec Hunter, sa première réalisation pour le label Ferret, qui lui a permis de tourner en première partie d'Opeth ou encore Lamb Of God.

Musicalement, A Life Once Lost évolue donc dans le genre actuellement à la mode (pour encore combien de temps ?), j'ai nommé le metalcore. Petite particularité : la fameuse touche mélodique ne vient absolument pas du chant de Bob Meadows, qui ne se départit pas une seule seconde de son phrasé hardcore. Elle vient au contraire de la paire de six-cordistes Carpenter / Sustaine, qui ne cesse d'aligner des leads mélodiques très bien sentis. Les rares morceaux sur lesquels ne figure pas cette patte, comme "Worship" ou "Ill Will", sont d'ailleurs les moins intéressants puisqu'ils finissent par tomber dans un hardcore basique et peu inspiré. De même, "The Wanderer" souffre d'une orientation single un peu trop prononcée que le groupe peine à assumer, notamment Meadows et son chant un peu hésitant.

Mais parlons plutôt des points intéressants, car cet album n'en manque pas. Il y a par exemple ce côté groovy absolument imparable, malheureusement cantonné aux deux premiers titres. Ce cocktail explosif de metal et de groove fait instantanément penser au Pantera période Vulgar Display Of Power. Espérons qu'A Life Once Lost saura mieux l'exploiter à l'avenir. Il y aussi tous ces riffs diablement efficaces à défaut d'être originaux ("Others Die", "Meth Mouth"), grâce auxquels A Life Once Lost parvient sans problème à captiver son auditoire. Et on en revient toujours à ces nombreux gimmicks de guitare, qui permettent au gang de Philadelphie de tomber dans le piège de la répétition forcément lassante au bout d'un moment.


Voici donc un album bien sympathique de metal fortement teinté de hardcore, un peu à l'image de ce qu'avait pu proposer Vision Of Disorder sur son album Imprint. Nul doute qu'en développant un peu plus ses atouts, A Life Once Lost saura se démarquer un peu du lot et se faire une petite place au soleil.


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