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CHRONIQUE PAR ...

24
Crafty
Cette chronique a été mise en ligne le 23 novembre 2007
Sa note : 14/20

LINE UP

-Kjetil Nordhus
(chant)

-Tchort
(guitare)

-Stein Roger Sordal
(basse+chant)

-Michael Krumins
(guitare)

-Kenneth Silden
(claviers)

-Tommy Jackson
(batterie)

TRACKLIST

1)The Quiet Offspring
2)Between The Gentle Small & The Standing Tall
3)Just When You Think It's Safe
4)A Place For Me
5)The Everlasting Moment
6)Purple Door, Pitch Black
7)Childsplay Part I
8)Dead But Dreaming
9)Pile Of Doubt
10)When I Was You
11)Childsplay Part II

DISCOGRAPHIE


Green Carnation - The Quiet Offspring



Les Norvégiens sont fans de black metal, et d'un grand nombre de groupes de metal atmosphérique. Green Carnation aime le metal atmosphérique, avec A Blessing In Disguise, c'était un fait. Ils aiment les structures complexes, approfondies, leur titre-album d'une heure pile, Light Of Day, Day Of Darkness, en était la preuve. Mais les influences du groupe vont au-delà. Et pas question de refaire le coup du morceau fleuve une autre fois, ils sont plus versatiles que ça...

C'est au hard rock qu'ils dédient cet album. Un renversement de situation inattendu qui a laissé dubitatifs les fans à la sortie de l'album. Dès l'intro de l'album, c'est à peine si on reconnait la bande à Kjetil. Pire que ça, ils sortent des refrains de grande qualité d'entrée, et en sèment sur le tout reste de l'album ("The Everlasting Moment", "Dead But Dreaming", "Just When You Think It's Safe" avec un solo de guitare final sorti d'on ne sait où). Ce n'était pas le point fort du groupe, et de là à en faire le gimmick de presque tout un album, c'est une métamorphose ! Décidément, les groupes norvégiens aiment le contre-pied...

Sur ce son hard rock se collent quelques structures qui finiront par définitivement faire entrer Green Carnation dans le fabuleux monde du prog. Et puis comment ne pas penser à Anathema sur certains titres, qui respirent encore la mélancolie mais qui n'hésitent pas à recourir à une guitare musclée ("A Place for Me"). L'album enregistré à Marseille par Terje Refnes (surtout connu pour son travail avec Tristania, dont la chanteuse de l'époque avait fait un saut sur le précédent album de Green Carnation) possède un son à la hauteur des attentes, peut-être trop même. Car un album qui se veut hard perd de sa substance à vouloir être trop clean.

Heureusement que la polyvalence de Kjetil est toujours de mise. Efficace dans les parties mélancoliques comme dans les passages énervés, il réalise ce qui reste à ce jour sa meilleure prestation, qui tendrait presque à écraser celle des autres musiciens. C'est vrai qu'hormis quelques passages à la guitare bien pensés, le reste forme un bloc qui aurait tendance à manquer de saveur par moment. Les deux "Childs Play" sont en retrait par rapport au reste, ce qui termine donc l'album sur une note un peu grossière. C'est vraiment dommage, compte-tenu du fait que l'avant-dernier titre est un véritable monstre. S'il fallait résumer Green Carnation en un titre, c'est bien "When I Was You" qui serait à choisir. Démarrage atmosphérique floydien, ascension laissant aux instruments tout le temps de laisser exprimer leur potentiel jusqu'au point d'orgue final.


Un des meilleurs albums d'un des combos les plus polyvalents de la scène metal, The Quiet Offspring ne fera pas l'unanimité chez les metalheads mais il aura au moins le mérite d'offrir beaucoup de qualité et de variété. Green Carnation aura encore une fois l'occasion de changer de face.


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