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CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 21 mai 2015
Sa note : 13/20

LINE UP

-Ronnie Nyman
(chant)

-Marios Iliopoulos
(guitare)

-Anders Hammer
(basse)



TRACKLIST

1) The Puritan
2) With A Blade Of A Knife 
3) Desperate Vows
4) Endless Night
5) Foul Vile Life
6) Stare Into Infinity
7) Lone Lake (Instrumental)
8) Son Of Sorrow
9) When Gold Turns To Rust
10) Fathomless
11) Kiss Of A Sycophant

DISCOGRAPHIE


Nightrage - The Puritan
(2015) - melodeath - Label : Despotz Records



L’histoire de Nightrage est originale et tumultueuse. Outre les changements de line-up faisant intervenir des membres prestigieux, son origine greco-suédoise en fait une singularité dans le milieu. Porté à bout de bras par son guitariste Marios Iliopoulos, le groupe développe un melodeath hyper classique – ou calibré ? – façon Göteborg. Pour leur sixième opus, intitulé The Puritan, le groupe se présente avec seulement trois membres, aucun batteur ne faisant officiellement partie du groupe.

Nightrage, c’est avant tout de l’efficacité à revendre. Et on ne peut pas dire qu’ils nous mentent sur la marchandise. On se retrouve immédiatement en terrain connu. Les riffs déboulent, le chant hurlé attaque en permanence, les leads mélodiques viennent enrichir les couplets… Le terrain ne serait-il pas trop connu justement ? Depuis six albums, le groupe joue plus ou moins la même musique avec une réussite inégale. On n’a aucune impression d’évolution. Ces années passées, le groupe s’essouffle forcément. Malgré tout, Nightrage garde ses qualités et propose un melodeath de bonne facture. "The Puritan" attaque l’album pied au plancher, offrant une belle articulation des guitares. "With A Blade Of Knife" marque le coup en démarrant à cent à l’heure, mais il faudra attendre "Four Vile Life" pour avoir enfin une vraie tuerie. On est alors déjà à la moitié de l’album… Le morceau propose une introduction mélodique classique et efficace. Dotée d’un mid-tempo, elle fonctionne parfaitement et son pont en acoustique fait mouche. Le solo enfonce le clou. On retrouve là le Nightrage qui peut transporter son auditeur.
Mais qu’est-ce qui pêche alors dans The Puritan ? Si les guitares sont toujours très réussies et variées, le son de l’album sonne un peu brouillon. La batterie est en retrait dans le mix et cela gêne l’écoute là où elle doit claquer pour imposer la puissance. De même, le chant reste relativement décevant. Ronnie Nyman s’époumone avec entrain, mais ses lignes de chant sont loin d’être mémorables. Il semble accompagner les guitares plus que les sublimer. L’album propose ainsi un ensemble cohérent, de qualité à peu près constante, mais trop monolithique. La respiration "Lone Lake", tout en acoustique, fait beaucoup de bien et on aurait aimé plus de passages calmes intégrés aux autres compositions, comme le groupe l’avait fait par le passé. Sans surprise, "Son Of Sorrow", morceau du haut du panier, possède un léger passage en clair. Déjà très calibré par le passé, Nightrage donne l’impression de le faire encore plus ici, mais avec moins d’efficacité.


The Puritan ne sera pas le retour en grâce de Nightrage. L’album est loin d’être mauvais, doté notamment de riffs de guitare riches et variés et d’une qualité globalement au-dessus de la moyenne. On sent le groupe plus que jamais porté par son guitariste. La musique façon Göteborg pur jus ravira les fans de melodeath calibré, mais elle ne restera pas dans les annales.

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