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CHRONIQUE PAR ...

39
Pietro
Cette chronique a été mise en ligne le 31 janvier 2012
Sa note : 14/20

LINE UP

-Antony Hämäläinen
(chant)

-Marios Iliopoulos
(guitare)

-Olof Morck
(guitare)

-Anders Hammer
(basse)

-Jo Nunez
(batterie)

TRACKLIST

1)So far Away (intro)
2)Delirium Of The Fallen
3)
Insidious
4)Wrapped In Deceitful Dreams
5)
Hate Turns Black
6)
Sham Piety
7)
Cloaked In Wolf Skin
8)This World Is Coming To An End
9)
Utmost End Of pain
10)
Poignant Memories
11)
Hush Of Night
12)
Poisoned Pawn
13)
Solar Eclipse (Prelude)
14)
Solar Corona
15)
Emblem Of Light (Outro)

DISCOGRAPHIE


Nightrage - Insidious
(2011) - melodeath - Label : Lifeforce Records



Nightrage avait agréablement surpris le petit monde du metal avec son très efficace dernier album. Wearing A Martyr's Crown remettait le groupe dans le droit chemin après une période d’incertitude musicale et de changements de line up grâce à la bonne vieille technique du retour aux sources et à une formation enfin stable constituée d’inconnus autour du leader Marios Iliopoulos. Pas de place pour un faux suspens, Nightrage continue logiquement sur la même voie avec son nouvel album, Insidious.

Ca ne loupe pas : même style musical, même line up (et c’est une première dans l’histoire du groupe !), même implication du légendaire Fredrik Nordström au niveau du mix et du mastering… et grand retour des guest stars prestigieuses. On retrouve en effet certains anciens membres prestigieux des débuts du groupe qui interviennent ici en tant qu’invités : le hurleur d’At The Gates Tomas Lindberg, le chanteur d’Evergrey Tom S. Englund ainsi que le guitariste de Firewind et d’Ozzy Osbourne Gus G, venu avec son chanteur Apollo Papathanasio dans les valises. Après une belle intro planante et mélancolique, l’excellent opener "Delirium Of The Fallen" rassure tout de suite sur les intentions purement mélodeath du groupe et pourtant surprend avec son pont atmosphérique au chant clair surprenant du guest Apollo Papathanasio.
Pas de répit en revanche sur le furieux title track "Insidious" qui voit Antony Hämäläinen croiser le fer avec le légendaire ‘Tompa’ Lindberg (leur timbres sont si proches qu’il est difficile de les différencier !). Troisième morceau, troisième invité et troisième réussite d’affilé sur "Wrapped In Deceitful Dreams" où le chant clair de Tom S. Englund et le solo de Gus G rappellent beaucoup, mais alors vraiment beaucoup, le premier album. Même si c’est bon, tout cela commence à sentir un peu la recette toute prête, le gimmick... Ce petit jeu va continuer tout au long de l’album qui alterne entre titres avec et sans invités. On retrouve ainsi des featurings de Lindberg sur le plutôt heavy et épique "Sham Piety" et le très accrocheur "This World Is Coming To An End" (qui voit le retour de Papathanasio sur le break mélodique de rigueur), et de Englund sur l’OVNI de l’album, "Solar Corona" (un hommage à une bière mexicaine très appréciée d’un ancien président français ?).
Ce titre assez soft (et son inutile prélude) a presque des allures de balade au sein d’un album par ailleurs assez violent, avec ses longs passages instrumentaux, ses belles parties de guitare, ses claviers, son chant clair et un solo de Gus G. Pas transcendant mais sympathique et permettant de respirer un peu à la fin d’un album qui commençait à réellement tourner en rond. En effet Insidious est long (15 titres, une heure) et ses morceaux ont une fâcheuse tendance à se ressembler fortement. Si "Hate Turns Black" et son bon refrain ou le violent "Cloaked In Wolf Skin" font illusion, ce n’est pas le cas d’une flopée de morceaux redondants ("Utmost End Of Pain", "Poignant Memories", "Poisoned Pawn"…). A la limite, seul "Hush Of Night" se démarque de ce ventre mou avec son chant hurlé posé sur des couplets en arpèges. "Emblem Of Light", qui n’est rien d’autre qu’une minute de nappes de clavier, fait figure de générique de fin. A noter une reprise incongrue et… amusante du classique de Def Leppard, "Photograph", en bonus sur l’édition japonaise.

On a d’abord l’impression qu’on va passer un très bon moment à l’écoute de ce Insidious. Le début d’album est en effet assez fracassant avec ce death mélodique d’école parfaitement maitrisé et des invités prestigieux qui rappellent le passé du groupe. Malheureusement l’album est trop long et répétitif, le style quelque peu sclérosé de Nightrage ne lui permettant pas d’être intéressant et pertinent aussi longtemps. C’est vraiment dommage, 3 ou 4 titres en moins et on avait une petite bombe d’efficacité !


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