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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 13 février 2019
Sa note : 19/20

LINE UP

-Andrew "Eldritch" William Harvey Taylor
(chant)

-Jerry Wayne Hussey
(chœurs+guitare)

-Mark Frederick "Gary Marx" Pearman
(guitare)

-Craig David Adams
(basse)

-Doktor Avalanche
(je sais, c'est une boîte à rythme, un problème ?)

TRACKLIST

1) Black Planet
2) Walk Away
3) No Time To Cry
4) A Rock And A Hard Place
5) Marian
6) First And Last And Always
7) Possession
8) Nine While Nine
9) Amphetamin Logic
10) Some Kind of Stranger

DISCOGRAPHIE


The Sisters Of Mercy - First And Last And Always
(1985) - gothique - Label : Merciful Release



Tous. Je les adore tous. Passés, présents et futurs. Les Eternels, c’est un peu une grande famille. J’en parlais encore avec Lucificum ce week-end à l’apéritif. S1phonique ? C’est le parrain du petit. Je n’ai que des pensées pleines d’amour pour tout ce beau monde. Simplement, y a des fois, tu tombes sur de vieilles chroniques et tu te dis « Argnnnnnnnnnnn ». C’est arrivé avec la chro initiale de First and Last and Always. Ce sentiment de… un peu comme si je décidais de m’attaquer à la discographie de Helloween ou de Pantera, vous voyez ? Donc je me suis dit « Winter, fais le pour le petit, et pour son parrain « Defecal of Gerbe » S1pho: contre-chronique moi ça » ! Et me voilà.

Combattons d’entrée toute tentative de faire dans la demi-mesure. Les EP Alice et Temple of Love, et ce premier essai au long cours définissent le rock gothique, tel que l’a entendu un nombre incommensurable d’artistes, et notamment la scène metal. Quel groupe de metal gothique n’a jamais dessiné un son en pensant à Andrew Eldritch (voire plus si affinité) ? Les exemples sont infinis et si, personnellement, je préfère encore un peu plus le mysticisme de Fields of the Nephilim à la froideur des Sisters, les premiers sont des suiveurs, les seconds, des pionniers. First and Last and Always EST la définition du goth-rock. Rempli, du début à la fin, des typiques mélodies mélancoliques, dépressives et fragiles comme le vent, qui ont fait s’agiter avec élégance toutes les belles demoiselles peintes en noir sur les pistes de discothèques fermées depuis belle lurette, le premier album d’Eldritch le « francophile » est également son œuvre la plus dense.
L’artiste reprend à son compte la cold wave de Joy Division ou Bauhaus et y ajoute sa vision particulière du lyrisme, pour un résultat inégalable. Gothic anthems à la "Walk Away", "No Time to Cry" ou "First and Last and Always", chansons d’amour comme "Marian", moments super extra intenses, comme le refrain frénétique du jumeau maléfique "Amphetamin Logic" - en référence au jumeau sage et pleurnicheur "Nine While Nine", Eldritch nous régale de ses fameuses envolées lyriques et sobres à la fois. Quel timbre, mes aïeux… Tant de fois imité, très rarement égalé, le maître atteint ici un sommet personnel. Andrew n’améliorera par la suite qu’une seule facette de ses compositions: la « dark ballade ». Pas de traces sur ce premier travail d’un morceau atteignant la grâce d’un "Colours" ou, encore mieux, d’un "Rain from Heaven", cime musicale atteinte sur son side-project, The Sisterhood. Oui, je sais, les rétro-reproches, c’est comme les voyages dans le temps, ça n’existe pas. Quoique. Quand résonne Doktor Avalanche et que je commence à fredonner « Black ! Black Planet ! » , j’ai l’impression que San Junipero, c'est du pipi de chat.


MFF et Tabris ? On va en vacances tous les ans avec eux. À la montagne. Le petit est ravi. Bon, je vous laisse, j’ai rendez-vous avec Eudus, Shamash et Droom pour choisir les déguisements de notre prochaine soirée costumée. Le thème : les paysans du Nord-Pas de Calais au XIIème siècle après J.C. (C'est Shamash qui a choisi.) Et après, je file chercher Djentleman pour notre partie de squash hebdomadaire. Une grande famille, je vous dis.



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