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CHRONIQUE PAR ...

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Shamash
Cette chronique a été mise en ligne le 21 décembre 2020
Sa note : 16/20

LINE UP

-Christian "Chris" Monroy
(chant+guitare)

-Mike De La O
(guitare)

-Noah Young
(basse)

Ont participé à l'enregistrement :

-Simon Duson
(chant sur "Stench of Paradise Burning")

-Charles Koryn
(batterie)

TRACKLIST

1) Cosmic Chasm (Intro) 
2) Illusive Divinity
3) Congregation of Flesh 
4) Synthetic Impulse
5) Tombs of Chaos
6) Enshrined in Agony
7) Dissectasy
8) Torturous Ways to Obliteration
9) Eternal Hatred
10) Unfurling the Casket
11) Stench of Paradise Burning (Disincarnate cover)

DISCOGRAPHIE


Skeletal Remains - The Entombment of Chaos
(2020) - death metal - Label : Century Media



Pour les lecteurs attentifs, nul besoin de le préciser. Pour les autres, vous auriez dû être vigilants et savoir que Skeletal Remains est un groupe qui allait faire parler de lui, du moins dans le microcosme de la scène death. Après trois albums de qualité, il fallait se résoudre à accepter l’inévitable : mentionner ce nom parmi les meilleurs du style de ces dernières années.

Et pourtant, c’est peu dire que les précédentes sorties avaient placé la barre haut. Malgré la renommée grandissante qu’elle connaissait, cette formation a connu des remous ces derniers mois. Chris Monroy, en leader incontesté, a en effet gentiment congédié tous ses camarades. Resté seul à bord, il n’a pas fallu attendre longtemps pour que les places vacantes soient de nouveau occupées. À l’écoute de ce quatrième album, il est impressionnant de constater avec quelle facilité ce nouveau personnel s’est acclimaté. Monroy a dû choisir d’excellentes recrues qui, espérons-le, lui donneront pleine et entière satisfaction pendant quelques années. Très vite, la qualité de l’ensemble ne fait aucun doute. Les quelques craintes concernant un essoufflement de la troupe sont rapidement battues en brèche. Et de constater avec bonheur que Skeletal Remains ne s’est pas contenté de capitaliser sur ses solides acquis, en en proposant qu’une suite peu inspirée à Devouring Mortality. Ce disque montrait tout l’amour que les Californiens portaient à une formation comme Pestilence. L’influence principale à chercher ici est tout autre.
Chris Monroy et ses acolytes entendent en effet faire évoluer leur musique, qui évoquera rapidement les cultissimes Morbid Angel. Une fois encore, l’originalité manque à l’appel. Mais, peu importe au quartet qui n’est nullement en quête de sonorités innovantes. Seules l’agressivité et l’efficacité ont ici droit de cité. Les riffs puissants se succèdent sans lasser, le groupe étant aussi bien à l’aise dans les parties échevelées, que dans les passages plus lourds. L’une des forces de The Entombment Of Chaos réside dans les nombreux changements de tempi qu’il offre. Du brutal "Synthetic Impulse" au plus posé "Tombs Of Chaos", la palette sonore proposée par Skeletal Remains s’avère assez variée pour intéresser. L’aspect mélodique n’est point négligé, de nombreux soli parsemant cette galette. Dès "Illusive Divinity" ou sur "Dissectasy" pour ne citer qu’eux, ils suggèrent le travail de Trey Azagthoth. Le disque, bien que délicieux, n’est cependant pas parfait. La faute à une fin clairement en dessous. Le mid tempo "Eternal Hatred" semble en effet pataud et manque de relief. Pire, il confine à l’ennui. La reprise de Disincarnate, le groupe de James Murphy, offerte en bonus, n’apporte rien, car elle demeure trop conforme à l’originale.


Dans une année 2020 marquée par les excellentes sorties death, Skeletal Remains se placera souvent dans les hauteurs des classements. The Entombment Of Chaos a des atouts évidents, qui feront chavirer le cœur des amoureux du death floridien des années 1990. Chris Monroy pourra s’enorgueillir, une fois encore, d’avoir rendu un vibrant hommage à de légendaires musiciens du passé.



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