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CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été mise en ligne le 04 avril 2008
Sa note : 14.5/20

LINE UP

-Charlie Dominici
(chant)

-Brian Maillard
(guitare)

-Americo Rigoldi
(claviers)

-Erik Atzeni
(basse)

-Yan Maillard
(batterie)

TRACKLIST

1)King of Terror
2)March Into Hell
3)So Help Me God
4)Liquid Lightning
5)Enemies of God
6)Revelation
7)Hell on Earth
8)Genesis

DISCOGRAPHIE


Dominici - 03 A Trilogy - Part III
(2008) - metal prog - Label : Inside Out Music



Charlie Dominici conclut la trilogie entamée en 2005 avec un opus sensiblement meilleur que ses prédécesseurs. Toujours entouré de son line-up de tueurs, l’ex-Dream Theater nous délivre une conception du metal progressif non pas originale, mais plutôt bien composée et savamment produite. Les qualités techniques des musiciens y sont pour beaucoup, mais il faudra tout de même reconnaître l’effort qui a été fait au niveau des lignes de chant, principale carence du Part II.

On sent en effet un Charlie bien plus à l’aise qu'auparavant derrière le micro, et se risquant même à quelques envolées lyriques, y compris pas toujours à côté de la plaque. Tout de même. Cet album étant plus agressif, c’est tout naturellement que le chant se fait dans l’ensemble plus hargneux, mais aussi plus versatile. Les ambiances se diversifient et les intonations varient. On passe ainsi d’une ballade très FM "So Help Me God" à un virulent "Liquid Lightning" puis à un très progressif "Genesis", où une recherche plus affinée de la mélodie vocale reste dénominateur commun. Cela se ressent en particulier sur les refrains.

Le riff destructeur semble être l’autre fil rouge de cet ultime chapitre, car les rythmiques titanesques se succèdent d’un bout à l’autre de l’album. Parfois très technique ("Liquid Lightning"), parfois heavy-thrash ("March Into Hell"), ou encore speed ("Revelation"), la guitare rythmique jouit d’un son assez monstrueux et classe le groupe Dominici en bonne place dans le circuit des combos de metal progressif couillus. La deuxième guitare, elle, brille moins qu’auparavant, mais lâche parfois de splendides soli : "March Into Hell", "Genesis", etc. Et serait-ce une lap-steel que l’on entend sur "Enemies Of God" ? Osé.

La composition n’était pas le point faible des précédentes réalisations, elle l’est encore moins ici. Le chant, en revanche, même s’il a progressé, ne remplit pas tout à fait ses promesses, la faute à un cruel manque d’émotion lorsque les circonstances l’exigent ("So Help Me God", le break de "Enemies of God") et encore, parfois, de justesse. Les amateurs de metal progressif retrouveront cependant leur quota de soli de claviers, de riffs incompréhensibles et de parties instrumentales héroïques.


Au final, un bon album qui tire le concept global vers le haut. Attendons les prochaines réalisations de ce bon vieux Charlie, qui n’a peut-être pas tout à fait dit son dernier mot.


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