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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 12 mars 2021
Sa note : 16/20

LINE UP

-Vesa Salovaara
(chant)

-Joni Snoro
(guitare)

-Tuomo Sagulin
(claviers)

-Lauri Myllylä
(basse)

-Juho Suomi
(batterie)

TRACKLIST

1) Grand Creation
2) I Bear Fire
3) Servant
4) Lost
5) All There Is
6) Reborn
7) No Fall Is Too Deep
8) Till the Sea Swallows Us Whole
9) Into the Endless

DISCOGRAPHIE


Ephemerald - Between the Glimpses of Hope



Congestion nasale? L’écoute répétée de DSBM intimiste vous a bouché les sinus ? Vous faites une allergie saisonnière à l’occult rock poisseux ? J’ai ce qu’il faut pour vous !
-Mais c’est vrai ! Je respire ! Quelle délicieuse sensation ! Mieux que les pastilles Vichy ! (pas de politique)
-Je te l’avais dit, c’est magique !
-Comment ça s’appelle?
-Je ne peux pas le dire, secret de fabrication… Ça fera 500€. Hors taxes.

Ephemerald. Le secret s’appelle Ephemerald. Ça doit vouloir dire « ample » en finnois parce que franchement, la sensation d’espace qui se dégage de cette musique est assez dingue. À l’opposé des formations ne jurant que par le trve black, le DSBM ou l’occulte doom poisseux, les compatriotes de Shape of Despair (il fallait bien que je les cite), partagent avec ces dernier un amour immodéré pour les claviers. Ils les utilisent partout, tout le temps, même quand ils vont aux toilettes. En mode grandes orgues à la Dimmu, plus qu’en nappes, cependant. Première grosse différence avec les funeral doomsters finlandais évoqués plus haut. Autre grande, énorme, colossale différence : le rythme. Entre soutenu et trépidant tendance frénétique, le symphonic blackened death-metal d’Ephemerald possède quelques accointances avec le melodeath ("I Bear Fire", "Servant"), mais rassurez-vous, le quintette sait se tenir et s’il faut chercher des ressemblances, c’est tout de même plutôt du côté de Dimmu Borgir, donc, ou Necronautical, quand ils jouent aux méchants, et du côté d’Equilibrium et Falkenbach, lorsqu’ils font les gentils.
Parce que si certains passages sonnent inquiétants ("No Fall Is Too Deep"), nous avons à faire à une œuvre apte aux non adorateurs du malin et aux apôtres des mélodies faciles que l’on chante à tue-tête. Personnellement, j’éprouve une certaine méfiance envers les groupes dégainant le bâton de guimauve à tout bout de chant, mais dans le cas de Between the Glimpse of Hope, ça passe. Ils auraient pu nous épargner la ballade "All There Is", sorte de mauvaise interprétation du legs de Falkenbach, c’est sûr, mais il s’agit du seul vrai faux pas. La réalisation a également tendance à s’essouffler après ladite ballade - à une incroyable exception près-  la faute à des compos un peu moins percutantes, mais diantre, des titres comme "I Bear Fire", "Servant" ou le fantastique "No Fall is Too Deep" font un bien fou ! Ce dernier morceau est un exemple parfait de versatilité, alternant ambiances sombres, passages meugnons et mélodiques qui, en l’espace de quelques secondes repassent du côté obscur de la force. Nerveuse en diable, cette première œuvre est frappée du sceau de la qualité. On soulignera également la grande capacité pulmonaire de Vesa (des hurlements de vingt et une secondes sur "Servant", pas mal !). Quand je vous dis que ces petits gars n`ont pas de problèmes respiratoires !

Excellente surprise, dégotée par MFF, mon fournisseur attitré de trucs qui pulsent ! Un black-death sympho aussi frénétique que catchy ! Une sorte de croisement entre Equilibrium, Thurisaz et Dimmu Borgir bienvenu en cette difficile sortie d’hiver. Between the Glimpses of Hope est certes perfectible mais l’énergie que dégagent ces jeunes gens est communicative. Allez hop, j’y retourne !





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