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CHRONIQUE PAR ...

68
Ronnie
Cette chronique a été mise en ligne le 03 octobre 2010
Sa note : 12/20

LINE UP

-Blake Judd
(chant+guitare)

-Jeff Wilson
(guitare)

-Will Lindsay
(basse+guitare+chœurs)

-Sanford Parker
(claviers)

-Jef "Wrest" Whitehead
(batterie)

TRACKLIST

1)Cry for Help
2)High on Hate
3)Nightfall
4)No Funeral
5)Then Fires
6)Addicts

7)The End Is Eternal
8)Blood Trance Fusion
9)Ruined Life Continuum
10)Every Last Drop

DISCOGRAPHIE


Nachtmystium - Addicts: Black Meddle, Pt II
(2010) - black metal progressif/ésotérique/fourre tout. - Label : Century Media



Nachtmystium, c'est du... comment définir la musique du groupe? Du psychedelic black metal? Du black metal industriel? Du weed black metal? Dur de trancher, toutes ces appellations collent à leur musique à la limite de l'ésotérisme. Décidément c'est un style qui marche fort du côté des States. Ici, le groupe propose la suite de son Assassins: Black Meddle, Part I, qui avait fait fort effet lors de sa sortie, autant au niveau de sa qualité que pour son apport inédit au style. Là... l'on déchante un peu plus, mais pourtant...

Nachtmystium, vous savez c'est le groupe qui a égalisé le record de Korn concernant les annulations du Hellfest. Et oui deux fois (mais avec de vrais motifs par contre). Concernant les rumeurs et il est important de mettre les points sur les «i» : Nachtmystium n'a aucune affiliation avec une quelconque mouvance « NS » comme cela leur a déjà été reproché à de nombreuses reprises. Seulement un passé dans un label qui a ces tendances, aujourd'hui encore le groupe, bien que se défendant de n'avoir aucune affiliation politique ou raciale, est catalogué (à tort) dans cette idéologie. Hop au moins, cela est clair une fois pour toutes. Alors, dans Black Meddle, Part II il y a du black metal, c'est certain, mais le feeling général est très rock'n'roll, chaque chanson est totalement différente et totalement ouverte au niveau des influences. Le tout est couvert d'un léger voile industriel sur les sonorités froides typiques du black metal penchant vers l'avant-garde. Malheureusement trop d'albums du genre sont sortis pour faire de celui-ci un indispensable. L'ouverture musicale, qui n'est pas un secret chez eux, se voit à la liste des invités...plutôt divers et variés : nous retrouvons Bruce Lamont (Yakuza) au chant sur "Every Last Drop", Russ Strahan (Pentagram) à la guitare sur "Macrocosmic" (un bonus) et Matt Johnson (Pharaoh) au même poste sur la même chanson.

Toutes les chansons sont différentes et ont une aura propre, voire même un son totalement différent. L'album se déroule donc comme un rituel ou chaque piste est une étape différente. Malheureusement ce rituel sent le voodooïsme de bas étage. Par contre, "Every Last Drop" possède huit minutes d'hypnotisme pur, le rythme est posé, les voix en fond et les ajouts industriels apportent une atmosphère très forte, autant dire que finir un album sur un tel titre ne laisse pas indifférent. Alors que dans "Nightfall", "Addicts" ou encore "Ruined Life Continuum", la marque du groupe est reconnaissable, mais en version totalement black'n roll, résolument entrainante et positive. Comparé à son prédécesseur (je ne parle pas du EP qui a entrecoupé les deux sorties), celui-ci est plus faible, n'ayons pas peur des mots, l'effet de surprise étant passé d'une part et les compos sont tout de même plus faibles malgré de très bonnes idées. Les claviers sont plus présents, omniprésents d'ailleurs sans pour autant prendre le pas sur la musique, mais toujours en rajoutant une atmosphère qui rend la chanson plus percutante. La percussion justement c'est ce qui leur manque, le son est trop plat pour être metal et trop metal pour devenir vraiment planant, bref le son est crade ce qui leur va bien, mais ne rend pas justice à 100% des morceaux.


Certes ce n'est pas la claque attendue, mais la surprise est plus ou moins toujours là, Nachtmystium, on aime ou on déteste, surtout avec cet album vraiment pas facile d'accès, où l'impression de se perdre à droite à gauche, ou encore d'aller trop loin dans une exploration psychedélico-metallique, peut donner l'impression d'un mauvais album. Mais ce dernier prend son sens et son charme au fil des écoutes... puis le perd...


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