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CHRONIQUE PAR ...

87
Malice
Cette chronique a été mise en ligne le 19 février 2012
Sa note : 15.5/20

LINE UP

-Chrigel Glanzmann
(chant+mandoline+flûte etc …)

-Meri Tadic
(violon+chant)

-Anna Murphy
(vielle à roue+flûte+chant)

-Päde Kistler
(cornemuse+flûte)

-Ivo Henzi
(guitare)

-Siméon Koch
(guitare)

-Kay Brem
(basse)

-Merlin Sutter
(batterie)

TRACKLIST

1)Prologue
2)Helvetios
3)Luxtos
4)Home

5)Santonian Shores
6)Scorched Earth
7)Meet the Enemy
8)Neverland
9)A Rose for Epona
10)Havoc
11)The Uprising
12)Hope
13)The Siege
14)Alesia
15)Tullianum
16)Uxellodunon
17)Epilogue

DISCOGRAPHIE


Eluveitie - Helvetios
(2012) - folk melodeath - Label : Nuclear Blast



Deux ans après avoir sorti le peu transcendant Everything Remains (As It Never Was), les Suisses d'Eluveitie font leur retour avec un concept-album de dix-sept plages (!!) nommé Helvetios. Que ceux qui craignaient que ce nouvel opus ne manque cruellement d'inspiration (il faut bien l'avouer, le groupe est bon mais peine à se renouveler) se rassurent : Helvetios n'est ni une resucée de Slania ni de Everything Remains. C'est simplement un très bon album.

« On ne change pas une équipe qui gagne » ; voilà un principe qu'Eluveitie s'est toujours plu à suivre. Ainsi on retrouvera dans Helvetios les éléments qui ont fait le succès du groupe, et ce dès leurs débuts : Mélopées traditionnelles, instruments celtiques, guitares acérées et chant death... de ce côté-là, rien de nouveau chez les helvètes. Cependant, même si l'emballage reste le même que celui des albums précédents, le contenu a changé. Guidé par un concept intéressant (la bataille d'Alésia, ça ne vous dit rien ?), le groupe nous livre une galette inspirée, où - enfin ! - on a l'impression qu'aucun élément n'est laissé de côté et où - enfin encore ! - on a l'impression d'entendre du neuf.Cette sensation, on la doit sans doute à la diversité des compositions : Helvetios oscille entre tracks agressives et brutales ("Meet the Enemy", "The Siege"), moments celtico-symphoniques ("A Rose for Epona", "Alesia") et même... des interludes sans aucunes guitares (!) ("Scorched Earth", "Hope") et c'est cette variété qui permet à l'auditeur d'écouter l'album d'une traîte sans bâiller.
Cependant, le fait que l'album contienne autant de piste n'est pas sans risque : "Neverland" ressemble beaucoup à "Santionian Shores", qui lui ressemble beaucoup à "Uxellodunon". Quant à la variété de l'album, elle est également à double-tranchant car elle met en évidence les inégalités qui parsèment Helvetios : "Scorched Earth" passe mieux que "Hope", "Home" est plus prenant que "The Uprising"... bref, pas toujours simple de s'y retrouver.Malgré cette inégalité, il faut reconnaître que Helvetios a tout pour plaire : On y retrouve des vocalistes au sommet de leur forme (la voix sur "A Rose for Epona" est bluffante, remplie d'émotion sans jamais se montrer grinçante), un côté traditionnel / celtique efficace en diable (telle "Inis Mona", "Luxtos" donne envie de headbanger) qui parfois surgit alors qu'on ne s'y attendait plus (le pont de "The Siege", fantastique) et même une petite nouveauté : Des choeurs présents notamment sur "Alesia". Tout cela pour dire que - malgré les apparences - le groupe a su prendre des risques et les fondre dans le style qui a fait sa renommée. Ainsi malgré quelques mauvais moments (le refrain de "Neverland" ne prend pas. Vraiment pas), le résultat dépasse les attentes.


Avec Helvetios, nos helvètes favoris ne révolutionneront ni le monde du death, ni le monde du folk metal. Cependant, le groupe nous offre un nouvel opus d'une qualité tout à fait respectable, où la recherche de nouveauté se couple parfaitement avec le besoin de garder une ligne droite. Que ceux qui hésitaient à se le procurer soient rassurés : Helvetios est un bon album, de même qu'Eluveitie reste une valeur sûre.


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