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CHRONIQUE PAR ...

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Fromage Enrage
Cette chronique a été mise en ligne le 19 janvier 2015
Sa note : 16/20

LINE UP

-Guy Speranza
(chant)

-Mark Reale
(guitare)

-Rick Ventura
(guitare)

-Kip Leming
(basse)

-Sandy Slavin
(batterie)

TRACKLIST

1) Swords and Tequila
2) Fire Down Under

3) Feel the Same
4) Outlaw
5) Don't Bring Me Down
6) Don't Hold Back
7) Altar of the King
8) No Lies
9) Run for Your Life
10) Flashbacks

DISCOGRAPHIE

Rock City (1977)
Narita (1979)
Fire Down Under (1981)
Restless Breed (1982)
Born In America (1983)
Thundersteel (1988)
Immortal Soul (2011)

Riot - Fire Down Under
(1981) - hard rock / heavy metal - Label : Elektra



Allez, les gars, encore un petit effort. Le plus dur est derrière nous. Un dernier face-à-face avec cet épouvantable homme-phoque. Après quoi il reprendra forme humaine (Restless Breed) avant de disparaître. Putain, sans déconner, qui a eu l'idée d'une mascotte aussi affreuse ? Enfin bon, rassurez-vous : la qualité de Fire Down Under est inversement proportionnelle à la beauté de sa pochette.

Avec ce troisième album, Riot entame réellement sa mue. On quitte doucement le hard rock explosif et fougueux des deux premiers disques pour s'aventurer sur des terres plus purement heavy metal. Le riffing de la redoutable chanson-titre, les cavalcades de "Don't Hold Back", l'énergie de "Altar of the King"... sont autant de signes d'une évolution stylistique subtile mais bien présente. La musique du groupe est toujours aussi pêchue, mais elle se fait moins syncopée, plus dense et plus resserrée rythmiquement. En pleine émergence de la NWOBHM, Riot vit avec son temps et montre qu'il sait s'adapter et faire évoluer sa musique vers de nouveaux horizons. Le meilleur exemple de ce changement est le riff de l'implacable "Run for Your Life", qui n'aurait pas dépareillé sur un album de thrash. A noter aussi un merveilleux solo de Reale.

Cela dit, le groupe est loin de s'être encore complètement dépouillé de ses atours purement hard, et c'est encore là qu'il frappe le plus fort. "Swords and Tequila" est une ouverture d'album comme peu de groupes ont su en pondre. Riffs tranchants, refrain féroce, solo aux petits oignons, le titre est un classique instantané, une petite tempête d'énergie et de passion. Guy Speranza n'a jamais aussi bien chanté (c'est d'ailleurs son dernier album avec Riot), son timbre aigu et vigoureux est un vrai plaisir. Et que dire de "Outlaw", dont l'intro calme ferait croire à une ballade ? Que nenni, messire, on a affaire à une pure tuerie au refrain sans concession.

Fire Down Under n'est hélas, pas exempts de quelques points noirs. Le disque contient quelques fillers. Une petite poignée de titres moins inspirés qui font que l'album n'est pas tout à fait une claque du début jusqu'à la fin. "Feel the Same" n'est pas mauvaise, mais agace avec son refrain poussif. "Flashbacks" est une bizarrerie, un genre d'instrumental dissonnant enregistré en live. Ca fait un peu mal aux oreilles, et ce n'est pas du meilleur goût pour clore l'album. En-dehors de ces deux morceaux boiteux, il n'y a vraiment pas grand-chose à reprocher à l'album.

"Rock City" et "Narita" avaient laissé entrevoir tout le potentiel du groupe. Le voilà enfin à son maximum. Fire Down Under est un immense classique hard rock / heavy metal du début des 80s. Incontournable pour les fans du genre, il constitue aussi une excellente porte d'entrée en douceur vers le heavy metal. Ah, et pour l'homme-phoque ? On me souffle dans l'oreillette qu'il est de retour cette année, avec "Unleash the Fire"... et merde...



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