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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15.5/20

LINE UP

-Grim
(batterie)

-Infernus
(guitare+basse)

-Pest
(chant)

TRACKLIST

1)Revelation of Doom
2)Krig
3)Funeral Procession
4)Profetens Åpenbaring
5)Postludium
6)Ødeleggelse og Undergang
7)Blood Stains the Circle
8)The Rite of Infernal Invocation
9)The Devil Is Calling

DISCOGRAPHIE


Gorgoroth - Under the Sign of Hell
(1997) - black metal - Label : Malicious Records



Du true black des écoles, voilà ce que vous trouverez sur cette galette. Mais attention, pas du pov’ true sorti du fond d’une cave sans électricité et exécuté par des musiciens dénués de tout talent, non, du vrai, du bon, du bien fait true black. Gorgoroth c’est d’abord et avant tout la chose de son unique membre permanent, le guitariste Infernus. Il en est le seul compositeur et il faut avouer que l’homme a du talent. Il délivre des chansons tout à fait délectables comme "Krig" qui peut presque laisser transparaître une mélodie (presque hein !) ou alors "Funeral Procession", qui au travers d’un rythme apaisé (car Gorgoroth pratique aussi le blast beat) laisse entrapercevoir quelques beautés musicales.

Surpris n’est-ce pas ? Je le savais. Mais ce que je vous ai caché, c’est que true black donc son pourri. Ah ça oui, pour être nul il est nul le son. Batterie casserole, tout en étant supportable, guitare ultra saturée, basse inaudible sauf en de très rares occasions et chant… ben euh black. Chant qui par moment se fait incantatoire et pas black. Voilà c’était pour l’anecdote. En tout cas, l’album se révèle très solide, avec des compos d’une qualité générale largement supérieure à la moyenne. Les riffs trouvés sont désespérants comme ils se doivent et l’air de rien ils sont suffisamment diversifiés pour ne pas souffrir du syndrome « même chanson répétée neuf fois ».

Bon, qu’est-ce qu’on peut dire d’autre ? Bé que le chant est bon, et s’il reste dans les canons du genre, il ne souffre pas d’une banalité affligeante, bien au contraire. Aussi que les autres membres du groupe sont des personnalités de la scène norvégienne qui évoluent, évolueront ou ont évolué dans des groupes célèbres (Immortal pour le plus connu), mais qu’on ne sait pas qui c’est. Une sorte de all star band, mais pas un supergroupe puisque Infernus est le seul maître à bord (les changements incessants de line-up le prouvent). A noter que ce disque est relativement influencé par Dark Throne période Panzerfaust (sorti un an auparavant) tant au niveau du son que des compos mais aussi de la pochette, qui sont pas mal similaires. Cela se retrouve surtout par l’alternance de passages rapides, classiques donc, avec ces moments très lourds qui vous plaque le cerveau à terre.

Un mot sur "The Rite of Infernal Invocation" qui peut se considérer comme la meilleure offrande de l’album avec un riff d’ouverture exquis et qui lâche des changements de rythme fort délectables. Les roulements de double pédale se font alors puissants et la guitare procure de sacrées sensations, sans compter les petits effets apportés par les samples. Les trois dernières minutes étant une sorte de souffle peut-être un poil trop long quant on est pressé. Ma foi Under the Sign of Hell est un album fort bon, que tout amateur de black se doit d’essayer puisqu’il est garant d’une certaine idée du style et surtout il est écrit avec talent, intégrité et montre bien ce que pouvait représenter le black dans le milieu des années 90, période qui jusqu’à présent marque son apogée.


Un très bon choix pour true blacker.


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