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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 14/20

LINE UP

-Rikard Sjöblom
(chant+guitare+claviers)

-David Zackrisson
(guitare)

-Robert Hansen
(basse)

-Magnus Östgren
(batterie)

TRACKLIST

1)On The Verge Of Sanity
2)Sunrise
3)Afternoon Conversation
4)And Never Knew
5)Roulette
6)Dark Poet
7)Harmony
8)The Ungodly Slob
9)Year Of The Knife
10)Without You
11)Same Old Song

DISCOGRAPHIE


Beardfish - Sleeping In Traffic (Part One)
(2007) - rock prog - Label : Inside Out Music



Venant de Suède, Beardfish, comme tout bon groupe progressif qui se respecte, aime les longueurs. Du prog à l'ancienne, influencé par King Crimson, Gentle Giant, Emerson Lake And Palmer, Beardfish possède en son sein un chanteur talentueux. Un groupe de progressif qui se fait remarquer par son chanteur, plus que par les compétences techniques de ses musiciens, avouez que c'est suffisamment rare pour être souligné. Et comme souvent dans les groupes actuels s'essayant au prog « à l'ancienne », l'originalité est, par définition, totalement absente. Ah l'originalité, c'est le maître mot pour tous les amateurs de prog, le critère déterminant dans l'appréciation d'un disque !

Pourtant, Beardfish n'a pas d'autres prétentions que de faire passer un bon moment. Les belles mélodies sont distillées régulièrement, ici ou là, grâce à la qualité du chant et des chœurs (sur "And Never Know"), en plus des claviers « vintage » et des guitares « fripiennes » (du King Crimson première époque) sur les excellentes longues pièces "Sunrise" et "Roulette", ainsi que le très pop "Dark Poet" ou la magnifique ballade finale "Same Old Song (Sunset)", dont l'intensité va crescendo. Mais Beardfish n'échappe pas aux écueils du progressif et de ses traditionnels bavardages instrumentaux. On peut déplorer quelques longueurs à ce sujet tout au long du disque car, il faut bien le dire, Beardfish est meilleur dans les passages chantés que dans les passages instrumentaux.

Sans compter les références parfois un peu trop évidentes comme ce "Afternoon Conversation" sans grand intérêt, du sous-King Crimson période In The Wake Of Poseidon. Le chant de Rikard Sjöblom ressemble à s'y méprendre à un croisement entre Greg Lake et John Wetton. Même la batterie a le même son « roots » qu'à l'époque (même chose sur "Same Old Song (Sunset)"). Enfin, la proportion de longueurs est raisonnable encore, ce ne serait peut être pas la même chose si on devait se coltiner tout un double album comme ça (à voir avec le Sleeping In Traffic : Part Two). Pour l'instant, on s'en tiendra là. Reste à savoir si les amateurs du genre seront prêts à écouter un album pas original pour un sou, avec de bonnes mélodies, ou s’ils seront en quête d'une musique plus aventureuse et risquée.




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