Matos, Andre

Entretien avec Andre Matos (chant) - le 25 février 2008

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Cosmic Camel Clash

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Dupinguez

Une interview de




Matos,_Andre_20080225

Andre Matos a beau être content d'être à Paris, après plus de cinq heures d'interviews sa fatigue commence à prendre le pas sur son naturel jovial. En effet sa tournée européenne de showcases acoustiques afin de promouvoir Time To Be Free (chronique ici) a mine de rien pas mal attiré l'attention de la presse et des fans. De plus le Brésilien va rejouer en France pour la première fois depuis très longtemps le soir même (live-report ici), ce qui lui colle un peu le trac. C'est donc à un Andre moins détendu et plus sur la défensive que lors de notre premier entretien que je m'adresse, même si le vocaliste reste toujours aussi pro, agréable et communicatif. Moteur !


Cosmic Camel Clash : Quand je t'ai interviewé au Wacken il y a deux ans (interview ici) tu m'as annoncé le break de Shaaman et tu envisageais déjà de mettre en place ton projet solo. Time To Be Free est depui sorti sous ton nom, mais tu présentes ta formation comme un vrai groupe. Au final s'agit-il d'un album solo un d'un nouveau groupe ?

Andre Matos : Il s'agit de mon album solo joué par mon nouveau groupe. Ca m'a pris longtemps pour me décider à ce sujet, et pour être honnête je préfère ne pas appeler ça un projet mais un groupe. Déjà parce que j'aime travailler en collaboration avec d'autres personnes, et de plus il m'apparaît juste de parler d'un groupe vu que les gens qui ont composé l'album sont les mêmes qui l'ont enregistré et qui seront sur scène. Il y a beaucoup de groupes dont le nom est celui de leur leader, comme Bon Jovi, Van Halen, Ozzy Osbourne, Dio... c'est assez commun et ça ne signifie pas que les autres musiciens vont être oubliés ou cachés. Par exemple chez Ozzy les musiciens ont toujours été mis en avant, il a révélé beaucoup de grands talents... et c'est comme ça que j'aimerais travailler : donner leur importance aux musiciens et travailler réellement ensemble, les laisser m'aider. J'aime échanger des idées, des expériences et des opinions, et je pense que ça rend le résultat plus riche que si je fonctionnais seul et que j'imposais toutes mes idées aux autres sur un mode « voilà à quoi ça doit ressembler, maintenant ferme-la et joue ». Je ne veux pas me sentir en position de boss, de tyran, de dictateur... je n'ai pas besoin que ça fonctionne comme ça, et je n'ai pas ce type de besoin au niveau de l'ego. Être le frontman et avoir le dernier mot sur la manière dont les choses vont fonctionner ça me suffit, et travailler dans ce type d'environnement rend le tout plus facile.

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Cosmic Camel Clash : Le titre de l'album signifie-t-il que tu n'étais pas libre auparavant ?

Andre Matos : En fait j'étais libre dans certaines circonstances auparavant. J'ai toujours fait ce que j'ai voulu, ce que j'avais à l'esprit... ce n'est pas comme si quelqu'un m'avait jamais interdit de faire ce que j'avais en tête. Mais je n'étais plus libre à partir du moment où les choses ont commencé à mal se passer dans mes groupes précédents, ce qui m'a obligé à prendre des décisions drastiques comme quitter le groupe, ou le faire splitter, etc. Ca m'est arrivé un certain nombre de fois et ce n'était pas quelque chose que j'avais voulu... mais quand il n'y a pas d'autre choix, c'est la seule solution pour pouvoir se redécouvrir et trouver une nouvelle force afin de continuer, retrouver une nouvelle créativité. Car ce genre de choses affectent vraiment le processus créatif. Mais ça ce n'est que la première conclusion qui peut venir à l'esprit de quelqu'un à propos de ce titre d'album, que je me sois libéré des entraves passées et que je sois capable de faire ce que je veux. Mais bon, je ne vais pas me mettre à la techno aujourd'hui : j'ai construit mon nom sur un certain univers musical et je vais y rester fidèle. C'est juste que maintenant je suis à même de rassembler tout ce qu'il y a de meilleur en moi, embrasser mes meilleures influences et les mélanger à ma situation actuelle et ma vision de la musique qui est tournée vers l'avenir. Mais en fait il y a un autre sens derrière le titre : il traite du fait que chacun d'entre nous devrait rechercher la liberté. Tout le monde la recherche déjà tout le temps et à tout prix bien sûr, mais nous devrions plus rechercher la liberté en nous. La plupart des gens recherchent la liberté à l'extérieur, qu'il s'agissent de biens matériels ou d'aller ailleurs... au lieu de la chercher en eux-mêmes. Je parle de valeurs humaines fondamentales et basiques que nous avons commencé à oublier à cause de la vitesse onmiprésente dans notre monde actuel. Tout va trop vite, tout est virtuel, et si d'un côté la technologie est une bonne chose et se révèle pratique, de l'autre il y a un grand vide : le côté humain. Parfois on est très ami avec une personne qu'on a rencontré via le Net en Australie, et on ne sait pas qui est son voisin. Et ça pourrait être dangereux car nous ne devons pas perdre de vue que nous vivons ensemble et nous devons garder à l'esprit quelle est notre situation dans ce monde. La planète Terre se plaint déjà de tout ça, et nous devrions ouvrir les yeux. En résumé la liberté n'est pas quelque chose que l'on peut trouver à l'extérieur, il faut d'abord être en paix avec soi. C'est le message du titre, et je pense que la musique est l'arme la plus puissante, l'outil le plus approprié pour guider les gens dans cette quête, je pense qu'elle fait réfléchir les gens un peu plus profondément à propos de conflits intérieurs fondamentaux.

Cosmic Camel Clash : C'est intéressant : j'ai récemment interviewé le groupe de folk-metal Korpiklaani (interview ici) et ils m'ont tenu un discours similaire. Leur moyen de réagir à cette perte de l'humain est d'intégrer des mélodies folk traditionnelles afin que les gens gardent conscience de leurs racines (Andre acquiesce, visiblement d'accord avec la démarche). Quel est le moyen musical que tu utilises pour parvenir au même objectif ?

Andre Matos : Avant tout, les paroles. Je pense que les paroles jouent un rôle important et je prends beaucoup de temps pour les écrire car je veux qu'elles soient porteuses de sens. Et j'utilise des éléments folk aussi... mais surtout la musique classique. Je pense que le classique a engendré toute la musique que l'on peut écouter de nos jours, et que ce genre est donc toujours susceptible de toucher les gens très profondément. Je pense que la fonction de la musique a toujours été quelque chose de ce genre : emporter les gens loin de la futilité du quotidien pour les amener à méditer, à penser de manière plus poussée à des sujets plus profonds.
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Cosmic Camel Clash : Considères-tu le « groupe » Andre Matos comme un point d'arrivée, ou comme une étape avant que tu ne refasses partie d'une autre formation ?

Andre Matos : Non non... le groupe Andre Matos ne peut pas splitter... sauf si je me suicidais, mais ce n'est pas prévu au programme pour l'instant (rires). Et même si un jour, imaginons... si j'étais invité à chanter dans un gros groupe ou quelque chose de ce genre, je ne quitterais jamais ma carrière solo. Ça m'a pris longtemps pour décider de m'y lancer, pour en arriver à ce point... pouvoir désormais vivre cette nouvelle expérience est un cadeau. Il y a un potentiel qui ne demande qu'à être développé de plus en plus, et c'est clairement mon activité prioritaire.

Cosmic Camel Clash : Certains de tes musiciens sont connus (ndCCC : on retrouve Luis Mariutti d'Angra et Shamaan à la basse ainsi que son frère Hugo de Shaaman à la guitare). Comment as-tu rencontré les nouveaux, notamment Eloy Casagrande à la batterie ?

Andre Matos : Comme tu le dis certains de mes musiciens sont assez connus, et le guitariste Andre Hernandez avait joué dans la première mouture d'Angra donc le seul musicien avec qui je n'avais pas travaillé est le batteur. Mais Eloy était déjà très connu sur la scène musicale brésilienne à cause de son âge car il est très jeune, il a seize ans. Il a gagné le premier prix dans un concours international de batterie ayant eu lieu aux Etats-Unis il y a deux ans : il a été nommé meilleur batteur des Amériques et il n'avait que quatorze ans. Maintenant qu'il a seize ans il est plus mûr dans son jeu, et quand je l'ai vu jouer je n'ai eu aucun doute, ça devait être lui... mais de l'autre côté j'étais un peu sceptique concernant le décalage entre lui et les autres membres du groupe qui sont bien plus vieux. J'avais des doutes au début à ce sujet mais au final il n'y a eu aucun problème : il a la tête sur les épaules, il est très lucide, pas du tout arrogant. Il me semble être quelqu'un ayant réellement envie d'apprendre, et c'est un musicien très spécial. Pour lui c'est une occasion en or : il a la chance de pouvoir jouer avec des musiciens plus expérimentés et il en retire beaucoup. Mais ça a aussi été important pour nous car il a apporté du sang frais au groupe, un surplus d'énergie. En d'autres termes, quand il joue des chansons comme "Carry On" par exemple il les joue beaucoup plus vite que le tempo auquel nous avions l'habitude de les jouer et nous devons nous accrocher pour le suivre... ce qui est bien.

Cosmic Camel Clash : Pourquoi avoir choisi de revenir à un line-up avec deux guitares (ndCCC : Hugo Mariutti était le seul guitariste dans Shaaman) ?

Andre Matos : Parce que ça donne plus de possibilités pour les arrangements, et nous les travaillons énormément car nos deux guitaristes jouent des parties différentes en même temps. Et ça nous permet également de mieux interpréter les classiques de ma carrière, qu'il s'agisse de chansons de Viper ou d'Angra ou il y avait deux guitares... voilà.

PhotoCosmic Camel Clash : On trouve deux titres plus longs que les autres sur l'album, le premier étant "Time To Be Free" où on retrouve me semble-t-il un feeling proche de Pink Floyd, en particulier au niveau des sonorités (Andre acquiesce). C'est une influence majeure pour toi ?

Andre Matos : Je ne dirais pas qu'il s'agit d'une influence majeure, mais c'est un des groupes que j'admire le plus. On ne trouve pas beaucoup de Pink Floyd dans ma musique, mais je pense qu'il s'agit d'un des groupes les plus parfaits de l'histoire. Et ce n'est qu'aujourd'hui, après de nombreuses années, que je pense être à même de comprendre ce qu'ils proposaient. Quand j'étais plus jeune je trouvais ça trop lent, trop ennuyeux parfois, et maintenant je pense être assez mûr pour comprendre leur musique, et wow ! Ce qu'ils ont fait est tellement incroyable, ça dépasse le cadre de la musique rock, ça va au-delà, c'est de l'art.


Cosmic Camel Clash : Et y'a-t-il d'autres influences insoupçonnées que tu n'as pas encore fait ressortir et que nous pourrons découvrir dans des albums futurs ?

Andre Matos : Probablement... c'est risqué de donner des noms maintenant, mais c'est cool que tu en aies déjà perçu une partie. Je resterai toujours fidèle à mes éléments d'origine comme le classique, le folk, la musique tribale et le métal qui est une de mes plus grandes passions... mais à côté de ça je pense que je continuerai toujours à expérimenter. Je suis toujours à la recherche d'originalité, c'est une question d'honneur pour moi : si je ne fais pas quelque chose de vraiment original... c'est dur de s'y tenir mais j'essaie sans cesse de le faire et de me maintenir ce but. Des groupes comme Pink Floyd sont vraiment très riches musicalement et j'espère que je pourrai toujours faire quelques références à des géants comme eux ou Deep Purple, etc.

Cosmic Camel Clash : L'autre titre plus long que le reste est "A New Moonlight", qui est une adaptation de la Sonate Au Clair de Lune. Tu avais déjà adapté cette pièce avec Viper, pourquoi le refaire aujourd'hui ?

Andre Matos : La version de la sonate que j'avais faite pour Viper est la toute première chanson que j'ai composée dans ma vie, et aujourd'hui pour mon premier album solo je voulais l'y retrouver. Mais je n'allais pas la faire de la même manière que la première fois, donc c'est passé par une longue discussion avec mon producteur Roy Z sur la manière dont nous devions l'attaquer. Elle est plus chargée d'émotion aujourd'hui qu'hier : j'ai dû me retourner sur mon passé, me pencher à nouveau sur cette version que j'avais faite quand j'avais dix-sept ans puis retraverser toutes les années écoulées depuis pour redécouvrir la personne que je suis devenue aujourd'hui. C'est comme si j'avais commencé à rédiger un livre et que j'étais enfin capable d'en écrire le chapitre final. C'est pour ça que j'ai rajouté des paroles et des parties supplémentaires, et au final c'est presque devenu une nouvelle chanson. C'est comme ça que tout avait commencé à l'époque, y compris ma passion pour la musique classique...

Cosmic Camel Clash : En parlant de ta passion pour le classique, te vois-tu composer un jour un album entièrement symphonique ?

Andre Matos : Oui. C'est un projet à long terme, mais un jour... c'est un rêve que je voudrais réaliser également. Ce serait un honneur pour moi de sortir un album sous mon nom avec une atmosphère complètement différente et orchestrale... mais peut-être que j'y incluerais le groupe également. J'ai participé à l'opera-rock Tommy il y a quelques temps, je tenais le rôle principal et c'était très intéressant car l'orchestre symphonique et le chœur jouaient avec un groupe de rock. J'ai aimé le résultat de cette mixture, donc mon groupe sera probablement de la partie.

Cosmic Camel Clash : Que penses-tu des albums proposant ce type de collaboration qui sont déjà sortis ? Il y a eu les albums live de Scorpions, Deep Purple et Metallica...

Andre Matos : Le Deep Purple est bon, le Scorpions n'est pas mal mais je n'aime pas le Metallica. Je pense que les arrangements (ndCCC: de feu Michael Kamen) auraient pu être bien mieux réalisés : ils se résument à quelques accords tenus et ne jouent pas un rôle décisif, le résultat aurait été le même s'ils avaient loué les services d'un claviériste qui aurait incorporé des samples et joué des accords par-dessus la musique du groupe. Il ne s'agissait pas d'un vrai travail d'orchestration détaillé, et ça m'a manqué sur cet album.
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Cosmic Camel Clash : Il m'a semblé que l'ambiance générale de Time To Be Free se situait à mi-chemin entre Ritual de Shaaman pour le côté symphonique sombre et celui de son successeur Reason pour le côté heavy-metal direct. C'est ce que tu voulais obtenir, un mélange de ces deux albums ?

Andre Matos : Je pense que je voulais aller un peu plus loin que ça... avec cet album je voulais faire un résumé du meilleur de mon histoire, de Viper à Shaaman en passant par Angra et Virgo. Donc je pense qu'on peut trouver un peu de tout ça dans cet album : c'est amusant que tu me parles de Shaaman car d'autres m'ont dit qu'il leur rappelait directement Holy Land et Angels Cry. Ça dépend du point de vue et de quelles chansons on parle : il y a des chansons plus agressives comme "Rio" qui sont plus dans l'atmosphère Shaaman, il y a des chansons comme "Time To Be Free" qui se rapprochent plus d'Angra, "How Long" pourrait être une chanson de Viper... Je pense que c'est très varié et j'ai tenté d'utiliser mon passé comme une influence pour cet album, mais de ne jamais copier ou imiter ce que j'ai fait auparavant car ça aurait été très mauvais. J'essaye toujours de produire quelque chose de frais et de nouveau, mais je pense qu'il est honnête de ma part de représenter mon passé sur cet album, y compris à l'intention de ceux qui ne le connaissent pas.

Cosmic Camel Clash : Tu effectue une mini-tournée de showcases acoustiques en ce moment, quand pourrons-nous te voir donner un concert en formation complète ?

Andre Matos : Cette tournée est un genre de mise en bouche pour les gens, ainsi que pour nous-mêmes car je suis très impatient de retrouver le public français, ça va être très cool. Il ne s'agit pas que de la France : nous allons aussi donner ce genre de concert en Grèce, Italie et Allemagne. J'ai l'impression d'avoir beaucoup de chance : j'ai un bon label en Europe (ndCCC : SPV, qui compte des groupes comme Iced Earth), les chroniques de l'album sont très bonnes... bien évidemment je m'attendais à de bonnes réactions en France, mais il y a des pays comme l'Angleterre ou l'Allemagne qui ont des réactions très positives à mon travail pour la toute première fois et ça me rend très heureux. Si nous sommes reconnus dans toute l'Europe c'est un bon signe, et ça nous offre la possibilité d'y revenir très bientôt pour une tournée européenne solide. Il y avait quelques plans concernant une venue en Europe avant l'été, mais peut-être que nous allons essayer d'y faire quelques festivals d'été pour revenir plus tard et effectuer une vraie grosse tournée sur la totalité du continent. J'aimerais refaire ce que nous avions fait avec Angra, c'est-à-dire ne pas nous limiter à un ou deux concerts mais jouer plusieurs shows partout dans le pays, du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest. Ça serait une bonne chose et je suis quasiment certain que ça marcherait, car maintenant que je suis revenu, que j'ai repris des contacts, etc... j'ai remarqué que la plupart des gens n'ont pas oublié cette époque (ndCCC : j'acquiesce vigoureusement). Les gens ne m'ont pas oublié, j'en suis très heureux, et de mon côté je n'ai rien oublié non plus. J'ai de très beaux souvenirs et j'ai hâte de les faire revivre avec ce nouveau disque et cette nouvelle période. J'espère partager ce disque avec le public français de la meilleure manière possible, c'est-à-dire en live.

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Cosmic Camel Clash : Tu as fait partie de trois groupes, et dans ces trois cas les choses se sont terminées plutôt mal, avec des groupes qui ont continué malgré un line-up complètement remanié. J'ai d'ailleurs été très surpris d'apprendre que Shaaman n'avait pas réellement splitté mais continuait avec le même batteur et trois nouveaux membres...

Andre Matos : ... (froid) ça m'a surpris aussi...

Cosmic Camel Clash : ... donc j'aimerais une réponse honnête : penses-tu qu'il y a une malédiction Andre Matos ? S'agissait-il à chaque fois de malchance, ou es-tu en partie responsable de ce qui s'est passé ?

Andre Matos : (rire jaune) S'il y a une malédiction, elle est due au fait que j'essaye toujours de faire les choses à la perfection. Si dimension mystique il y a, c'est en plus. Personnellement j'attribue ces évènements à mon perfectionnisme. Je ne suis pas quelqu'un qui cherche les ennuis ni quelqu'un avec qui il est particulièrement difficile de travailler, tu peux demander aux membres de mon groupe qui ont continué avec moi, ils te le diront. Ce sont des gens qui cherchent à progresser, et c'est mon cas aussi. Je ne parle pas de célébrité ou d'argent, je parle de musique. Je veux aller plus loin, être original, faire de nouvelles choses, ouvrir les yeux des gens, leur ouvrir des portes pour aider tout le monde et également être aidé de tous. Je veux être aux côtés des gens. Donc quand quelqu'un d'autre n'a pas le même objectif, alors il est assez difficile de continuer à travailler ensemble. Je considère ces objectifs comme nobles, ce sont des choses que je me suis imposées depuis le tout début de ma carrière, quand j'étais encore jeune. Je me suis dit « je veux être un vrai musicien », et c'est ce que je cherche encore à être aujourd'hui. C'est probablement la raison pour laquelle j'ai traversé les choses que j'ai traversées durant ma vie, mais c'est aussi la raison pour laquelle je suis de retour ici. Je n'ai pas de regrets concernant les décisions que j'ai pu prendre par le passé, et si d'autres personnes ne les ont pas comprises, et ont préféré faire les choses à leur façon, je leur souhaite bonne chance. Mais c'est tout ce que je peux dire, car je suis beaucoup plus intéressé par le fait de suivre mon propre chemin et de continuer à poursuivre les objectifs que je me suis fixés au début de ma vie.



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