CHRONIQUE PAR ...

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Dupinguez
le 29 août 2008




SETLIST

Twisted Mind
The Scarecrow (Lande)
Another Angel Down (Lande)
Prelude
Reach Out for the Light (Matos)
The Story Ain't Over (Catley)
Shelter from the Rain (Matos)
Lost in Space
Avantasia
Serpents in Paradise (Lande)
Promised Land (Lande)

Rappels :

The Toy Master
Farewell (Sommerville)
Sign of the Cross/The Seven Angels (Lande/Matos/Catley)

AFFILIÉ

Avantasia
Hellfest (Clisson)
(21 juin 2013)
Paris - Olympia
(10 avril 2019)

01 août 2008 - Wacken


Avantasia_Wacken_20080801

En voilà un évènement : Avantasia en live. Quand on sait que sur album, ça donne du metal-opéra conceptuel avec pléthore de guests, on se demande comment Tobias Sammet, tête pensante du projet, a bien pu avoir la folle idée d’essayer de nous faire un concert avec ça. Et pourtant, le lutin allemand s’offre cet été une petite tournée des festivals. Et vu le succès rencontré, annoncé à grands coups de top 50 et autres charts, c’est fort logiquement en tête d’affiche de ce vendredi que se produit tout ce petit monde.

Car vous vous en doutez bien, Tobi a mis la main à la patte pour rameuter ses petits copains et rendre justice aux albums studios. C’est pourtant seul au micro qu’il ouvre le concert par l’opener de The Scarecrow : "Twisted Mind". On jette donc un coup d’œil curieux au line-up derrière, et on constate qu’il y a du fort beau monde : Oliver Hartmann et Sascha Paeth aux guitares, Miro aux claviers, Felix Bohnke à la batterie, Robert Hunecke-Rizzo à la basse et deux choristes féminines, dont le célèbre coach vocal Amanda Sommerville. Sachant que tout ce beau monde ou presque est équipé d’un micro pour assurer les backing vocals, les refrains sont ultra-massifs et n’ont rien à envier à leur penchant studio. Mais après cette sympathique mise en bouche, les choses sérieuses commencent vraiment avec le morceau-titre fleuve du dernier album, "The Scarecrow". Comme sur album, c’est le sémillant Jorn Lande qui vient donner la réplique à Tobias. Manipulation fourbe de l’allemand pour garder la vedette ou problème technique fâcheux, on n’entend malheureusement pas du tout la voix du norvégien, ce qui laisse certains couplets vides et provoque la furia du public. Devant la mécompréhension de Tobias Sammet, on s’imagine que les retours doivent parfaitement fonctionner. Celui-ci n’a pas dû comprendre non plus quand, en fin de morceau, le micro s’est soudainement remis en route en plein milieu d’une phrase, ce qui a eu pour effet de faire beugler simultanément 80000 personnes a un moment pourtant assez impromptu.

Malheureusement, le problème technique n’est pas encore tout à fait réglé, et Matos subira le même traitement pendant "Reach Out for the Light". Seul Bob Catley a pu en trouver un en bon état, pour nous offrir une version sympathique de "The Story Ain’t Over". Mais qu’importe, avec tout ce beau monde sur scène, le spectacle est évidemment assuré : ça pose dans tous les sens, ça se la pète outre mesure, ça court de partout, Tobias hallucine (ou fait semblant, c’est selon) devant cette mer de bras levés… On a presque l’impression d’assister à une comédie musicale tant il y a des acteurs qui s’ignorent sur scène. Tobi ira même jusqu’à se moquer des gestes bizarres de Bob Catley en l’imitant de manière douteuse, preuve de la bonne ambiance qui règne sur scène comme dans le public. Les titres speeds ("Reach Out for the Light", "Shelter from the Rain") succèdent aux mid-tempos ("Avantasia") et aux ballades ("The Story Ain’t Over"), le temps passe et… nous voilà déjà aux rappels. Ceux-ci commenceront d’ailleurs de la même manière que le concert, à savoir par un morceau interprété par Tobias seul au micro. Dommage, quand on sait que dans certains autres festivals, Kai Hansen l’accompagnait. Mais qu’importe, la bien nommée "Farewell" voit Amanda quitter son promontoire d’arrière-scène pour aller partager le micro avant le final constitué d’un medley constitué du tube "Sign of the Cross" et du final de "The Seven Angels", première piste de The Metal Opera pt II. Tout le monde est à la fête, tout le monde chante, tout le monde saute, tout le monde est content.


Car bien sûr, on pourrait critiquer le concert sur de nombreux points : une setlist pas assez équilibrée et trop basée sur le dernier album, sachant qu’un tel évènement n’arrivera probablement plus jamais, des problèmes de sons récurrents… Mais les faits sont là : ce concert a rempli son contrat en refilant la banane au public. Le public ne s’y trompe d’ailleurs pas en acclamant Tobias comme il se doit, ce petit allemand devenu grand.


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