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CHRONIQUE PAR ...

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Djentleman
Cette chronique a été mise en ligne le 05 avril 2023
Sa note : 13/20

LINE UP

-Lorenz Wenzu Joyce
(chant)

-Digby
(chant)

-Keith "Lockstock" Falzon
(chant+claviers+programmation)

-David "Dave" Depasquale
(guitare)

-Anthony
(guitare)

-Paul Gafa
(basse)

-Steve "Cannibaal" Muscat
(batterie)

TRACKLIST

1) Fuck You Thought
2) Everything Is Dead
3) Fear Itself
4) Puke
5) High On Corpses
6) Derailed
7) One For The Road
8) Bound To The Underground

DISCOGRAPHIE

ClubMurder (2017)

ClubMurder - ClubMurder
(2017) - death metal fusion metalcore electro - Label : Autoproduction



Je vous connais chers lecteurs, l’été arrivant à grand pas, vous commencez déjà à réfléchir à moult projets de vacances. Loin de me considérer comme un guide touristique de renom, permettez-moi de vous suggérer une minuscule proposition. Que diriez-vous d’un voyage ClubMed à Malte ? Comment ça le ClubMed c'est pour les vieux ? Alors laissez-moi vous proposer la compagnie ClubMurder.

Je perçois d’ores et déjà sur vos visages une expression mitigée. Serait-ce dû à la fugacité de la durée de ce voyage de vingt-neuf minutes ? Ou au nom pour le moins antipathique et rebutant de la compagnie ? À moins que ça ne soit la popularité de cette dernière . . . Il est vrai que, quand on parle de Malte, il vient plutôt à l’esprit les réputés Abysmal Torment et Beheaded. Et cela est compréhensible au vu de leur longévité et donc de leur expérience (création en 2000 pour le premier, en 1991 pour le deuxième). Et pourtant, mine de rien, ClubMurder existe tout de même depuis 2007. Il ne s’agit donc pas de nouveaux venus dans le circuit. Mais leur seul voyage organisé eut lieu en 2009, par l’intermédiaire de …Where Everybody Dies, d’une qualité plus que médiocre à l’époque. Ils ont donc attendu huit longues années avant de préparer un voyage modernisé.
Place donc à cette croisière éponyme au travers des huit îles constituant l’archipel du plus petit état de l’Union Européenne. Sachez avant toute chose, que la moitié de ces îlots est inhabitée ce qui enlève d’emblée un fort intérêt pour les îles "Fuck You Thought", "Puke", "High On Corpses", et "Bound To The Underground". Totalement dénuées d’intérêt ? Jugement sévère certes, car fallacieux, mais il faut admettre que ces quatre morceaux de terre se ressemblent fortement et le fait d’en visiter une, épargne sans mal l’exploration des trois autres. Retenez simplement que la grande majorité de la composition de ce quartet est d’origine « deathcorique » avec une large influence Rage Against The Machine. Mais le résultat mal absorbé et maladroit donne un paysage amoindri et appauvri.
Économisez-vous donc pour l’autre quatuor, habité pour sa part. Et c’est peut-être ce côté qui change tout. Plus de présence, cela donne plus d’ambiance, plus de chaleur, de groove. Sans pour autant évacuer leur côté fusion caractéristique, ces bouts de terre sont mieux agencés, plus plaisants à voir et à écouter. Sans tomber dans le « splendidement grandiose », on sent une volonté de se démarquer et créer une véritable identité culturelle, malgré l’utilisation du langage des colons anglais et non de l’idiome local, en l’occurrence le maltais, étonnante mixture d’arabe et d’italien, comme a pu l’expérimenter Beheaded. Difficile de leur en vouloir, ne serait-ce que pour se faire connaître à l’international, tant leur fraîcheur candide et naturelle fait plaisir à écouter. Un deathcore groovy énergique, parfois lourd, dans lequel on vient inclure çà et là d’infimes éléments électro, et un chant rappé sur lequel Hacktivist ne cracherait pas, franchement, ça change des autres compagnies de la république insulaire qui nous martèlent le crâne à coup de brutal death.


Sortir des sentiers battus et rebattus, c’est ce que nous propose ClubMurder, avec cet album éponyme, le deuxième à leur actif, d’une qualité infiniment meilleure que le premier opus. N’allez tout de même pas croire que vous tomberez là sur LE voyage de vos rêves. Mais si vous en avez marre d’utiliser des compagnies américaines et des destinations de l’Europe centrale, testez cette curiosité, ne serait-ce qu’une fois dans votre vie, pour pouvoir raconter cette expérience à votre descendance.



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