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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 01 juin 2021
Sa note : 12/20

LINE UP

-Skadwaz
(chant+guitare)

-H.
(basse)

-N.K.
(batterie)

A participé à l'enregistrement :

-Skandaz
(chant)

TRACKLIST

1) ᚦᚢᚱᛋ
2) Goða Dólgr
3) Rise of Níðhöggr
4) Wargoz
5) Forged by Fire
6) Peruns Extinction
7) The Nothing
8) ᛣᛣᛣ

DISCOGRAPHIE

Þurisabloþa (2020)

Urfeind - Þurisabloþa
(2020) - black metal - Label : Vamamarga Conjurations



Alors pour une fois, on va se la faire pépère et se contenter de copier ce que disent les autres, en l’occurrence les membres d'Urfeind eux-mêmes, pour définir leur musique : « Urfeind is a militant and anti-cosmic Black Metal project with a strong devotion to the thursian path. » « Thursian Path » me dites ? Voici donc : « Thurs is a name for the giants in Norse mythology. » Loki est un de ces géants. Bon en bref, il y a de la magie et de la mythologie. Et pour info complémentaire, Þurisabloþa signifie le sang des Thurs. Bien, une belle intro que voilà.

Intro qui débouche logiquement sur un développement. Urfeind (pour l’anecdote, le groupe n’avait pas de nom de 2015 à 2017), qui signifie « arch enemy » donc « ennemi juré » dans notre bonne vieille langue, fait du black metal, c’est dit. Et il en fait une forme pas spécialement originale, mais globalement très pure. S’appuyant sur des mélodies évidentes - l’obédience finlandaise relativement à la mode en ce moment est manifeste - la troupe dont seul le membre fondateur Skadwaz est permanent (le reste du personnel ne servant a priori qu’à enregistrer les albums) s’échine à balancer un black metal sans fioriture et allant droit au but. Elle se base se faisant sur un socle de blasts beat régulièrement agrémentés de variations et un chant pour le coup plus singulier, oscillant entre le raclé propre au genre et la plainte sortie du fond des entrailles. L’égosillement fabrique ainsi une enveloppe sonore qui se détache de la masse des sorties.
Sont-ce là les seules caractéristiques des amis anti-cosmiques ? Le son. Car si le chant provoque quelques émois, le reste de la production, bien que parfaitement froide, sonne assez creuse avec en point d’orgue une batterie inoffensive, totalement dépourvue de coffre, si bien que les blasts en perdent presque leur but : l’agression. Les guitares sont à l’avenant, sonnant synthétiques ce qui n’est pas du meilleur effet dans un style s’entichant remarquablement bien des sons organiques. Néanmoins, ne nous arrêtons pas sur ces basses considérations techniques pour plonger un peu plus dans les compositions. Comme déjà dit, la mélodie y occupe une place prépondérante. Il faut ajouter à cela une propension forte à vouloir exprimer une puissante nostalgie via certains riffs ou… non pas soli, ce n’est pas le terme correct, mais disons leads faisant penser à Mystic Forest, le très décédé groupe français. En ressort une certaine personnalité.


Mais ces menues réussites ne suffisent pas à créer un ensemble fort et marquant. Urfeind souffre d’un manque de profondeur évident malgré ses traits de personnalité. Les mélodies sont efficaces et l’attachement à la pureté du black l’honore. Pourtant, il en faut plus pour s’affirmer dans les esprits.





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