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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 01 juin 2021
Sa note : 17/20

LINE UP

-Roger Alan "Rozz Williams" Painter
(chant)

-Richard Francis "Rikk" Agnew, Jr.
(guitare)

-James McGearty
(basse)

-George Belanger
(batterie)

TRACKLIST

1) Cavity - First Communion
2) Figurative Theatre
3) Burnt Offerings
4) Mysterium Iniquitatis
5) Dream For Mother
6) Stairs - Uncertain Journey
7) Spiritual Cramp
8) Romeo's Distress
9) Resurrection - Sixth Communion
10) Prayer

Bonus tracks (Deathwish (EP)) :

11) Deathwish
12) Romeo's Distress
13) Dogs
14) Desperate Hell
15) Spiritual Cramp
16) Cavity

DISCOGRAPHIE


Christian Death - Only Theatre of Pain
(1982) - gothique deathrock - Label : Frontier Records



-Hééé, pssst ! Monsieur le punky! Venez par ici un instant !
Le punk californien tourna la tête. Appuyée contre un mur, adoptant une pose lascive, une silhouette le désignait du doigt. On aurait dit une femme - quoique… - à tête de corbeau.
-Allez, quoi… ça sera juste une minute… Et vous ne le regretterez pas…
Le garçon à crête commit alors une grave erreur. Ou la plus belle chose jamais faite, selon les goûts. Il s’approcha. Il se laissa séduire par la créature. Et de leur copulation naquit la Bête.


La Bête ressemble plus à sa mère qu’à son père, mais tout de même. Les riffs bien agressifs de "Figurative Theatre" ou du cultissime "Deathwish" sont la preuve que la Mort Chrétienne n’a pas totalement oublié qui est son géniteur. Normal, nous sommes en 1982 et le mouvement punk n’est pas (encore) dead. Mais avec Only Theater of Pain, on passe à autre chose. Batcave, deathrock, gothrock, appelez ça comme vous voulez, mais on passe à autre chose. Comme le dit le nom de l’album, on verse dans un histrionisme, un maniérisme délétère bien éloigné des habitudes rustaudes et braillardes des Dead Kennedys, pour rester dans la même zone. Inconstant, androgyne, satanique et décadent, le premier album du génial duo Rozz Williams / Rikk Agnew pose les bases du mouvement à venir. Un gros son de basse, des riffs se faisant parfois lourds, mais jamais trop, et de la dissonance confinant par moments au chaos ou au rock psyché, comme sur "Dogs", Christian Death fait bouger les lignes droites à grand coups d’invocations maléfiques (seuqifélam snoitacovni’d) et pond une merveille. La toute première merveille du genre ? Non. Bauhaus et Joy Division sont déjà passés par là, mais Christian Death joue dans un registre plus théâtral.
Rozz l’agité, auteur originel de cette manière de chanter-gémir pas absolument virile - cf. la fin de "Desperate Hell" sponsorisée par Marc Dorcel - n’est pas Ian Curtis. La sobriété ? C’est bon pour les Anglais et leur British carcan. Ici, nous sommes aux States, que diable ! Rozz se lâche, gesticule, invoque Satan, Lucifer, Dieu et tout ce qui passe pas loin de lui. Les compositions peuvent parfois partir dans tous les sens, et certains titres de cet inaugural Only Theatre of Pain sont bancals, voire pas bons. Mais, outre "Figurative Theatre" et "Deathwish", déjà cités, que d’excellents titres ! "Burnt Offerings" définit la ligne générale de Christian Death pour tous les albums suivants. L’inquiétant "Dreams for Mother" développé en deux temps, le rituélique "Stairs – Uncertain Journey" ou le presque sage "Romeo’s Distress", nombreux sont les titres faisant d’Only Theatre of Pain une fête d’un genre très spécial. Une fête à laquelle nous sommes conviés depuis bientôt quarante ans sans que nous nous en lassions.

-Mmm mon trésor, prends donc cette prune. Elle est vierge.
-Mais si elle était empoisonnée ? Si je meurs ?
-Si tu meurs, tu meurs.
1982. L’année de la folie. À Dublin comme en Californie. Virgin Prunes est peut-être encore un peu plus fou, Christian Death plus rock, et cet album inaugural reste un de leurs plus grands faits d’arme. Et Rozz le meilleur chanteur du genre. RIP.




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