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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 01 juin 2021
Sa note : 16/20

LINE UP

-Caranthir
(chant)

-Dominik Winter
(guitare+chant)

-Maximilian Stiefermann
(basse)

-Pelle
(batterie)

TRACKLIST

1) Im Nebel
2) Siegel, gebrochen
3) Schattenkönige
4) Kettenhund
5) Prometheus
6) Drums in the Deep
7) In den Grüften
8) Von den Sternen

DISCOGRAPHIE


Caradras - Schattenkönige
(2021) - black metal - Label : Black Sunset



Onze ans pour accoucher d’une première sortie, mazette ! Caradras appartient de fait à la caste des groupes aimant prendre leur temps. Pas au niveau d’un Duke Nukem Forever (dont on espère ne pas retrouver la qualité…), mais fort respectable. Et qui dit prise de temps, dit fignolage non ? Alors on espère et attend un premier effort nickel chrome !

Noir, vous avez dit noir ? Caradras l’Allemand se magnifie dans le black metal bien-aimé. Houspillant les autres genres du metal, il s’abandonne totalement dans… non attendez. Le vieux thrash/death des années quatre-vingts, vous en prendrez bien quelques relents. Dans cet habit, le groupe rappelle un voisin, Ascension, sur sa version la plus récente et controversée : Under Ether. Sortie puissamment ballzée parcheminée de guitares étonnamment grasses et d’une batterie se refusant à se lâcher totalement dans la vitesse, Schattenkönige semble s’en faire l’écho. Saupoudrez de réminiscences de Koldbrann période Nekrotisk Inkvisition, ainsi qu'au niveau vocal. Et en étant totalement aventureux, osons rappeler Ordo ad Chao, la très, très, très (très) opaque fulgurance de vous-savez-qui. Il n’en reprend pas l’inventivité tous azimuts toutefois.
Car l’album qui focalise notre attention est de facture classique. Il ne cherche pas à briller en société. Par contre, il veut porter haut le firmament noir. Frapper les esprits hantés de ceux qui déambulent sans but dans leur quotidien. Donner la pitance aux adorateurs de l’art glacé des contrées du nord. Dans cette optique réductrice, le quatuor s’épanouit totalement. Ayant un cadre parfaitement défini et adapté, ils lâchent les chevaux niveau composition. Souvent mid tempo, jamais écrasantes, les chansons fonctionnent toutes à merveille dans ce carcan. Les riffs simples et variés, la batterie ultra organique d’une pertinence sans faille dans ses rythmiques fracassent nos tympans avec grâce. S’il faut être lent pour alourdir le message, alors soyons-le. S’il faut au contraire monter en régime pour assiéger son auditoire, soit.
Cet équilibre constant entre les rythmes est probablement la marque de fabrique première de Schattenkönige. Ce ne serait bien sûr rien si elle n’était qu’accompagnée de chiasse constante en termes de compositions. Pour notre bonheur ce n’est pas le cas. Car les onze années écoulées l’ont bien été intelligemment à peaufiner tout ce qui pouvait l’être. Chaque accord semble être à sa place et, bien que le monde entier sache que le blackeux de base est un être simple voire simpliste, il est aux anges enfers et ça c'est bon pour tout le monde. Car la redite, la répétition ou la lassitude n’ont pas droit de cité. La richesse ne se décompte pas en accords mais bien dans la qualité de l’ambiance créée tout autant qu’au travers de cette valse des tempos. La maîtrise devient impressionnante pour proposer un monde monochromatique qui fera chavirer les cœurs ayant cessé de battre depuis longtemps.


Marché de niche que ce black metal trouble, chanté en allemand. Il masque sa multiplicité par des atours volontairement modestes. Une musique quasi humble qui remplit de joie le passionné de sombreur que je suis.





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