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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 01 août 2022
Sa note : 11/20

LINE UP

-Patrick "Pat" D. James
(chant)

-Joel Gregory Patton
(guitare)

-Jackson Smith
(basse)

-Jake Sproule
(batterie)

A participé à l'enregistrement :

-Daniel "Dan" Lowndes
(chant sur "Uncration")

TRACKLIST

1) Monolithic Extinction
2) That Which Becomes Death
3) Of Earth and Flesh
4) Concealed within the Soil
5) Uncration
6) Passages of Misery
7) Squalid Sanctum
8) Portal to Unhallowed Realms

DISCOGRAPHIE


Writhing - Of Earth and Flesh



Des personnes de la tête en bas viennent s’essayer au death metal. Ils clament apprécier les Cannibal Corpse, Morbid Angel et autres Incantation de ce monde putride. Association d’influences intéressante tant elle marie deux scènes, sinon diamétralement opposées, tout du moins rarement rapprochées dans une même entité. Voyons ce que ce Of Earth and Flesh a dans le bide. Avant éviscération.

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas menti sur les groupes qui leur ont donné envie de faire de la musique. De Cannibal Corpse ils ont repris le chant caverneux à la Chris Barnes. Et des riffs de-ci de-là. De Morbid Angel, principalement des riffs et parfois le rythme. De Incantation, cette tentation de verser dans une ambiance evil. La promo couche noir sur blanc Tomb Mold également. Étant donné que ce dernier est issu en droite ligne des deux pionniers susmentionnés, aucune surprise. Writhing fait bien du death metal, conclusion imparable. Plus de développement s’il vous plaît ? Ok, je m’exécute de bonne grâce pour votre santé mentale. Les Australiens ont le chic pour basculer en mode rouleau compresseur avec aisance. Et régularité. Voire haute fréquence.
S’ils ne souhaitent pas concourir sur le plan de la vitesse pure, les blasts pénibles, les roulements plombés de double grosse caisse sont monnaie d’échange à tous les râteliers. Les riffs défilent, variant entre des attaques franches plus à rappeler les cadavres cannibaux et des rythmiques moins binaires pour pencher vers les maîtres Morbid Angel. À chaque fois cependant, il faut retrancher une dose de maîtrise technique, il faut dire que le niveau initial figure dans le tout haut du panier. Writhing se la joue bon élève sans pouvoir se mesurer au top niveau. Le groupe s’en contente sans problème et dévoile sans honte des compositions systématiquement solides, d’une grande homogénéité tout le long de la livraison. Homogène également le chant qui vomit son flot de paroles repoussantes sans varier d’un iota.
Se dégage alors l'impression marquée d’une musique d’un bon niveau, toutefois grevée d’un manque patent de diversité. La dynamique de l’ensemble est globalement bloquée, accouchant d’un tout certes appréciable mais ne pouvant prétendre à une démarcation claire, ni de la concurrence, ni même des différentes chansons entre elles. C’est dommageable et dommage vu que le groupe fait pourtant des efforts pour varier les rythmes, n’hésitant pas à puiser du coffre dans le mid tempo. Las, ces efforts ne portent pas autant qu’espéré, la faute à une atmosphère incapable de s’échapper de sa cage épaisse. Une sorte de mélasse. Il faut dire que tout concourt à l’engluement. Des guitares bien grasses à la batterie matte en passant par ce chant trop platement branché dans les soubassements.


Of Earth and Flesh ou l’histoire connue du jeune groupe qui sait bien faire les choses mais trébuche au moment de se donner un élan de personnalité. Proche de ses sources, il n’arrive pas à décoller, empêtré qu’il est à se (dé)montrer gros et gras. Trop en fait. À réserver aux fans du style.





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