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CHRONIQUE PAR ...

132
Eudus
Cette chronique a été mise en ligne le 01 septembre 2022
Sa note : 13/20

LINE UP

-Sabine Edelsbacher
(chant)

-Arne "Lanvall" Stockhammer
(guitare+bouzouki+claviers+basse)

-Dominik Sebastian
(guitare)

-Stefan "Steven Hall" Gimpl
(basse)

-Johannes Jungreithmeier
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Erik Gunnar Mårtensson
(chant sur "The Bonding")

-Daniel Tomann-Eickhoff
(flûte sur "Savage Land")

TRACKLIST

1) At First Light
2) The Call Of Eden
3) Hall Of Shame
4) Savage Land
5) Somewhere Else But Here
6) Freedom Is A Roof Made Of Stars
7) Arcadia (The Great Escape)
8) The Road To Shangri-La
9) The Bonding (Part 2)

DISCOGRAPHIE

Shine (2004)
Dynamind (2019)
Shangri-La (2022)

Edenbridge - Shangri-La
(2022) - metal symphonique - Label : AFM Records



Et de onze, Shangri-La est déjà le onzième effort d’Edenbridge, digne représentant d’un metal mélodique un peu dépassé mais les Autrichiens peuvent se targuer d’avoir une fanbase fidèle, qui participe massivement aux campagnes de financement participatif à chaque nouvelle œuvre. Une fois de plus dans l’histoire récente de la formation, cette nouvelle partition délivre le strict minimum.

Précisons, si vous le voulez bien, que je suis un fidèle du groupe, c’est-à-dire que je suis avec attention, et depuis des années, la discographie des Autrichiens. Il faut ensuite être honnête, depuis le très (très) bon Solitaire (2010) le groupe n’arrive plus à délivrer un excellent album, même si The Great Momentum (2017) se défend bien. Ainsi à l’image de Dynamind, Shangri-La ne bouleverse pas l’ordre établi et se révèle assez bon, avec de chouettes moments quand d’autres sont plutôt fades. Ce qui sauve le combo emmené par Lanvall et Sabine c’est bien sûr ce savoir-faire, mélange de metal symphonique (à base d’orchestration imposante), de metal mélodique (on peut reprocher beaucoup de choses au groupe mais pas de ne pas avoir un son unique). Ce savoir faire est particulièrement mis en évidence sur l’opener "At First Light", puissant, intense et même déroutant avec ces incorporations de gospel sur la fin. On citera bien sûr "The Bonding part 2" , œuvre ambitieuse et clôturant parfaitement cette nouvelle livraison. Et entre les deux ?
Et bien c’est là que ça devient lassant. On retrouve tout ce qui fait un album d’Edenbridge, calibré et sans surprise. Deux ballades sans réelle saveur, des singles « copie carbone » des précédents albums. "Somewhere Else But Here" ressemble à "Live and let go", qui ressemble à "The Moment is Now" qui ressemble à… etc. "Call of Eden", autre single, est lui dans l’esprit des potentiels tubes en live, mais qui, tiens donc, ressemble à "On the Other Side" qui ressemble à "Higher" etc. Puis vient le tour de l’occurrence qui fait office de remplissage, "Freedom Is A Roof Made Of Stars", anecdotique au possible. Enfin le groupe réussi tout de même, comme souvent également, à nous sortir de notre torpeur en appuyant un peu sur le champignon et en apportant une touche plus heavy à l’instar d’"Hall of Shame" ce qui permet, comme à l’accoutumée, de déboucher sur un disque imparfait, pas très original mais tout de même sympa et agréable par moment.


Avec Shangri-La, Edenbridge ne change pas sa recette : beaucoup de mélodies, d’orchestrations, de solos un peu datés, malheureusement. Le groupe semble avoir tout dit : les fans apprécieront, les autres seront toujours aussi allergiques. Rien de nouveau sous le pont de l’Eden.



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