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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 18 octobre 2022
Sa note : 10/20

LINE UP

-Jay Walsh
(chant+guitare)

-Kristian « Stan » Havard
(guitare)

-Chris Shires
(basse)

-Dennis Gasser
(batterie)

TRACKLIST

1) Behind the Walls of Treachery
2) Seven Words
3) Spit Coin
4) The Altar of Nothing
5) Everybody Loves You When You’re Dead
6) Reckless with a Smile
7) Ghost Tape Numer 10
8) My War
9) Kill and Protect
10) Anything but the Truth
11) Billion Dollar Babies

DISCOGRAPHIE

Seven Words (2022)

Xentrix - Seven Words
(2022) - thrash metal - Label : Listenable Records



Comment faire de la musique du passé sans être un tribute band ou un misérable profiteur, fossoyeur des temps anciens ? Par l’entremise de subtiles reprises ? Non, trop facilement attaquable. Il faut parvenir à s’enduire d’intégrité, et comment l’obtenir sans avoir été présent lors de la glorieuse époque ? Simple : avoir en fait été présent à ladite époque.

Xentrix fait du thrash des années 80, que cela soit dit, écrit, lu, entendu, gravé, etc… Rien dans leur musique ne rappelle l’époque contemporaine, mis à part une production pleine et puissante à laquelle les fiers aînés ne pouvaient prétendre. Hormis ce détail, Jay Walsh chante comme James Hetfield, Chuck Billy voire Mark Osegueda et Kristian Havard joue comme Eric Peterson, James Hetfield ou même (plus étonnant) Chuck Schuldiner ! Enfin un motif de curiosité. Pourquoi cette référence à Death alors que les références évoquées ne fricotent point avec cette légende ? Figurez-vous que (c’est très très TRES léger, mais ça s’entend) certains riffs ou mini-solo ont cette empreinte sonore issue de The Sound of Perseverance. Non, ce n’est absolument ni death ni Death, mais les rappels sonores induits (fortuits ?) existent bel et bien.
Ok, une fois tout ceci posé, il ne nous reste plus grand-chose à couvrir. Il va bien falloir s’attaquer au nœud du problème qu’est la qualité de la musique. Ne vous inquiétez pas, elle est correcte. En conservant la vision du thrash qui était en vigueur à leurs débuts (en 1984 tout de même) Xentrix livre un metal énergique, d’aucuns diraient, à raison, punkisant, apte à la brisure de cervicale. En la jouant ultra sécurité la troupe anglaise ne prend aucun risque tout en sonnant diaboliquement américaine. D’ailleurs, point de curiosité numéro deux : ceci n’est pas un groupe américain. Curiosité troisième, il faut savoir qu’ils ont connu deux carrières en une. Une première partie de 1984 à 1997 puis une renaissance depuis 2013. Vous avez évidemment compris que la renaissance s’identifie parfaitement aux temps primordiaux. Même la pochette ne fait aucun effort de modernité tant elle rappelle Municipal Waste qui eux-mêmes rappellent les Exodus du passé…


Alors certes, on se retrouve avec une livraison sympa, mais très discrète. Aucun riff ne sort de l’ordinaire, et même le rythme appuyé fait pschitt, très aplani par l’application scolaire des codes du genre. Qui veut écouter du thrash moyen des années 80 en 2022 ? Si vous trouvez la réponse à cette question, vous saurez qui veut écouter Seven Words.


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