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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 21 décembre 2022
Sa note : 17/20

LINE UP

-Erech
(tout)

A participé à l'enregistrement :

-Circe
(chant)

TRACKLIST

1) Entering Valdura
2) City of Broken Dreams
3) To the Riverbank
4) The Uprising
5) Eternal Night
6) The Resistance

DISCOGRAPHIE


Ancient Mastery - Chapter Two: The Resistance



Résumé de l’épisode précédent : victime d’un subit accès d’éclectisme, Erech, chef de file du projet Ancient Mastery, fait basculer sa première œuvre de black metal mélodique dans l’univers du metal ambitieux. Erech saura-t-il tenir le cap ? Le deuxième chapitre de la saga se transformera-t-il en bourbier mainstream ou présomptueux ? Ne manquez pas la suite des aventures de Tint… non, là, je m’égare…

Bourbier, en aucun cas. Présomptueux ? Non plus. The Resistance donne dans le black sympho, donc il y a toujours une envie de volume, mais aucun délire mégalomane à l’horizon. Quant à mainstream, comme pour le premier chapitre du projet Ancient Mastery, employer ce terme serait un peu fort mais Erech vise ce que l’on va qualifier de « metal total ». Comme pour l’œuvre précédente, Ancient Mastery avance masqué lors d’un premier titre, certes très mélodique, mais encore relativement orthodoxe. On y détecte d’ailleurs l’unique faiblesse de l’œuvre : le chant black. En soi, les coassements type Abbath s’avèrent tout à fait décents. Ils sont en revanche assez inadaptés sur certains passages spécialement mélodieux, où l’on aurait aimé un chant plus harmonieux et/ou puissant, extrême ou clair. Il ne s’agit pas d’un facteur totalement rédhibitoire puisque le virevoltant "The Uprising" n’est chanté qu’en mode black et constitue tout de même un moment fort de l’album, avec ses twin guitars maideniennes et son moment fête foraine. On doit néanmoins saluer l’idée d’Erech d’avoir recours à Circe. Non seulement elle contrebalance le chant black, mais en plus elle apporte une touche d’originalité à l’album. Une grosse touche même, de par sa voix et de par l’instrumentation, dépouillée et pas spécialement metal, accompagnant chacune de ses interventions.
Dotée d’un timbre beaucoup plus chaud que la moyenne des princesses black metal, on l’imagine volontiers chantant sur du blues rock ou des musiques de cabaret. En ce sens, cette audace est à rapprocher de celles tentées par Lord K. sur The Project Hate, dont la dernière chanteuse en date rappelle une version musclée de Catherine Lara. Circe crée une coloration étonnante, plus douce, presque sensuelle. Cet apport est à double tranchant : sa première intervention, accompagnée de quelques arpèges « feu sur la plage », sur "City of Broken Dreams" ou sa manière clôturer "Eternal Night" ont de quoi troubler. Les inconditionnels de l’atmosphère médievalo-heroic fantasy n’aimeront sans doute pas. Personnellement, j’ai dû m’y habituer, mais plus les écoutes passent, plus je trouve ce choix original et pertinent. Erech nous sort un peu - on parle uniquement de quelques passages - de notre zone de confort, allant encore plus loin que Lord Shades. Sur les séquences en question, on en viendrait même à penser à Cantara Anachoreta d’Antichrisis. Bref, Ancient Mastery définit son audacieuse personnalité et ne fera pas l’unanimité. C’est tant mieux, vomissons les tièdes.


Avec le deuxième volet de son épopée musicale, Ancient Mastery affirme une personnalité faite de black sympho tsoin-tsoin, de belles références à un metal plus classique et d’un chant féminin original et de qualité. Qu’est-ce qu’Erech va nous concocter pour le chapitre 3 ? Ne manquons pas la suite de ses aventures !





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