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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 30 mars 2023
Sa note : 15/20

LINE UP

-Owe Inborr
(chant+guitare)

-Dario "Kåll" Vujošević
(chant+guitare)

-Joel Notkonen
(chant+claviers+basse)

-Tommi Tuhkala
(claviers+batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Mathias Vreth Lillmåns
(chant sur 5)

-Jacob Björnfot
(guitare sur 7et 9)

TRACKLIST

1) Det Österbottniska Mörkret
2) Tvetalan
3) Furstins Tid
4) Tå Do Dör
5) Where Death Roams
6) Falskejtins Folk
7) Själavandring
8) Höstfruktan
9) Dödsrejson
10) Tå Livi Bleknar

DISCOGRAPHIE


Ondfodt - Det Österbottniska Mörkret
(2023) - black metal - Label : Black Lion records



Ondfodt une fois dans les mille lacs finlandais… Un groupe de black metal très noir ayant une dent acérée contre les gens, le monde, la religion. Un ressentiment fort sombre sur la situation actuelle. Quoi de mieux pour l’exprimer que ce courant musical fait de haine et de dégoût pour son prochain ? L’appel fut trop fort pour y résister. Après quelques ajustements de line-up, voici la troupe en désormais quatuor établi partir à l’assaut de vos neurones par l’entremise d’un quatrième effort longue durée.

Armé d’un son de guitare croisant le fer entre 1349 et Lja, Det Österbottniska Mörkret alterne anglais et suédois dans son entreprise de vous abreuver en paroles. L’exercice n’a rien de particulièrement inconnu tout autant qu’il n’est finalement qu’un choix sans conséquence musicale. Nous valorisons toutefois la volonté du groupe de s’exprimer dans sa langue maternelle, signe d’un attachement à ses racines fort appréciable dans le cadre du black metal. Et puis quel black metal ! Oubliez toute notion de modernité. Ceux qui ont tilté à la lecture de 1349 (première période) et Lja l’ont bien vite compris : point de concession tout autant qu’aucun artifice. Le son est brut, direct, il décoffre. Ça grésille en tous sens pour notre plus grand plaisir tandis que la batterie sylvestre est parfaitement dans la place. Elle possède une puissance suffisante pour marteler son message et éviter la casserole crainte. Néanmoins celle-ci demeure mesurée afin de ne pas sombrer dans la surproduction.
La basse sait se faire une place au soleil, rien d'étonnant lorsqu’on lit que le compositeur principal est bassiste (et claviériste) de son état. Elle n’occupe pas le devant de la scène, mais contrairement à une trop grande majorité d’album de metal, vous n’aurez pas à trop vous concentrer pour la percevoir. Agréable. Toujours agréable. Le fait que ses lignes simples mais pertinentes caressent vos tympans dans le sens du poil n’écorne en rien l’impression initiale. Et vous pourrez dupliquer ce commentaire à l’ensemble des instruments. Car en tant que groupe Ondfodt s’applique à présenter une instrumentation cohérente, plus que décente. L’histoire n’est pas à la démonstration, tant mieux, mais bien à l’appui des compositions. Car chacun dans leur coin, guitaristes, bassiste et batteur font montre de créativité. Capables de plaquer un break salvateur et rafraîchissant sans qu’on ne s’y attende.
Cela démontre une formation sûre de son fait, compréhensible avec trois précédents méfaits au compteur, sachant parfaitement où elle souhaite se positionner. Le mieux dans l’affaire, malgré un black metal tout à fait traditionnaliste, réside dans la propension des Finlandais à parvenir à se démarquer de la masse au travers de riffs simples mais porteurs de personnalité. Ajoutés aux breaks précités et à la production quasi parfaite pour le style, vous obtenez un tout plus qu’appréciable. La question dès lors n’est plus de savoir si Det Österbottniska Mörkret satisfera son auditoire, mais plutôt à quel degré. Pour votre serviteur, celui-ci monte dans des sphères de contentement bien trop rares depuis que 2023 a débuté. Voici donc la première sortie de l’année tous genres confondus qui mérite de figurer dans un top de fin d’année. Si vous êtes amateur de black metal, s’entend. Pour les autres, les mélodies norvégiennes (et non, pas de Finlande pour le coup) pourront s’avérer attirantes si vous passez outre les barrières du chant et du son purement black.


À deux doigts du coup de cœur (pourquoi ? je suis un difficile), ce creuset noir mène son office de main de maître. Un véritable prêche noir dont on attendait qu’il pointe le bout de son nez cette année.





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