20088

CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 17 janvier 2026
Sa note : 17/20

LINE UP

-Bryan Berger
(chant)

-Nicola "Nic" Gruhn
(guitare)

-Groftoby "Toby" Koelman
(guitare)

-Diego Morenzoni
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Yumi Ito
(chant sur 8)

-Rudolph Koelman
(violon sur 7)

-Sebastian Koelman
(trombone sur 7)

-Arran McSparran
(basse)

TRACKLIST

1) The Cypher Supreme
2) Earthwork
3) Illuminance
4) Ad Rigorem
5) Tentacles of the Sun
6) Elemental Shifht
7) I: A New Journey Awaits
8) II: A Final Warmining Shine: Ascension and Trespassing

DISCOGRAPHIE

Illuminance (2016)

Virvum - Illuminance
(2016) - death metal technique et spatial - Label : Independent



Dans la grande famille des albums à connaître, celui sorti isolément par un groupe dont on n’a plus jamais entendu parler se hisse haut dans la liste des pépites inattendues et puissamment recherchées. En conjuguant Suisse, death technique, science-fiction philosophique, absence de label, et donc singularité d’une vie, Illuminance se taille une place de choix dans la hiérarchie.

Pourtant tout avait plutôt bien commencé pour eux : reconnaissance par quelques sites web de l’internet. Suffisamment pour toucher un public pas forcément averti, si ce n’est au fait des extrémités du monde du metal (oui, moi-même TheDecline01). C’est donc en 2016 que le voyage a commencé… et s’est en même temps terminé. Dernière station, tout le monde descend. Étonnement.
Death technique de haute volée. Pensez The Sound of Perseverance, Gorod. Rajoutons pour bonne prestance la figure de proue du style dans les contrées germaniques, Obscura.
Sans décevoir son monde Illuminance envoie grave. Les riffs tissent une toile emberlificotée d’une remarquable tenue dans leur excès de notes. Le tricot constitue bien évidemment l’ADN des Helvètes. Balançant sans retenue des salves impressionnantes, la paire de gratteux se montre à la hauteur de l’événement et des exigences que le genre s’impose à lui-même. Au diapason, la partie rythmique virtuose dans sa capacité à tenir les fondations évite l'excès de vitesse avec brio. Le chant lui-même tient parfaitement la baraque, gras et râpeux il sait ne pas oublier le « death » de death technique et c’est une excellente initiative. Sauf que là où trop facilement le style se plaît à se complaire dans cette symphonie inachevée jugée auto-suffisante, Virvum sait.
Il sait que le salut passe par les compositions. La cohérence du propos. La progression musicale et au final le message sonore partagé. C’est donc en parfaite bonne intelligence que cette réalisation se constelle de passages plus atmosphériques, en adéquation avec l’illumination du titre. Déviations artistiques dont le périmètre n’est pas restreint à l’ambiance créée par des claviers spatiaux. Les instrumentistes savent également tempérer leurs ardeurs, proposer simplement de la musique efficace si nécessaire. Des mélodies. Parfaire ses intentions, voilà une qualité à leur appliquer.
C’est ainsi que dans cette trame fabuleusement soutenue par une basse fretless, il fallait en parler merde !, d’une rondeur surpuissante (mais malheureusement pas toujours très bien représentée dans le mix), tenue par un invité (d’où cette mise en retrait sonore ?), naît la certitude d’un album impeccable. En reprenant les codes du death technique, soit, au-delà de l’aspect virtuosité pure, également cette tendance à utiliser une production claire, fort heureusement toujours pourvue en saturation, le quintet crée une formule imparable (et vraiment à rapprocher de Gorod). Sans révolutionner, sans faire avancer il parvient à catalyser des préceptes établis pour créer une musique élégamment et virulemment appréciée.


La virevolte, la démonstration, clairement deux maître-mots des Suisses, mais tout autant la musicalité et la maîtrise absolue de son discours. Illuminance parvient en un seul album à marquer un genre, donc chapeau. Un nouveau batteur vient d’intégrer la troupe en 2025… Peut-être une renaissance à attendre ?





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