20133

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 06 mars 2026
Sa note : 15/20

LINE UP

-Elena "Erba del Diavolo" Camusso
(chant)

-Rocco "Nerium" Scuzzarella
(guitare)

-Khrura Abro
(basse)

-Andrea "Kratom" L'Abbate
(basse)

-Segale Cornuta
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Gionata Potenti
(chant sur 6)

-Vittorio Sabelli
(clarinette)

-Francesco Bucci
(trombone)

TRACKLIST

1) Every Tongue Has Its Thorns
2) Lunga vitta alla necrosi
3) Spirit, Blood, Poison, Ferment!
4) Il veleno della natura
5) Delta-9 (161)
6) Spirit Walk With Me
7) In the Flat Field (Bauhaus cover)

DISCOGRAPHIE


Ponte del Diavolo - De Venom Natura



- "Covenant" ? Où es-tu passé ? "Covenant", viens ici ! Ouh là, il nous mène où cet escalier en colimaçon ?
Pris dans un mauvais rêve, je descends prudemment les marches et arrive dans une cave fort sale. Une femme avec un balai la nettoie en ronchonnant.
- Qui êtes-vous, Madame ? Que faites-vous dans mon cauchemar ? Vous n’auriez pas vu "Covenant" ? Ou "The Wickedest Woman in the World" ?
- Je viens juste faire le ménage, moi ! Regardez-moi ces cochons, avec leur reprise de "In the Flat Field" ils ont mis du blast partout ! C’est dégoûtant !


La femme de ménage qui habite dans mon cerveau n’est pas habituée à ça, mais la reprise du mythique titre de Bauhaus s’inscrit dans une grande tradition de massacre de chansons un minimum subtiles par des groupes de metal. Demandez à SUP ou Harakiri for the Sky, aka The Tear For Fears Slaughters, ce qu’ils en pensent. Entre les blasts vraiment pas pertinents et le chant presque détaché d’Erba, on est loin de la vibe grise et haletante du vrai "In the Flat Field". La cover venant en toute fin d’album, elle n’est cependant pas responsable du fait que je n’arrive pas à adhérer à 100% à ce De Venom Natura. Je peux juste constater que, sur ce titre comme sur les autres, la nouvelle manière de chanter d’Erba me perturbe assez. Même si ses grandes qualités vocales restent intactes, l’entendre alterner ses habituelles et magnifiques lignes de chant hargneuses et possédées avec bon nombre de passages beaucoup plus légers, voire frivoles, me déconcerte. Ce changement possède toutefois sa logique, il s’accompagne d’ailleurs d’une certaine évolution musicale. Ayant démarré leur carrière sous terre, avec l’extraordinaire et rugueux Mystery of Mystery, les Ponte del Diavolo étaient montés à la surface pour se situer sous les alcôves d’une place antique le temps de l’excellent Fire Blades From the Tomb.
Ils auraient pu décider d’y rester et répéter à l’envi leur black-doom à relents gothiques des albums durant, mais, et c’est éminemment respectable, les Transalpins ont décidé de continuer à bouger. Avec De Venom Natura, ils se situent maintenant au centre de la place et font le spectacle. Toujours portée par une rythmique à deux basses, abrasive et très efficace, la formation transalpine varie son propos et s’attache à rendre ce nouvel opus mystérieux, surprenant, presque facétieux. Il faut se rendre à l’évidence : de ce point de vue là, c’est réussi. Dès l’entrée en matière que constitue "Every Tongue Has Its Thorns", Erba multiplie les changements de registre évoqués plus haut. Placés en fin de titre, les cuivres de "Spirit, Blood, Poison, Ferment" surprennent joliment leur monde. Les neuf minutes que dure "Delta-9 (161)" en intrigueront également plus d’un. Un peu à l’instar d’Andrew Eldritch sur le "Finland Red, Egypt White" de The Sisterhood, Erba répète inlassablement un mystérieux code - #noussachions - tandis que le trombone et la rythmique se chargent de créer une ambiance hypnotique plutôt intéressante. Je reste néanmoins plus fan du Ponte del Diavolo à l'ancienne que l’on peut entendre sur "Lunga vita alla necrosi" ou le furieux "Silence Walk With Me", sur lequel nous avons le plaisir d’entendre le superbe timbre de Gionata Potenti, homme à tout faire de Nubivagant, l’un des mille projets de l’artiste. Côté morceaux qui me laissent de marbre, on trouve "Il velleno della Natura", beaucoup trop aimable pour les noirs standards du groupe. Il s’agit toutefois du seul titre réellement dispensable d’un album étonnant, capable de sortir l’auditeur de sa zone de confort, ce qui, en fin de compte, est plutôt une bonne chose.

Ponte del Diavolo se montre sous un nouveau soir - soir, oui, le jour, ils dorment. Je ne suis pas totalement séduit par la frivolité et le détachement ostensiblement affichés de certaines lignes vocales. En revanche, je salue la prise de risque, d’une part. D’autre part, De Venom Natura contient tout de même suffisamment de bons moments pour que je guette leur venue en concert avec une certaine impatience. Je ne peux pas dire ça de tous les groupes !





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