20173

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 18 avril 2026
Sa note : 17/20

LINE UP

-Rich Loren Balling 
(chant)

-David Embree
(inconnu)

-Matthew Embree
(inconnu)

-Matthew Kraig Kelly
(inconnu)

-Bree Thompson
(pas mieux)

A participé à l'enregistrement :

-Emy Smith
(chant)

TRACKLIST

1) Fools Gold (mi vida ha ido pa atrás)
2) Pretty Pigs
3) Bones and Eggshells
4) Mira mírame bailar
5) Brine
6) Cracks
7) God of Light

DISCOGRAPHIE

Pythagoras (2025)

Pyramids - Pythagoras
(2025) - black metal barré shoegaze, reggaeton, neoperreo - Label : Flenser Records



Lorsque je rédige une chronique, je tremble toujours à l’idée des féroces critiques formulées par notre impitoyable lectorat. « T’as pas mis ce titre en rouge-tuerie ? Tu as de la m*rde dans les oreilles ? » « La première demo de Cult of Michel Sarduk c’est octobre 1983, pas novembre ! » Mais pour une fois, je suis TRAN-QUILLE. La raison ? 99.99% d’entre vous s’y connaissent autant que moi en reggaeton, donc je vais pouvoir vous sortir n’importe quelle connerie que vous n’allez pas broncher. Et les quelques pélos détectant une éventuelle erreur ne l’ouvriront jamais, de peur que l’on sache qu’ils écoutent des trucs à la Bad Bunny. Pyramids, merci !

Doublement merci, même, puisque, non contents de me faire sentir à l’aise, vous avez réussi le mariage de la carpe et du lapin ! Combiner metal et reggaeton -neoperreo, sa variante plus dark et barrée, pour être plus précis - il fallait oser ! Et réussir à ce que l’ensemble sonne aussi « pegadizo », « chingón », accrocheur quoi, relève de l’exploit ! Quant à faire que mon entourage immédiat s’intéresse à ma musique… là, c’est directement miraculeux ! Prenons dans l’ordre les trois réflexions que Pythagoras - album à la gloire de l’inventeur du théorème éponyme et du perreo à la grecque - a suscité dans mon foyer :
1. « Tu écoutes Rosalía toi maintenant ? » La famille dresse l’oreille et ne fuit pas, c’est beau ! Et même lorsque je leur dis que non, ce n’est évidemment pas la mégastar catalane qui assure le micro, mais Emy Smith, au timbre un peu plus grave et à l’élocution façon cancer de la mandibule, si typique des caribéens hispanophones, ils continuent à écouter les pistes. C’est normal, ce mélange de shoegaze et de rythmes chaloupés ultra dansants, en plus d’être unique, s’avère excellent. Et même quand c’est Rich qui chante de son timbre clair et un tantinet plaintif, l’intérêt ne faiblit pas.
2. « Tiens, les voisins du quatrième s’engueulent à nouveau ? » Erreur, en revanche. Les espèces de vagues cris que nous percevons ne proviennent pas des habituelles engueulades étouffées du couple se déchirant deux étages au-dessus. C’est le chant black metal. Un peu sous mixé…
3. « Le lave-linge de la dame du cinquième fait un de ces boucans… » Euh… non plus. Ça, c’est le blast beat façon Pythagoras
Voici donc, mis dans la bouche de mes proches, un beau résumé du troisième album de ces drôles de Texans. Côté neoperreo et reggaeton, c’est impeccable. En revanche, si l’on est censé s’extasier sur les éléments black metal, c’est loupé. Le chant black s’entend à peine, quant aux blast-beats, totalement incongrus, ils ont la puissance du timbre de voix de Jeanne Calment sur "La farandole" - ceux qui sachent, sacheront. Et c’est tant mieux. Le seul titre évoquant réellement le black metal, c’est l’excellent "Mira mírame bailar", au refrain très Summoning, où Emy chante seule, et très bien. Pour le reste, les éléments black metal font figure de nuisance mineure. Grâce au sous-mixage de la matière disharmonieuse, les titres conservent leur impact et la qualité des compositions reste intacte. Outre, le titre évoqué ci-dessus, "Bones and Eggshells" et "God of Light" sont mes préférées, même si "Cracks" et son refrain très… Coldplay - que des références de trve, je vous dis ! - s’avère également fort sympathiques. Pythagoras ne contient, de toute façon, aucun temps faible et les sept titres sauront séduire les… séduire qui à part de ou trois ahuris de mon espèce ? Je ne sais pas, en fait...


Il est fort possible que je n’aime pas cet album pour les bonnes raisons, vu que la partie black metal, heureusement sous-mixée, ne me plait point… C’est bien le seul défaut d’un album prenant, sans doute provocateur, étant donné l’incompatibilité théoriques des deux univers mixés, parfaitement composé et parfaitement chanté. Mais vu que nous n’allons pas être légion, Pyramids devra me prendre comme je suis ! Quand Motomami rencontre Ecailles de Lune, le résultat est bien plus sexy que ce que l’on pourrait croire…





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