20213

CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 27 mai 2026
Sa note : 15/20

LINE UP

-Thomas Fischer
(chant+basse)

-Mads Bertram Højland Gath
(guitare)

-Simon Klem Kannegaard
(guitare)

-Richardt Olsen
(guitare+batterie)

TRACKLIST

1) The Last Refrain
2) Into Salvation’s Night
3) The Black Sun
4) Ignis Fatuus
5) Feast of Emptiness
6) The Shattered Timekeeper
7) Orphaned and Abandonned
8) Glimpses of a Lost Horizon

DISCOGRAPHIE

End Whispers (2026)

Dysgnostic - End Whispers
(2026) - death metal dissonant - Label : Transcending Obscurity Records



Rouler sa bosse depuis seulement deux albums et pourtant avoir déjà de l’expérience. Paradoxe pas si complexe, mais intéressant. Comment ? Pourquoi ? En changeant de nom de groupe pardi ! Defilementory se cache derrière ce Dysgnostic. Ok, vous ne connaissez ni l’un ni l’autre. De l’utilité des Eternels.

Car si je me trouve dans la même situation que vous, ce promo présentement dans les oreilles sensorielles vient mettre un terme à la crise d’ignorance aiguë qui me secouait dès lors. Technique est un premier terme pour lever le voile. Cela s’entend aisément dès le début. Le groupe sait utiliser ses instruments avec précision. Mais ce n’est point débordant comme du Obscura ou Spawn of Possession par exemple. Dissonance. Là on s’approche plus du cœur du réacteur. Sont cités Gorguts et Ulcerate. Pourtant ni la dissonance intimidante de l’un ou la brutalité implacable de l’autre ne se retrouvent totalement dans End Whispers. Néanmoins, on sent où on va.
L’album a la main légère tant sur la dissonance que la technique, sans pour autant les réfuter. Elles font partie intégrante des compositions et de l’ADN des Danois. Sans étouffer ni écraser. Et tant mieux j’ai envie de vous dire, car l’excès de ces propositions s’avère terriblement casse-gueule, requérant une expertise divine afin de ne pas saccager notre bulbe. Non pas que le death d’ici soit mélodique, pourtant on sent poindre par endroits, çà et là, les bribes des mélodies qui ont rendu cette région du monde si célèbre. En plus brutal et corrosif. Car si End Whispers s’avère capable de placer des breaks jazzy avec une batterie caressée et même de superbes soli de basse bien ronde bien fretless, il n’en demeure pas moins fondamentalement porté par le blast.
Sans les tartiner en permanence, il est évident que l’appréciation de cette sortie ne peut arriver sans une accointance avec les blasts et une certaine rapidité d’exécution. Tant mieux, car on parle death metal avec son growl méchant quasi-scolaire tout autant que laaargement satisfaisant car puissant et expressif, pas colchique dans les prés. Et plus que les grosses références du genre, on pense à ces sorties plus méconnues telles KhnvmCosmocrator. Du bon death technico-dissonant sans en faire des caisses. Avec le talent pour produire de la très bonne musique, mais en manque du dernier coup de rein pour basculer dans le vraiment excellent. L’absence de révolution et de génie dans la mise en œuvre. À la décharge du groupe, ce n’est pas donné à tout le monde.


De la belle ouvrage apte à figurer dans toutes les playlists des fans de death dignes de ce nom. On espère toujours plus en tant qu’indécrottable relou, néanmoins force est de reconnaître la superbe solidité du menu proposé.





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