20225

CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 09 juin 2026
Sa note : 12/20

LINE UP

-Justin Goins
(chant+claviers)

-Justin Daniels
(guitare)

-Timmy Southard
(guitare)

-Michael "Mike" Sica
(basse)

-Timothy John "Timmy Gitlan" Schoenleber
(batterie)

TRACKLIST

1) Spiral Will
2) Fettered to a Stone
3) A God Changes His Plans
4) Wrath’s Object (the Big Fall)
5) Culling the Herd
6) Beyond Below
7) Malengine (the Scaffold)
8) Every Day Is a Loaded Gun
9) Ridden

DISCOGRAPHIE


Solace - Fading Failing Ruin
(2026) - stoner - Label : Magnetic Eye Records



Pfiou ! Je l’ai échappé belle, heureusement je sais lire. Ne le saviez-vous point (c'est vexant) ? Savoir lire c’est bien, c’est utile. Surtout quand tu prends un promo anodin à ton petit niveau. Mais… ah oui, quand même. Ouf ! Gadin évité.

Mais de quoi parle-t-il ? De Solace, groupe culte du stoner. Pilier, taulier du genre. D’après un collègue, c’est une figure du style. Arf. Et dire que jamais je n’en avais entendu parler. La tuile. Mais évitée grâce à la lecture. Donc cinquième album d’un groupe qui sait. Son affaire, ses compositions, ses instruments. Le genre pas productif mais qui semble vouloir taper juste à chaque sortie. Il faudra faire un micro-trottoir histoire de s’assurer de la chose. Reste que l’écoute de Fading Failing Ruin (sympathique titre au passage) donne de sacrément solides indications. Ok, on ne m’a pas dit de la connerie pure en parlant d’un taulier, voire d’une légende du style. On nage en plein ce qu’on pourrait appeler du « true stoner » si on était blackeux.
Le chant entre susurrations douces et poussées de fièvres moites ne dit rien d’autre que ce mot : stoner. Malheureusement sans rien apporter au moulin. Heureusement en le faisant bien (avec un timbre à la Ozzy). Le son de grattes ? Itou mesdames et messieurs. Bien sûr itou. La chaleur écrasante du désert rayonne de ce son gras et saturé. Sans en faire de trop, on reste dans une sorte de stoner propre, ou avec un groupe qui maîtrise son affaire, sachant précisément comment il veut sonner, et quels moyens mettre en place pour définir un son aux petits oignons. Sonnerait-ce trop propre ? Arf… le fan de Electric Wizard en moi dit oui. Pourtant dans l’absolu on tombe dans un entre-deux remarquablement équilibré.
Apte à mettre en valeur les chansons… ben stoner quoi. Ça coule langoureusement au cours de mélodies savamment étirées rendues passionnantes par du groove communicatif. Évidemment n’attendez pas de contrepoint ou des brisures rythmiques à décrocher votre hanche artificielle (allons, tout le monde connaît votre âge). L’ensemble est donc stoner, soit linéaire. Plonger dans ce type d’album ne recèle aucune surprise, et ne devrait d’ailleurs pas vous surprendre, vous auditeurs. C’est du stoner. Bien fait. Donc agréable à s’enquiller au coin du feu, soirée tranquille à l’appui. Pour le reste, c’est du stoner, de votre accointance avec le genre dépendra entièrement votre appréciation de l’objet.


Bonne sortie, mais d’un groupe aussi établi, il s’agit d’un minimum. Rassurant ? Seuls les fans peuvent répondre, mais mes oreilles de profane disent oui. Du stoner à la belle étoile comme chez maman. Aucune surprise, en mode charentaises.





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