20236

CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 17 juin 2026
Sa note : 11/20

LINE UP

-Alexander "Alex" Roussos
(chant+guitare+claviers+basse+programmation)

-Nepheli Sofra
(batterie)

TRACKLIST

1) The Frame
2) 84
3) Dreamer
4) Dear Me
5) Fragments
6) Colours
7) The Uknown
8) Phantoms

DISCOGRAPHIE

Black Lumina (2026)

Aeons in Solitude - Black Lumina
(2026) - rock prog pop prog - Label : Independent



Vous reprendrez bien une tasse de thé macha bio avec de l’eau de source pieds nus ? Comment penser autrement lorsque débute l’écoute de Black Lumina ? Et à ceux qui ne comprennent pas les allusions : rock prog pépère.

Ne cherchez pas trop loin les inspirations : Porcupine Tree et Steven Wilson. La capacité de production cristalline en moins, tout autant que les manifestations instrumentales chevaleresques. Mais pour le reste, on est bon. Donc chiant s'il n’y a ni bon son ni excellent jeu ? Figurez-vous que non - enfin, pas que - et pour de bonnes raisons. Tout d’abord si le son n’est pas à la hauteur de la (sur)production wilsonienne, bien que n’arrivant pas à cacher son caractère (littéralement) à la maison, il demeure propre, précis et d’une enveloppe soyeuse et englobante appréciable. Particulièrement la basse dont la proéminence dans le mix ressemble presque plus à une erreur bienencontreuse qu’une véritable volonté déterministe.
On n’en dira pas tant des guitares, en manque singulier de timbre et de coffre. C’est fin et presque criard, dommage. La batterie, seule à avoir été enregistrée en studio et unique instrument non tenu par le leader Alex Roussos bénéficie d’égards mesurés. Propre cependant. Son jeu est simple, mais adapté aux compositions. Car le ensuite arrive : les chansons, malgré leur simplicité ne perdent pas en force d’évocation. Évoquant la pop alternative léchée elles se permettent avec peu de variations de créer beaucoup d’atmosphère. De cette absence de véritable multi-couches et de technicité protubérante elles se relèvent en disposant de mélodies impeccables. Douces comme le vair, véritables caresses à vos tympans malmenés.
Évidemment les écueils sont nombreux, tout comme les limites. Black Lumina par sa linéarité ne parvient pas à éblouir. Par ses manques de moyens peut sonner amateur. Et le chant, wilsonien parfois, ne peut cacher la forêt. Il sonne juste et en même temps il est limite. Sauf qu’il reste dans les limites justement, sans déborder cata totale. À l’image des titres ingénus fugacement drapés d’intonations à la The Gathering, il se fraie un chemin dans nos synapses par sa délicatesse et l’enivrement sensoriel. Candide, voici un album que Voltaire aurait probablement aimé. Et vous aussi si vous aimez le prog à maman classique et doux. À condition que le manque de diversité rythmique n’apparaisse pas comme un préjudice trop lourd à porter sur l’ensemble de l’album.


Aucune révélation, aucun espoir de grandiloquence future mais la promesse bien actuelle d’un moment agréable et sans prétention pour tapisser vos journées brutales de cette candeur doucereuse si délicieuse. Malheureusement un poil redondante à la longue…





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