20262

CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 16 juillet 2026
Sa note : 14/20

LINE UP

-Sondre M. Svalastog
(chant)

-Jonas Ulrik Eide
(guitare)

-Aleksander Ilievski
(guitare)

-Nicoló Cavallaro
(basse)

-Jonathan Hamre
(batterie)

TRACKLIST

1) Nostalgia Theft Reminiscence
2) Blank Absurdist Form
3) Gloom Chaser
4) Holopariste
5) Time-Swayed Cities
6) Glittering Afterwaves
7) Perennial Shift I – Moss
8) Perennial Shift II- Evergreen
9) Perennial Shift III- Plietesial
10) Mollusk Herald
11) Dream Heritage Veto
12) Trauma Gift Repression

DISCOGRAPHIE


Messier 16 - Shouts from the Cliffs of Heterodoxy



Messier 16. Rien que le nom intrigue. On se doute. Univers, galaxie, notre cher vieux Messier. Un amas dans la constellation du Serpent. Voilà pour les présentations. Enfin surtout ce qui nous intéresse au plus haut lieu plutôt que la confiture scientifique : Norvège, black.

Trois albums que roule sa bosse un groupe affublé de qualificatifs non neutres tels que foufou, expérimental ou spatial. Va falloir gérer car qui dit black dit Norvège. Qui dit Norvège, dit black. Mais pas foufou. Ou pas Ne Obliviscaris. La référence est lâchée. Car indubitablement voici le groupe le plus évident qui ressort des écoutes successives de Messier 16 (en dehors de quelques intonations à la Emperor). En Australie. Ballot non ? Pourtant la certitude s’installe de plus en plus prégnante au fil du temps. Le style pratiqué évidemment, du black/death teinté de progression. Le niveau technique supérieur. La fluidité des changements de rythmes et des arrangements. Le chant même, bien que le territoire clair ne soit pas défriché avec autant d’âpreté. L’enveloppe sonore aussi. Presque surtout tant on retrouve la patte moderne, clinique et froide dans le sens de distante et technologique. Un trait de personnalité plus qu’un défaut ou une qualité dans le cadre de cette musique si carrée.
A ces points dont l’appréciation est laissée libre à chacun succède un autre plus problématique : la durée.
Plus d’une heure. Ok, c’est selon. Et le progressif a pour mauvaise manie d’étirer dans le temps. Des fois à bon escient. Des fois pour se donner un côté m’as-tu-vu. Messier 16 dans sa folie semble combiner les deux avec une prédisposition naturelle à la bonne essence. Si les chansons affichent des chiffres rarement intimidants (neuf minutes max), leur empilement, douze dont une intro parfaitement nommée "Nostalgia Theft Reminiscence", porte la totalité aisément au-delà de l’heure. Encore une fois, c’est maîtrisé et dans le cadre de compositions à messages appuyant l’utilité d’un discours allongé. Mais partez prévenus. Dans tout cela on retrouve diversité des situations évidemment, toujours dans un cadre metal malgré quelques riffs post/hard/jazz/math (au choix)-core (pensez The Dillinger Escape Plan).
Et toujours dans une certaine bonhomie, la faute à cette production trop propre qui gomme les aspérités malgré les blasts et le chant raclé haut perché. Faute partagée avec les claviers spatiaux mélodieux jamais adjoints aux chansons dans un but d’épouvante ou de mise sous tension. Fluidité et beauté restent leur marque de fabrique. Le tout floute l’image fantasque que le groupe semble aimer s’apposer pour imposer un repère plus classique mais néanmoins tout à fait contemporain.


Belle sortie, lourdement imprimée de ce qui semble être manifestement une source proéminente d’écoutes, sans toutefois brimer le plaisir d’être en compagnie de nos Norvégiens dissidents. J’ose écrire une phrase maintes et maintes fois écrites sur ce site : ça manque de folie pure.





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