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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 18 juillet 2026
Sa note : 16/20

LINE UP

-Cody "He Who Walks Under the Blood Moon" Sargood
(chant+guitare+claviers+basse)

-Neil "He Who Wields Twin Scepters of Malice" Schneider
(guitare+batterie)

TRACKLIST

1) Bathing in the Sap of the Moonflower
2) Tria Prima Offering to the Great Serpent
3) Stars of Ruin
4) Collapse of the Cosmos
5) Eyes through the Speculum

DISCOGRAPHIE


Astral Alchemy - Weaving Chilling Magical Dreamworlds
(2026) - death metal black metal - Label : Naturmacht



Découverte. La scène américaine du black metal s’est propagée comme une traînée de poudre ces dernières années sur les terrains plus européens du black metal froid et mélodique. Parvenant à sonner ancestral et gorgé de passé, élément inattendu étant donné l’histoire encore primesautière du pays et les jeunes années du black US.

Pourtant les preuves demeurent dans nos oreilles. En continu presque. Après avoir porté les louanges de Blackbraid, Astral Alchemy me fait mettre à nouveau un genou à terre devant les velléités noires des États-Unis. Je ne suis pas Floyd mais black metal. Autre interprétation de la couleur. Et du froid. Et des Anciens. Car ne tournons pas autour du pot, Weaving Chilling Magical Dreamworlds débute sur ce qui sera très certainement le riff black metal de l’année. Sorte de réponse américaine à "Into the Infinity of Thoughts" (oui, il a osé l’écrire). Plus simple, plus accrocheur. Étonnant. Et blastée comme il se doit, allant même à taquiner le gravity.
Cette chanson représente sept minutes de bonheur mélodique glacé. Imparable. Irrécupérable aussi, puisque la suite ne sera pas à la hauteur. Néanmoins. Astral Alchemy a suffisamment d’idées en tête pour garder le niveau d’attention dans les hauteurs. Et démontre que si le black US est devenu du vrai black metal, il use toujours autant du death metal. Chaque chanson se voit greffée de passages parfaitement authentifiable comme venant de la mort. Voire du quasi djent par ses rythmiques ultra appuyées ("Stars of Ruin"). Problème ? Non. Constat.
Surtout lorsque l’utilisation est raisonnée et justifiée. Car Weaving Chilling Magical Dreamworlds ne manque pas d’air, pas étonnant à force de parler sur les étoiles et le cosmos, et d’inspiration. L’arpège joli fait évidemment parti du lot sur la Drudkhienne "Tria Prima Offering to the Great Serpent". Mais la constante réside dans la qualité et l’accroche jamais totalement remisées au placard. À l’américaine serais-je tenté d’écrire, le duo fait le show en même temps qu'il distribue les ambiances de fin d’hiver.


Le temps de cinq chansons prenant la pose, Weaving Chilling Magical Dreamworlds impose. Un nouveau groupe sur la scène black metal mondiale. Assurément à suivre en espérant ne pas avoir affaire à un feu de paille. L’on se convaincra en prenant ce qui est déjà à disposition, et c’est excellent.





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