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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 28 août 2026
Sa note : 13/20

LINE UP

-Nani Porter
(chant+guitare+basse+batterie)

TRACKLIST

1) Perverse Craving for Rotting Corpses
2) Forced Out of Existence
3) Thoracic Bifurcation
4) Ishmael’s Demise
5) Postmortem Ejaculation
6) Fermented Remains
7) Skinned Alive and Left to Die
8) Costectomy Torture
9) Penetrating Ocular Trauma
10) Urophagia
11) Suspended Chainsaw Gastrostomy

DISCOGRAPHIE


Cordyceps Corpse - Perverse Craving for Rotting Corpses
(2026) - grindcore brutal death slam - Label : Gore House



Retour vingt ans plus tôt. Ou dix millions d’années. In Advanced Haemorraging Conditions, larme au coin de l’œil. Cordyceps Corpse, référence au nom de scène de sa dame-maîtresse et sûrement à Cannibal, est là pour décapiter la dentelle.

Car brutalité. Cent pourcent. De Last Days of Humanity retenez-en une homothétie parfaite de la production. Gras au possible, infrabasses réglées au maximum et caisse claire infâme dans sa tension. Et en même temps bien plus précise et définie (comprenne qui pourra). Borborygmes inintelligibles évidemment gracieusement idéaux. Pourtant des Hollandais, lady Cordyceps retient les écueils : foutoir et absence totale de composition. Perverse Craving for Rotting Corpses s’ouvre sur un dialogue à l’image de l’aîné. Cette fois il n’est pas question de dissection autopsique mais d’un procès, partie de tennis entre avocat et cambrioleuse ayant la fâcheuse tendance à effacer les témoins inconvenants. Cependant la bifurcation débute sitôt les premières notes balancées. Cordyceps Corpse fait de la musique. Aussi éloignée que possible des standards mélodiques et du concept d’agréable, toutefois cela reste de la musique. Des riffs, des rythmiques. Et on peut dire que ça joue, et plutôt pas mal que ce soit guitare, basse ou batterie (issues de madame seule). Là n’est pas l’important sauf que ça valide la bascule de la blague vers la création musicale. Le brutal slam death grind proposé devient ainsi objet musical et éligible à la discussion critique. Avec un minimum de recherche car au-delà des cris, coups et agressions se cachent des compositions (avec riffs donc) patiemment ornementées de chants viscéraux et dégueulasses, néanmoins admirables par leur cavernosité muable en grognements de cochon l’espace d’un claquement de doigts.

Pour le pourcent de fans de metal à la recherche des derniers frissons sans se complaire dans le grand n’importe quoi. Rafraîchissant.



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