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CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 01 septembre 2026
Sa note : 12/20

LINE UP

-Lio Reinhard
(chant)

-Jorge Asensio
(guitare)

-Valenti Canadell
(guitare)

-Armand Scholtes
(basse)

-Fränz Pellé
(batterie)

TRACKLIST

1) Mosh Addict
2) D.O.A. 
3) Gasonline
4) Rise and Fight
5) IDGAF  
6) War Games
7) Valkyrie 
8) Corpse Agenda
9) Load Another Shell
10) Testimony of Death

DISCOGRAPHIE


Urban Spine - Cruelty by Design



Parfois, on fait des jeux à la con, des battles comme on dit, où s'affrontent des morceaux issus de pays soigneusement choisis (techniquement, on appelle ça des coupes du monde). Je vais donc aider les éventuels participants en proposant ce jour-ci la chronique d’un groupe luxembourgeois. Avouez que ce n’est pas banal. Urban Spine nous présente son premier album intitulé Cruelty by Design. Alors, oui, ça provient du Luxembourg, mais est-ce suffisamment bon pour remporter une battle ?

Avec sa pochette, le quintet nous promet du bon vieux thrash à l’ancienne. Rien que le titre du premier morceau, "Mosh Addict", nous le confirme. Pourtant, cet opener n’a pas la fougue que l’on imaginerait, une cavalcade effrénée pour démarrer l’album. En effet, le groupe présente bien des caractéristiques du thrash (voix hargneuse, gros riffs gras à la gratte), mais les tempos sont rarement élevés. Cela donne un côté plutôt heavy à l’ensemble, voire hard rock quand le groove s’invite ("War Games"). Ça se ressent d’autant plus dans les solos, dont le style correspond au spectre heavy de la force. Ce manque de vitesse est compensé par une saturation de tous les instants, tant sur les guitares que sur le chant. Même la basse dégueule, très présente dans le mix, donnant l’impression d’une présence rampante et menaçante. Une fois accepté que ce Cruelty by Design n’est pas du pur thrash, l’ensemble se révèle plutôt convaincant. Les guitares balancent leurs riffs avec conviction et le chanteur donne une vraie énergie tout en colère et en revendication ("Idgaf" ou « I don’t give a fuck »). Au rayon des surprises, on constatera quelques influences de rock sudiste ("Rise and Fight").

Pour un premier album, c'est tout à fait correct. Sorti en indépendant, il y a des chances que cela permette à Urban Spine de trouver un label pour passer un cap. Il y a des qualités, peut-être une identité à trouver, mais un petit potentiel, et c'est déjà pas mal.



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