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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 07 octobre 2026
Sa note : 14/20

LINE UP

-Elrik Waadeland
(chant)

-Sindre Wathne Johnsen
(guitare)

-Hans Jakob Bjørheim
(guitare)

-Stian Gundersen
(basse)

-Kristoffer Kunden
(batterie)

TRACKLIST

1) Welcoming the Wretched
2) Foreseen Systematic Malfunctions
3) The Merciless Conflagration
4) Enshrined in Putrefying Flesh
5) Nebulous Malediction
6) Spherical Aberrations
7) Colossal Maleficent Solar Winds
8) Exomia I
9) Exomia II (The Evacuation)

DISCOGRAPHIE

Exomia (2026)




La Norvège est capable de sortir de ses carcans noirs. La preuve, Celestial Scourge, entité spatiale officiant dans le death technique. Et dissonant. L’exploit n’est pas retentissant en soi, je vous l’accorde, mais il a le mérite de s’évader des clichés. Que vaut ce fléau céleste ?

En premier lieu production rêche, son élimé par les passages successifs des sables désertiques, cassant comme du verre. Sans recours obligatoire à la dissonance, Exomia porte en lui les germes de cette forme musicale. C’est bien sûr vérifié dans les compositions même si loin des extrémités. Ce n’est pas un Colored Sands ni du Ulcerate, pourtant on pourra rapprocher ces groupes. Ce n’est pas non plus la brutalité lourde pas loin du beatdown d’un Suffocation, mais encore une fois, l’homothétie des résultats n’est pas une vue de l’esprit. Cadre brutal, technique et légèrement dissonant (suffisant en tout cas pour faire sonner les menus solo mélodiques comme décalés).
Les Norvégiens s’attaquent à cette branche asséchée du death en s’armant d’un vrai chant death. Vrai, on s’entend. Guttural hurlé, presque saturé (effets doublés à la Nergal ?). Monotone sous cette forme, mais d’un bel effet. Et relayé par des cris plus stridents qui, comme le veut la tradition, enrichissent les compositions par la diversification des gammes fréquentielles et des effluves. Bien vu.
Les chansons, elles, rongent l’os du riff. Car il y en a, lestés d’accords en nombre puisque techniques, mais pas outrageusement diluviens. Éloigné en cela des groupes brutaux ultra rapides tels Obscura. Exomia parvient à prendre son temps car sous la brutalité de façade, jamais loin se cache la lourdeur. Une "Nebulous Malediction" plante les clous de votre cercueil avec efficacité et ouvre une porte fort agréable. Exomia n’est pas une litanie de la course au plus vite (coucou Cytotoxin aussi) mais bien un défilé du manuel du death metal saupoudré de brutalités et de technique (pouvant rappeler parfois un Legion). La différence peut paraître congrue, pourtant elle est hautement importante. Bascule d’un monde axé sur la virtuosité vers une existence plus passionnelle. Le type de death technique qui me parle.


Aussi sans grande surprise cet Exomia se trouve être un mets de choix dans la catégorie death metal en général. Suffisamment proche des préceptes antiques de violence et de lourdeur, il apporte la modernité par ses touches techno-dissonantes. Sans révolution, voici une belle brique à l’édifice de la mort.





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