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CHRONIQUE PAR ...

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Kroboy
Cette chronique a été mise en ligne le 01 juin 2021
Sa note : 14.5/20

LINE UP

-Ecki Singer
(chant)

-Uli Holzheimer
(guitare)

-Chris Alexander
(guitare)

-Dodo Schmidt
(claviers)

-Daniel Saffer
(basse)

-Simon Michael
(batterie)

TRACKLIST

1)Wings of Eternity
2)Miracle
3)The Flight of Icarus
4)The Taste of Sin
5)My Inner Demon
6)Tears of Pain
7)In the Desert
8)Kingdom of Sand
9)Full Moon
10)Serenade of Wind
11)The Dark Storm
12)Slowly

DISCOGRAPHIE


Silverlane - My Inner Demon
(2009) - heavy metal mélodique power metal - Label : Drakkar Entertainment



Dans une chronique, l'introduction, c'est important. Ca permet de donner le ton, de placer une anecdote marrante, de glisser un trait d'humour… Bref, c'est le moment où le chroniqueur se fait un petit plaisir perso. Mais des fois, face à un album d'un groupe inconnu, qui ne présente pas d'aspérités particulières, c'est la vraie galère. Car même sans le moindre angle d'attaque, il faut quand même se débrouiller pour trouver un truc et tricoter quelques lignes pour remplir les impératifs fixés par la direction. Ah c'est pas facile tous les jours…

Bon ben voilà, l'intro, mine de rien, c'est fait. On va peut-être pouvoir passer au principal : l'album en lui-même. Un album qui commence fort grâce à "Wings of Eternity" (oui, le titre ne transpire pas l'originalité, une constante sur l'album), un titre rapide qui fait penser à du Angra. Les nostalgiques d'Andre Matos peuvent se rasseoir : c'est plutôt la facette « germanique » du groupe, correspondant à l'arrivée d'Edu Falaschi et du bûcheron Aquiles Priester, qui est mise à l'honneur ici. La mise en avant du clavier sur une base power/speed classique rappelle fortement un titre comme "Spread Your Fire", qui ouvrait brillamment Temple Of Shadows. Cette brillante entrée en matière n'est toutefois pas vraiment représentative de l'album. On dénote assez peu de titres rapides, puisque seul "Full Moon" (puisque je vous dis que les titres sentent le réchauffé !) vient s'ajouter sur la liste, allant piocher cette fois du côté du répertoire d'Helloween. Pas le Helloween épique des Keepers, mais celui de l'ère Deris, capable de pondre des titres courts et inoffensifs, mais aux mélodies tellement évidentes et diablement entêtantes, comme "Power" ou "I Can". Un savoir-faire qu'on retrouve sur d'autres titres comme "Miracle", qui donne lui aussi dans le heavy light, du heavy-FM en quelque sorte !

Mais alors, de quoi est composé le reste de l'album du coup ? Simple : de mid tempos bien dans la tradition power metal, alliant le côté carré d'un Brainstorm aux arrangements mélodiques et soignés de Kamelot. S'il y a bien un point qui peut paraître déroutant au départ, c'est le côté un peu lisse de l'ensemble, qui manque singulièrement de fantaisie. À commencer par le chant d'Ecki Singer, qui reste cantonné à un registre très classique pour le genre : medium avec quelques montées (maîtrisées, forcément) dans les aigus, mélodique avec quelques pointes d'agressivité de temps en temps histoire de varier un peu, rien de neuf sous le soleil. Une sorte d'Andy B. Franck en moins puissant, mais en un peu plus lyrique (sur la ballade "Slowly" notamment. Les compos, elles aussi, ne sortent que très rarement des sentiers battus, respectant scrupuleusement le cahier des charges du genre. Du coup, Silverlane donne l'impression d'être un élève studieux qui a bien appris sa leçon, mais cette absence de personnalité et de prise de risques a tendance à jouer contre lui lors des premières écoutes. Heureusement, le groupe a trouvé la meilleure des parades pour inverser la tendance : se montrer irréprochable sur la qualité des compos. Car ces 49 minutes passent très vite, et elles ont un goût de reviens-y bien affirmé.

Le principal atout de Silverlane par rapport à la concurrence, c'est son excellente utilisation des claviers. Et croyez-moi, étant généralement très sceptique devant l'utilisation à outrance de cet instrument dans le heavy, jamais je n'aurais cru écrire une telle chose ! Silverlane en a une approche très cinématographique, comme en témoigne l'interlude de 2 minutes "Serenade of the Wind", la longue intro de "The Dark Storm". Les arrangements sont riches sans être indigestes ("My Inner Demon", "The Dark Storm"), et les sonorités sont choisies avec une grande justesse dans l'ensemble. Même la ballade claviers/voix "Slowly", exercice assez casse-gueule en général, est très réussie, plus que l'autre ballade "Tears of Pain" qui s'avère un peu trop sirupeuse, dans la musique comme dans les paroles. L'autre point fort des Allemands, c'est lorsqu'ils mettent l'accent sur un power metal faisant cohabiter grosse rythmique et claviers instaurant des ambiances assez sombres. Je pense à des titres comme "My Inner Demon" ou le evil "Kingdom of Sand", qui figurent parmi les temps forts de l'album et qui rappellent ce que Brainstorm proposait sur un album comme Soul Temptation. En outre, le contraste avec des titres plus légers comme "The Dark Storm" ou "The Flight of Icarus" permet d'apporter une variété fort appréciable.


Drôle d'album que ce My Inner Demon. Alors qu'au départ, tout semblait indiquer qu'on allait avoir affaire à un énième groupe de power sans saveur, le jugement final est nettement catégorique. Certes, Silverlane ne brille ni par son originalité, ni par son goût du risque (le groupe reste cantonné sagement à la piste verte) ; mais au moins il a l'intelligence de suivre à la lettre, sans se disperser, la mission qu'il s'était fixé : délivrer un bon album de power metal, puissant et mélodique. Objectif atteint, et avec les honneurs.


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