CHRONIQUE PAR ...

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Eudus
le 30 mai 2023




SETLIST

Ghost :

Kaisarion
Rats
Faith
Spillways
Cirice
Hunter's Moon
Jesus He Knows Me
Ritual
Call Me Little Sunshine
Con Clavi Con Dio
Watcher In The Sky
Year Zero
He Is
Miasma
Mary On A Cross
Mummy Dust
Respite On The Spitalfields

Rappel:
Kiss The Go-Goat
Dance Macabre
Square Hammer

Spiritbox :

Rule Of Nines
Hurt You
Yellowjacket
Rotoscope
The Void
Secret Garden
Circle With Me
Holy Roller
Hysteria

AFFILIÉ

Ghost
Paris - Zénith
(22 août 2014)
Hellfest (Clisson)
(23 juin 2013)

26 mai 2023 - Lille - Zénith


Ghost_-_Spiritbox_Lille_-_Zenith_20230526

Petit évènement en ce mois de mai 2023. Ghost effectue une tournée française avec un stop au Zenith de Lille. Votre serviteur ne pouvait pas manquer ça ! Surtout avec les prometteurs canadiens de Spiritbox en guests. Les deux groupes ont livré une prestation remarquable pour une soirée mémorable.

Pour cause de longue file d’attente, je rate l’essentiel du set de Lucifer, qui avait la tâche d’ouvrir la soirée. Confortablement installé en tribune et très bien placé (merci Gérard Drouot production), il ne me faut que quelques minutes avant l’entrée en scène de SPIRITBOX. Le quatuor, mené par la vocaliste Courtney (qui a abandonné ses cheveux bleus) livre ce soir une prestation puissante et énergique. La jeune femme alterne screams hardcore et chant clair. Si ce dernier n’est pas toujours optimal (comme sur le single "Secret Garden") côté screams la demoiselle s’en sort avec les honneurs. La setlist est parfaitement équilibrée entre les tubes issus de Secret Blue ("Hurt You", "Yellowjacket", "Circle With Me", "Holy Roller") et les singles plus récents comme l’excellente "Rotoscope" ou "The Void"). Côté scène, le décor est minimaliste (celui de Ghost, déjà prêt, prenant beaucoup de place) mais le jeu de lumière en adéquation avec la musique du combo. Le quatuor doit également composer avec le pied cassé de Josh (guitariste et chant) mais qui ne l’empêche pas de jouer. Enfin Courtney nous gratifie de sa joie de voir un public majoritairement féminin, ce qui selon elle, n’arrive quasiment jamais. Au final Spiritbox offre une prestation solide, maîtrisée et qui semble conquérir une partie du public. Les Canadiens confirment les espoirs placés en eux.
Après trente longues minutes de préparation, Tobias Forge et ses Nameless Ghouls débarquent sur scène sous les acclamations du public, venu en nombre, le show étant sold out. Par ailleurs, beaucoup de spectateurs étaient grimés en Pape Emeritus. Le set commence par l’opener du dernier album en date, Impera, à savoir "Kaisarion", hymne hard rock sentant bon les années 1980. Le public est réceptif et les Suédois vont enchaîner les tubes efficaces en début de show histoire de mettre l’ambiance. Ainsi "Rats" et "Faith" font clairement effet et les spectateurs ont déjà pris fait et cause pour GHOST. Autant le dire de suite, le show se révèle quasi parfait à tous les niveaux. La mise en scène est magnifique (avec un décor représentant trois vitraux avec une version différente de chaque Pape Emeritus ayant vu le jour au gré des sorties studios du groupe). Le jeu de lumière s’avère savamment pensé, varié, coloré, sombre. Les techniciens en charge de cette partie savent clairement faire leur boulot, encore un bon point. On a également le droit aux traditionnels effets de fumée et autres pyros et confettis. Autre atout de la soirée, la présence de pas moins de huit Nameless Ghouls (dont trois guitaristes, mais aussi des choristes et autres percussionnistes, claviéristes, etc.) ce qui rend les compositions des Suédois bien plus heavy qu'en version studio, étant donné qu’il n’y a pas de samples au programme. L’exemple le plus frappant étant sur l’excellente "Watcher In The Sky" qui prend une toute autre dimension en live.
Impera est largement représenté ce soir avec six occurrences, où seul "Call Me Lille Sunshine" me laisse sceptique en live. Belle surprise avec la présence du titre de clôture, "Respite On the Spitalfields" en fin de set (avant rappel), titre qui prend tout son sens en live. Pour le reste, Ghost puisera dans tout son répertoire avec de grands classiques qu’on ne présente plus ("Ritual", "Con Clavi Con Dio", "Year Zero", "Cirice", "Square Hammer") et quatre extraits de Prequelle, cet album à tubes (meilleure livraison du groupe à mon humble avis) qui sont encore plus efficaces en live ("Dance Macabre", "Miasma", "Faith", "Rats") mais également les deux singles de 2019, "Kiss he Go-Goat" et "Mary On A Cross". Une setlist quasi parfaite sans temps faibles. On note qu’à l’applaudimètre, "He Is", "Year Zero" et "Dance Macabre" semblent gagnantes). Quant au Maître de cérémonie, Tobias Forge, ne mentons pas, vocalement, c’est compliqué par moment, cependant on ne peut rien enlever à son talent de frontman. Causant mais pas trop, énergique, régulièrement en interaction avec les Nameless Ghouls, il excelle dans l’exercice et nous propose au fil de la soirée divers costumes (dont un particulièrement de mauvais goût en forme de chauve-souris sur "Cirice") dont une veste disco années quatre-vingts sur le rappel. Vingt titres, des tubes, des classiques, une mise en scène sublime, des effets à gogo, un leader impliqué, des musiciens nombreux et surtout talentueux, font de ces presque deux heures de show un excellent moment, comme on aimerait en avoir plus souvent.


Le public lillois ne s’y est pas trompé en venant nombreux voir Ghost, le show fut remarquable (bien aidé également par la solide prestation de Spiritbox). Il n’est pas étonnant de voir le groupe suédois auréolé de plus en plus de succès au fil des années avec des shows d’un tel acabit. Une soirée qu’il ne fallait pas manquer.


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