CHRONIQUE PAR ...

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Shamash
le 10 mars 2026




SETLIST

Napalm Death :

Instinct of Survival
Strong-Arm
Continuing War on Stupidity
Everyday Pox
Contagion
Plague Rages
Narcissus
Throes of Joy in the Jaws of Defeatism
When All Is Said and Done
Amoral
I Abstain
Practice What You Preach
Mentally Murdered
Dead
Suffer the Children
Greed Killing
Incinerator (Slaughter cover)
Scum
Moral Crusade
You Suffer
Nazi Punks Fuck Off (Dead Kennedys cover)
Persona non grata
Smear Campaign

Whiplash :

Last Man Alive
Killing on Monroe Street
Spit on Your Grave
Red Bomb
The Burning of Atlanta
Walk the Plank
Sword Meet Skull, Skull Meet Sword
Spiral of Violence
Power Thrashing Death

The Varukers :

How Do You Sleep?
Led to the Slaughter
Die for Your Government
Murder
Tortured by Their Lies
Nothings Changed
Massacred Millions
Deadly Games
Allegiance to None
Damned and Defiant
Persistant Resistance
All Systems Fail
Endless Destruction Line
I Don't Wanna Be a Victim
Protest to Survive

Dopelord :

The Chosen One
Hail Satan
Headless Decapitator
Reptile Sun
Doom Bastards

AFFILIÉ

Napalm Death
Clisson - Hellfest
(23 juin 2007)
Béthune - Le Poche
(10 mai 2018)
Paris - Trabendo
(21 novembre 2014)
Wacken
(03 août 2007)
Paris - La Locomotive
(13 mai 2008)
Wacken Open Air (wacken)
(31 juillet 2009)

Whiplash
Hellfest (Clisson)
(18 juin 2011)

22 février 2026 - Black Lab Wasquehal


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En ce dimanche d’hiver au Black Lab, les murs du club nordiste s’apprêtent à recevoir un véritable monument : la tournée Campaign for Musical Destruction. Depuis désormais plus de trente ans, Napalm Death s’entoure de formations et sillonnent les routes pour des soirées placées sous le signe de la virulence musicale.

La soirée s’ouvre dans une lente progression. Les Polonais de DOPELORD installent d’emblée une atmosphère de messe noire stoner. Le Black Lab vibre tandis que résonnent les premières nappes de "The Chosen One". Le riff est colossal. Les têtes oscillent déjà dans un headbang lent. Le public se laisse bercer par cette puissante entrée en matière. Puis vient "Hail Satan", hymne doom pour le moins efficace. Les guitares sont grasses et saturées, mais jamais désagréables. Le son est d’ailleurs excellent et rend les titres interprétés encore meilleurs que sur album. Un groove hypnotique avale la salle entière, qui se laisse convaincre par la prestation du quatuor. Le frontman, Paweł Mioduchowski joue les maitres de cérémonie, tout en sobriété. Lorsque "Doom Bastards" achève la prestation le Black Lab prend conscience de la qualité du concert qu’il a accueilli. Et il y a fort à parier que les curieux, connaissant mal Dopelord, iront découvrir la discographie des Polonais. Une excellente entrée en matière.
Changement radical de style. Là où Dopelord invoquait la lenteur, THE VARUKERS choisissent l’impact immédiat. Pas de transition : une attaque frontale. La batterie explose en d-beat et la salle bascule instantanément dans le chaos punk. Les vétérans britanniques arrivent avec la rage intacte des années quatre-vingt. Dans la fosse, les premiers pogos éclatent. Chaque morceau est une décharge de colère. Les guitares laissent exploser des riffs courts et acérés, tandis que la batterie frappe sans relâche, accompagnée par une basse qui claque. Anthony « Rat » Martin, au chant, harangue la foule. Ses refrains deviennent des slogans scandés par la fosse, comme sur "Nothings Changed" ou "I Don't Wanna Be a Victim". Quand The Varukers quittent la scène, je me rends compte qu’une petite dose de punk, bien placée, fait parfois beaucoup de bien.
Troisième groupe, troisième style. WHIPLASH s’avance, entendant ajouter une dose de thrash. Je suis assez friand de ce genre musical sur scène, car, s’il peut s’avérer simpliste et peu original, il a le mérite de générer de bonnes réactions et une énergie souvent bienvenue. Autant l’avouer sans ambages, j’ai été pour le moins déçu. Connaissant mal la formation, je n’ai pas compris le statut qu’elle avait obtenu. Je trouve que les riffs manquent de virulence, d’agressivité et je ne suis jamais rentré dans l’univers des États-uniens. Malgré la bonne humeur affichée par William Winton, bassiste de son état, l’ensemble m’a paru plat et peu inspiré. Pourtant, le groupe emmené par Tony Portaro a sans conteste su trouver son public, heureux du concert offert. Tant mieux pour eux.
Les lumières tombent. Un grondement monte de la foule. Puis l’explosion. NAPALM DEATH surgit et déclenche immédiatement l’apocalypse avec "Instinct of Survival". La fosse implose. Barney Greenway traverse la scène comme un possédé, micro serré dans le poing, crachant ses paroles avec une intensité quasi physique. "Strong-Arm" et "Continuing War on Stupidity" enchaînent la charge. La batterie martèle, les riffs déchirent l’air. "Contagion" ralentit le tempo, mais l’ensemble demeure très consistant. Les classiques tombent ensuite comme un déluge : "Suffer the Children", "Scum", puis l’inévitable "You Suffer", joué en un éclair de quelques secondes, sans oublier "Nazi Punks Fuck Off" et sa dédicace aux dirigeants du RN. Finalement peu de surprises. Napalm Death est somme toute assez classique et attendu. La seule différence vient de l’absence, temporaire aux dires de Barney, de Shane Embury.


Quand les lumières se rallument, la salle est trempée de sueur et d’adrénaline. Ce soir, le Black Lab a eu l’honneur de recevoir une affiche aussi bigarrée que réussie. Doom brumeux, punk insurgé, thrash et grind cataclysmique se sont succédé avec bonheur. Une soirée qui restera dans les mémoires.


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