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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 17.5/20

LINE UP

-Neal Morse
(chant+guitare+claviers)

-Alan Morse
(guitare+violoncelle)

-Ryo Okumoto
(claviers)

-Dave Meros
(basse)

-Nick D'Virgilio
(batterie)

TRACKLIST

1)At the End of the Day
2)Revelation
3)Thoughts (Part 2)
4)All on a Sunday
5)Goodbye to Yesterday
6)The Great Nothing
- i. From Nowhere
- ii. One Note
- iii. Come Up Breathing
- iv. Submerged
- v. Missed your Calling
- vi. The Great Nothing

DISCOGRAPHIE

The Light (1995)
V (2000)
Snow (2002)
Spock's Beard (2006)
X (2010)
The Oblivion Particle (2015)

(2000) - rock prog - Label : Inside Out Music



Aïe aïe aïe ! Ca y est, le grand moment que je redoutais tant est arrivé, faire la chronique d'un groupe de prog. Car avec tous ces monsieurs spécialistes ès-prog ou peu s'en faut, je sens que j'ai pas du tout la même sensibilité d'approche de cette musique. C'est que le bourrin qui écoute du black metal a pas vraiment les mêmes canons musicaux que les fans de prog. Hop, fin de cette ennuyeuse parenthèse inutile.

Spock's Beard est donc un groupe de rock progressif (et non pas de metal progressif comme Dream Theater l'adulé) et d'après mon père qui a bien connu les années 70, quand il a entendu ça , il m'a dit " Tiens, t'écoutes du Genesis maintenant ? " donc j'en déduit que les influences du groupe sont assez parlantes et présentes. Bon cet album ? C'est leur cinquième comme l'indique son titre V. Il paraît que ceux d'avant étaient très bon, mais je n'en sais rien car je les ai pas et qu'en plus ce fut le premier disque de prog que j'ai jamais acheté (achat motivé par des critiques dithyrambiques). Il s'ouvre par "At the End of the Day". 16min de bonheur. Un refrain magnifique («At the eeeeeend of the daaaaaaaaaaay») et une musique toujours énergique et joyeuse. Car ce qui fait la Spock's touch, c'est avant tout cette joie qui émane de la musique. Ensuite c'est bien évidemment la qualité des compositions toutes fantastiques ajoutées à des musiciens tous multi-instrumentistes achevés pour varier les plaisirs avec néammoins toujours un instrument de référence. Et au final c'est une maîtrise technique impeccable qui finit de vous convaincre. Il suffit d'écouter le solo de basse sur ce "At the End of the Day" pour se dire que Dave Meros est un putain de bassiste. La guitare est par contre très peu présente, ou alors très discrète, mais bon Alan Morse (oui, le frère de) a du violoncelle à faire aussi. Et Mr Nick D'Virgilio à la batterie, s'il n'a pas la classe d'un Mike Portnoy, assure un plus que minimum plus que syndical. Ajoutez le jap' de service Ryo Okumoto au " Hammond Organ " plus claviers et bien évidemment Neal Morse, compositeur principal et quasi unique, aux synthés et à la guitare sèche. Et voilà, vous avez la formule de la réussite.

Car si on fait un saut sur "Thoughts (Part II)", on sent que l'harmonie qui se dégage du combo est à la base de tout. Ecoutez un peu les moments où tous chantent de concert ... c'est juste sublime. En plus la chanson propose une guitare sèche magnifique ainsi qu'un passage où basse et batterie livrent un solo exceptionnel. Bon ok, je m'y connais pas trop, mais je fais que rendre ce que mes oreilles me disent. Petit saut encore (quelle chronique sportive !) direct à "Goodbye to Yesterday", la ballade de l'album. Un calme olympien s'en dégage et il est dangeureusement contagieux tant il est diaboliquement bien orchestré. Enfin, passage au pavé de l'album, "The Great Nothing", 27min de grande classe. Une intro avec un bruit assez bizarre puis la guitare sèche qui glisse de corde en corde d'une manière très fluide. Puis la magie entre en action. Les claviers sont douceureux (caractéristiques du groupe) mais pas mièvres. Neal chante toujours accompagné, c'est beau. Puis on change d'ambiance pour cette chanson découpée en 6 parties, c'est la partie dominée par la guitare sèche, auquel s'ajoutent progressivement (ah ah!) le piano puis la basse et la batterie. Ensuite petit passage qui donne l'impression d'un gros scratch avec une ligne de basse redondante mais planante. Cela introduit le solo du clavier.

Ils sont vraiment très forts ces gars. Les 27min du Grand Rien partent dans tous les sens (c'est du moins l'impression que ça donne) et pourtant on arrive à suivre la trame musicale. Et le chant est beau, et les claviers sont beaux, et la basse est belle, et la batterie est belle, et les violoncelles sont beaux. En tout cas, les changements de rythmes, les arrêts pour repartir sur complètement autre chose sont fréquents et finalement pas déroutants pour un sou. Ils donnnent une structure à la chanson (d'autant plus que certains " refrains " reviennent 2-3 fois dans la chanson comme pour prouver son unité) et l'assurance de ne pas entendre la même chose pendant 27min, ouf ! A noter en info de dernière minute, un solo de guitare à 17' qui démontre les qualités de Alan Morse. Un album bougrement rempli qui ne comporte aucun point faible et possède des énormes points forts. Ca a été suffisant pour me faire chavirer et je ne regrette pas d'autant plus que même après plus d'un an d'écoute, certes pas acharnée, j'ai toujours mes petites surprises qui guettent au coin de mélodie et le bonheur de découvrir que chaque seconde est intacte. Remarquez, il semble difficile de s'en lasser. Ainsi s'achève cette première chronique prog et je sens bien que c'est pas mon domaine. Mais je me devais de rendre hommage à ce groupe qui m'a fait décourvrir le prog et dont je pense toujours qu'il est le meilleur (oups ! Pas taper Lord stp).


Mamamia, V c'est à écouter pour tout amateur de prog, de rock ou de musique joyeuse et plus encore.


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