Sybreed

Entretien avec Ben (chant), Drop (guitare), Kevin (batterie) (3ème et dernière partie) - le 24 avril 2008

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Gazus

Une interview de




Sybreed_20080424

Les membres de Sybreed sont des mecs sympas, ouverts, sérieux quand il faut mais qui aiment tout de même bien déconner. Les deux premières parties (disponibles ici pour la première et ici pour la seconde)de cette interview (46 minutes 43 secondes) vous l'avaient sûrement déjà fait deviner. Cette troisième partie résume un peu tout. Ou comment partir d'un sujet sérieux pour glisser vers le n'importe quoi.


Gazus : Voici venir le moment un peu sérieux de l'interview. La condition de musicien professionnel en France n'est pas ce qu'il y a de mieux en ce moment...

Ben : (ironique) C'est quoi un musicien pro ?

Drop : Je ne sais pas. (rires)

Gazus : C'est un peu ça, oui. Chez les Éternels, nous avons appris par exemple que des groupes comme Gojira ont des problèmes d'argent, que le chanteur d'Aqme se noie dans ses factures (voir interview), etc. La situation en Suisse est-elle différente ?

Drop : En ce qui me concerne, je ne dirai que ceci : « Merci Maman, merci Papa. » (rires)

Ben : Et merci boulot, comme tout le monde en fait. (rires) Plus sérieusement, concernant la Suisse, il faut dire qu'il n'y a aucun statut d'artiste. Rien.

Drop : En Suisse, tu ne peux pas être musicien et être considéré comme pro à la fois, ni être payé pour faire de la musique. À part peut-être si tu t'appelles... Henri Dès... il était Suisse je crois, non ? (approbation des autres). Stephan Eicher aussi. C'est très difficile de faire de la musique dans ce pays. Il y a bien Samael ou Young Gods qui s'en sortent, mais sinon... Il y a Stress qui officie dans le hip-hop et qui va, à mon avis, bien s'en sortir, étant donné qu'il est double platine, mais sinon... En ce qui me concerne, devenir musicien professionnel n'est pas mon but. Si un jour nous voulions nous diriger dans cette voie, cela passerait sûrement par la France, étant donné que nous avons deux Français dans le groupe, plutôt que la Suisse. Pour résumer, c'est encore pire en Suisse.

Ben : De plus, je pense que si nous voulions absolument vivre de notre musique, la solution serait simple : nous vivrions aux États-Unis et nous tournerions là-bas toute l'année. C'est comme ça que les groupes américains s'en sortent. Ils sont tout le temps en tournée aux États-Unis, ils empilent les dates, mais au final c'est plus ou moins la même situation pour tout le monde, surtout dans le metal. À l'heure actuelle je ne vois pas comment nous pourrions vivre de la musique avec Sybreed à part vendre plein plein d'albums. Au final nous sommes obligés de bosser. Pour ma part, j'ai un bon boulot qui me sert à financer un peu le groupe, je ne prends pas de vacances, les autres font comme ils peuvent... C'est sûr que c'est chiant en fait : le statut de musicien, c'est un peu la dernière des merdes au niveau de l'échelle sociale...

Drop : Exactement, les gens demandent : « Ah oui mais t'as un métier sinon ? Tu fais quelque chose de vrai ? » - « Ben oui, je fais de la musique... » - « Oui mais en vrai ? »

PhotoGazus : Kevin, j'avais lu que tu comptais devenir batteur professionnel...

Kevin : Je suis né avec des baguettes dans les mains, on me les a données à ma naissance. (rires) J'ai commencé la batterie à l'âge de quatre ans, je n'ai jamais voulu faire autre chose sinon jouer d'un instrument. Et ça ne s'annonce pas évident. Je sais que je vais devoir évoluer dans plusieurs sphères différentes, ne pas me restreindre au metal et ne jouer que ça. Comme je le disais tout à l'heure (voir la seconde partie de l'interview), je suis percussionniste, j'ai même animé des cours de danse africaine... Je veux être musicien, pas uniquement batteur.

Ben : Et je l'encourage, il faut qu'il se dirige vers cette voie. Il a la chance d'avoir un instrument dont il sait se servir pour pouvoir au final en vivre : faire de la session d'enregistrement et d'autres choses encore. Se diversifier est le seul moyen de s'en sortir...

Kevin : Il y a du bon partout et il faut le saisir, rencontrer le plus de gens possibles, jouer le plus possible et ainsi de suite. Je pense que petit à petit les choses se feront, il n'y a pas de raison que ça ne marche pas, tant que l'on s'en donne les moyens et que l'on travaille le plus possible en ce sens.


Ben : Maintenant, si tu me demandais de dire aujourd'hui : « Faites de la musique », je répondrais : « Non, faites des études, trouvez-vous un job bien payé et ne vous cassez pas le cul, ça n'en vaut pas forcément la peine... » Bon, il y a quand même des récompenses immenses, comme celle de sortir des albums, avoir la chance de faire des lives qui laisseront un excellent souvenir, toutes sortes d'expériences qui n'arrivent pas dans une existence « normale », enfin classique. Mais au final, le musicien est considéré comme de la merde. Les exemples que tu as cités, de même que les types qui sont endettés jusqu'au cou, le prouvent, je trouve. C'est un peu comme ça : les gens attendent du musicien qu'il fasse de la musique afin d'en tirer du plaisir, mais ne veulent pas payer pour ça. Ou plutôt ne pas considérer le musicien comme quelqu'un à part entière qui exerce un vrai métier. Il n'y a pas de boulot que je connaisse qui soit plus tuant que la musique. Tu vis avec ça tout le temps, ça vient, tu deviens une sorte de drogué. C'est peut-être pour ça qu'il y a eu plein de musiciens et encore aujourd'hui qui finissent complètement défoncés à quelque chose... c'est une vie qui ne veut rien dire. En même temps, je ne me plains pas. Avec ce que nous faisons, nous avons vécu des moments que nous n'aurions jamais vécus ailleurs. Maintenant il y a l'aspect social qui n'est pas toujours très reluisant, tu es toujours obligé de te démerder, même si tu as en contrepartie un espace de liberté que tu n'aurais pas dans une vie normale où tu te trouverais un boulot, où tu fonderais ta petite famille et ainsi de suite. Une vie dont tu connais le chemin de ta naissance à ta mort, où tout est tracé avec même des feux de signalisation. Je pense que l'on peut dire que c'est un peu le prix de la liberté et que pour jouir de cette liberté il faut avoir à emprunter des sentiers qui sont plus difficiles que d'autres, des sentiers non balisés. Ensuite il faut voir si tu tiens le choc, si tu arrives à aboutir à quelque chose, si tu as de la chance et que ton groupe a un peu de succès. Bref. Voilà. (soupire et sourit)

Gazus : Parlons un peu d'un groupe nommé Celldweller. La musique de Celldweller est assez proche de celle de Sybreed par certains aspects, notamment ce mélange d'électronique parfois industriel, un peu drum'n bass, et de metal, même si contrairement à Sybreed le tout sonne plus néo... (cherche ses mots) voire plus « accessible »...

Drop : (l'interrompt) Beaucoup plus commercial aussi.

Gazus : Exactement. En bref, la musique de Sybreed, comme celle de Celldweller peut bien se prêter au jeu du remix. Drop, que penses-tu de la démarche de Klayton de Celldweller, de proposer aux fans les pistes éclatées en téléchargement, afin que ceux-ci puissent remixer les morceaux concernés ? Que penses-tu de l'idée de faire la même chose pour Sybreed ?

Drop : C'est quelque chose qui est très bien, mais je ne le ferais pas au même niveau que lui. Si je lance un concours de remix, je vais perdre pas mal d'argent contrairement à Klayton, qui a son site bien fait, une équipe qui bosse avec et derrière lui, sans compter le fait que tu gagnes des prix qui valent tout de même assez cher, ce qui fait que nous ne pourrions pas vraiment organiser un tel concours avec des prix...

Gazus : (l'interrompt) Pas forcément avec des prix. Je pensais plutôt à quelque chose comme proposer une matière à remixer.

Drop : Oh et bien pour ça, il suffit juste de m'envoyer un mail (voir le site du groupe) et j'enverrai les pistes selon les désirs du demandeur, pas sur n'importe quel morceau par contre. Ensuite, il faut que j'écoute le résultat et évidemment, je me réserve le droit d'autoriser ou non sa diffusion. Si le remixeur a fait n'importe quoi, je ne vais évidemment pas accepter que ce soit diffusé. Et si le résultat est bon, ce serait intéressant que ce soit utilisé pourquoi pas sur disque ou bien sur le site. En tout cas il est clair que ça m'intéresserait beaucoup que des gens fassent des remixes des titres de Sybreed, il y en a déjà deux ou trois qui nous ont fait quelque chose de cool.
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Ben : Nous avons eu par exemple un remix de "ReEvolution" en version EBM qui tape drôlement bien. Une version dancefloor vraiment bonne. C'est un groupe suisse qui s'appelle Back 13. J'imagine bien un petit "Dynamic" version bossa nova... (rires) Je serais assez content d'avoir des remixs de Sybreed, que des gens en aient le désir. Que ce soit à haut ou à plus petit niveau, que ce soit un Rhys Fulber qui nous décortique un morceau ou que ce soit un gars qui fasse de l'électro en amateur et qui ait envie de nous remixer. Je trouve que c'est une démarche très intéressante. Par exemple Drop a fait des remixes de Celldweller, deux je crois (approbation de Drop et Gazus) et est même arrivé second au dernier concours. Ce sont des exercices qui sont vraiment très cools, étant donné que tu vois le morceau qui se transforme au fur et à mesure, qui prend une autre sensibilité... Bon, ensuite, lorsque tu écoutes le remix que Drop a fait de Celldweller, tu te dis « Waouh, trop cool ! On a un super morceau de Sybreed ! » Ah oui c'est cool, on ne peut même pas réutiliser les riffs ! 'chier... (rires)

Drop : Ah oui, tout ce qui est fait dans le cadre du concours de Celldweller ne peut pas être réutilisé pour soi. Même si j'ai composé les riffs, étant donné que je les lui ai « donnés », je ne pourrai pas les réutiliser où que ce soit. Bon, je « pourrais », mais je les aurais bien changés entretemps, histoire que ça ne se reconnaisse pas (rires).

Gazus : Dernière question de l'interview, probablement la plus sérieuse : avez-vous écouté le dernier Ultra Vomit ?

Ben : J'ai écouté des morceaux, j'ai trouvé ça... fun. J'ai beaucoup aimé "Darry Cowl Chamber" d'ailleurs, très bon morceau ! (se tourne vers Drop) C'est Coal Chamber avec l'accent de Darry Cowl, c'est sympa... Bon je n'ai pas tout écouté mais c'est assez intéressant. J'ai l'impression qu'il y a une grosse hype autour d'Ultra Vomit en France, ces derniers temps. Maintenant, après avoir écouté Carnival In Coal il y a plusieurs années, Ultra Vomit ne m'a pas fait un effet super formidable... même si j'aime bien et qu'ils ne jouent pas vraiment dans la même catégorie. Je préférerai toujours un truc comme Carnival In Coal que je trouve beaucoup plus tordu. Ultra Vomit, c'est marrant, super bien foutu, du bon metal pour faire la fête, mais ça manque du côté tordu qui est présent sur un Viva La Vida de Carnival où le maximum de gayitude se marie au black metal le plus dégueu... Je trouve tout de même Ultra Vomit intéressant, bien qu'après ce ne soit pas forcément dans ma sensibilité musicale. En revanche, les morceaux que j'ai écoutés sont vraiment bien faits, ces mecs envoient.

Drop : Effectivement, c'est bien foutu, les mecs ont de bonnes idées et c'est bien drôle. Lorsque tu veux être drôle il vaut mieux que ça soit bien foutu et non pas que ça ne soit qu'un truc con... mais ça n'est pas spécialement mon truc. Mais ça n'empêche évidemment pas que c'est bien fait. Je ne peux que respecter ce qu'ils font, mais je n'irai pas acheter le disque, je pense. Mais je trouve ça drôle.

Ben : (à Drop) On s'en fout, on n'a qu'à le demander à Listenable.

Drop : C'est vrai ça, ils ne nous l'ont toujours pas envoyé. Laurent, envoie-nous le disque ! Quatre disques. (rires)

Ben : Ceci est un message personnel pour notre boss : (crie) Envoie-nous les disques ! Enfin bon, voilà, Ultra Vomit est un groupe dont tu ne peux pas dire « Ouaaaais naaaan c'est d'la merde ! » étant donné qu'ils font quelque chose qui tient la route musicalement.

Drop : (l'interrompt) Ça oui, ils font bien leur truc. Lorsque j'écoute, je me dis « Tiens c'est bon, ils ont pensé à ça, c'est une bonne idée, c'est marrant, c'est drôle ». Parce que bon, tu peux faire n'importe quoi. Par exemple, j'ai un groupe dont je dirai pas le nom, vu que je ne suis pas censé dire que je joue dedans, c'est pareil, mais c'est beaucoup moins drôle, tout simplement parce que je fais n'importe quoi pour faire n'importe quoi.

Ben : À la différence d'Ultra Vomit qui font une sorte de n'importe quoi extrêmement bien canalisé et c'est là qu'on voit la différence : ces mecs jouent de la musique, ils font du rock avec humour. Bon nous ne sommes pas vraiment comme ça, bien que nous aimions ce qui est tordu dans le domaine de la musique. Nous sommes juste tordus, même. Nous avons un humour déjà bien personnel et particulier. Je peux t'assurer que les deux mecs à ma droite et à ma gauche sont des fous furieux, quant à moi je suis le roi des blagues d'humour noir qui ne font pas rire. J'ai parfois l'impression que nous sommes des black métalleux déguisés en gentils gars en fait.

Drop : En tout cas nous ne sommes pas de gentils gars déguisés en black métalleux. (rires

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Gazus : Comme la majorité des black métalleux en fait.

Drop : Tout à fait, ce sont bien souvent de très gentils gars. Des petits gars tous sympas... à part les Norvégiens. (rires)

Ben : En tout cas, c'est vrai que la majorité des amis que j'ai en dehors de Sybreed - j'en ai quelques-uns, je suis misanthrope c'est vrai, mais tout de même - sont des gens... tordus, oui. Donc au final, l'humour « pouet pouet » va nous faire rigoler, mais nous ne sommes pas spécialement dans le trip fête de la bière et tout ce genre de trucs. Pour en revenir à Ultra Vomit, c'est un très bon groupe français, ils sont très respectables et je préfère carrément ce qu'ils font à ce que fait par exemple Gronibard...

Drop : C'est un peu ce que j'allais dire. Si on devait comparer Carnival In Coal, Gronibard et Ultra Vomit, je pense qu'Ultra Vomit ils sont mieux.

Ben : Ah nan, je ne suis pas d'accord. Je positionne Carnival In Coal en premier.

Drop : Ah ben pas moi.

Gazus : L'une des forces sinon la force de Carnival In Coal est vraiment l'utilisation de mariages musicaux contre nature, tandis qu'Ultra Vomit jouent plus sur les clichés en y ajoutant tout un côté parodique.

Drop : J'ai tout de même acheté un disque de Carnival In Coal une fois, je précise.

Ben : Lequel ?

Drop Il est blanc, il y a des petits machins dessus...

Ben et Gazus : (simultanément) Ce n'est pas le meilleur !

Drop : Je sais, le meilleur est le premier, avec le morceau qui parle des huîtres, que j'aime bien.

Ben et Gazus : Il est sur Viva La Vida, oui. C'est "Yeah, Oystaz".

Ben : C'est vrai que si je devais faire une classification, bien que Carnival In Coal n'existe plus, ce serait Carnival In Coal, Ultra Vomit et en dernier Gronibard. Gronibard est vraiment dans l'esprit grind, en tout cas le grind pipi-caca. Personnellement, j'adore Carcass et Napalm Death, cette branche du grind avec aussi Brutal Truth... (il imite un chant grind) C'est limite punk, ça ne veut rien dire mais il n'y a pas cet esprit « Ouéééé pouette pouette ! » qui ne m'intéresse pas tellement. Je vais donc rester sur l'idée suivante : Ultra Vomit c'est bien.

Gazus : Dans les groupes récents dans la veine de Carnival In Coal il y a Pin-Up Went Down qui a récemment sorti un album. Tu en as entendu parler ?

Ben : Du tout.

Gazus : C'est l'ancien batteur de Wormfood qui a fondé ce groupe et qui continue le chemin de CinC, en explorant là où ils n'étaient pas allés...

Ben : Quoi par exemple ?

Gazus : L'exemple qui me vient en tête est un morceau où ils collent le « Be agressive » de Faith No More au « Be obscene » de Marilyn Manson...

Ben : Bondieu ça doit être un joli bordel ça... Quel est le nom du groupe déjà ?

Gazus : Pin-Up Went Down. C'est une chanteuse qui fait les voix, c'est Asphodel...

Ben : Aaaah Asphodel, je la connais ! Elle chante dans Penumbra, non ? Elle m'en avait parlé je crois. Ça m'a l'air intéressant. En plus de ça c'est vraiment une bonne chanteuse. En même temps, je fais tout de même attention avec tous les trucs barrés, étant donné qu'à un moment ça devient assez lourd. Je dois t'avouer qu'il n'y a qu'un seul groupe dans cette veine que nous aimons vraiment, c'est Ulver.
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Drop : Oh ça oui !

Ben : Pour nous, Ulver est le trip barré par excellence.

Drop : Ce n'est pas que c'est tellement barré... (Ben ricane) C'est juste qu'Ulver est un des trois meilleurs groupes du monde avec Depeche Mode et Katatonia, c'est tout.

Kevin : Et Meshuggah...

Drop: Non... enfin si, Meshuggah, si tu veux...

Ben : Je ne suis pas du tout d'accord avec lui. Bon, Depeche Mode ? D'accord. Ulver ? Okay, c'est le maximum de l'expérimentation, même les débuts à la Darkthrone (il imite un chant black en disant n'importe quoi)... Mais sinon...

Drop : Hé, ils n'ont jamais gueulé, il y avait toujours des voix clairs. « Leheheee... »

Ben : Mais si, sur le tout premier, mon gars, c'est du Darkthrone le premier...

Drop : Le premier c'est du pagan. Le tout premier c'était un truc acoustique/folk.

Ben : Oui, le tout premier, mais après il y a eu un truc qui ressemblait plus à...

Drop : Mais il y avait des voix claires non ? (ils se mettent tous à parler en même temps)

Ben : Rah laisse tomber, c'est pas grave. (rires)

Gazus : Décidément, si je dois refaire une interview de vous, je vous prendrai séparément l'un après l'autre... (rires)

Drop : Mais quelle idée tu as eu de poser une question sur Ultra Vomit ?

Gazus : Et toi, Kevin, que penses-tu du dernier Ultra Vomit ?

Kevin : J'aime bien, c'est cool. J'aime les trucs bien barrés. J'ai un projet d'un truc barré, un petit projet bien spécial, avec Drop, mais on ne va pas en parler pour l'instant.

Drop : Oui, on joue avec des sacs sur la tête. Et cul nu si possible. Je ne dirai pas le nom, mais il y a plein de vidéos sur Youtube, il faut juste trouver.

Gazus : Il y a un rapport avec votre vidéo avec un djembe ?

Drop : Non mais si tu regardes cette vidéo et les autres, tu pourras remarquer que c'est le même local. Faut chercher.

The End


Merci aux membres de Sybreed et pardon aux familles.


Crédits photo:
www.myspace.com/kevchoiral
www.myspace.com/drop669
www.myspace.com/syntheticbreed


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