CHRONIQUE PAR ...

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Cosmic Camel Clash
le 03 août 2009




SETLIST

Imperium
Ten Ton Hammer
Beautiful Mourning
None but My Own
Aesthetics of Hate
Old
Bulldozer
The Burning Red
Struck a Nerve
Halo
Davidian

AFFILIÉ

Machine Head
Clisson - Hellfest
(22 juin 2007)
Wacken
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Hellfest (Clisson)
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Hellfest (Clisson)
(16 juin 2012)

01 août 2009 - Wacken Open Air


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Machine Head en live, ça faisait longtemps. Le groupe n’en finit pas de tourner pour promouvoir The Blackening, et vu la qualité du skeud en question on ne va pas se plaindre... mais quand on voit un groupe trois fois dans la même année à quelques semaines d’intervalle, craindre une certaine lassitude est légitime. Sauf quand il s’agit de ce groupe-là.

Machine Head a tout explosé sur son passage. Encore. Le son un tantinet brouillon en début de set n’a pas pu arrêter la machine de guerre que le groupe est devenu, et le W:O:A s’est pris une monumentale claque. On passe sur le début tonitruant du set, identique à celui du Hellfest en juin. On passe sur l’attitude toujours aussi enthousiaste de Robb Flynn, véritable pile thermonucléaire qui harangue la foule de la première à la dernière seconde sans jamais la lâcher. On passe sur le charisme des musiciens, le professionnalisme de la prestation (forcément, quand on vit sur la route depuis deux ans...), l’impressionnant écran LED géant en fond de scène. Tout ça est bien beau mais c’est du classique, de la routine presque. Ce qui l’est moins, c’est que le groupe bifurque de sa setlist habituelle pour balancer "None but My Own" dans une version ralentie proche de celle du Hellalive, véritable rouleau compresseur. Ou bien cet enchaînement inattendu "Bulldozer" / "The Burning Red" : alors que le premier titre se révèle redoutable en live - à des années-lumières de sa platitude sur disque -, le deuxième prend la place de "Descend the Shades of Night" dans le rôle de la ballade, et conquiert le public qui exprime même bruyamment sa joie quand il le reconnaît. Jouer "The Burning Red" à Wacken constitue une sacrée prise de risque, mais quand on s’appelle Machine Head on peut se le permettre. Parce qu’on a grave la classe.

Moment d’anthologie : Robb réclame un circle-pit géant sur le thrash speedé "Struck a Nerve", obtient effectivement un truc monstrueux qui fait presque peur sur les écrans géants... mais ce seront plus de six pogos circulaires du genre qui se créeront pendant le morceau ! Autre moment d’anthologie : les thèmes lead hystériques de "Aesthetics of Hate", exécutés comme d’habitude au poil près par la paire Flynn / Demmel qui est mine de rien en train de se hisser au niveau des duos légendaires du heavy, à l’image des Smith / Murray et autres Tipton / Downing. Et bien entendu il y a "Halo", LE point d’orgue de tout concert de Machine Head depuis la sortie du dernier album. On n’aura de cesse de rappeler à quel point ce morceau est fabuleux, à quel point le riff des couplets tabasse le crâne, à quel point le refrain en chœurs colle la chair de poule... et il y a une fois encore ces damnés soli de guitare en harmonie sortis à la perfection. La reprise du thème par les deux grattes seules à l’unisson après le passage de shred reste un des moments les plus bluffants qu’on puisse vivre en live, tous groupes confondus. Il ne reste qu’à achever la foule consentante avec l’indéboulonnable "Davidian", coup de massue final après une déferlante de kif. Flynn a des étoiles dans les yeux et restera sur scène longtemps pour remercier la foule, même une fois que son micro a été remballé. Les choses sont claires : tout le monde a passé un moment unique.


A ce niveau-là ça s’appelle de la suprématie. On pourrait voir jouer Machine Head dix, quinze, vingt fois que le constat serait toujours le même : ce groupe est désormais un des leaders de la scène métal mondiale, et a gagné ses galons à coup d’albums massifs et de prestations live fabuleuses. Que vous soyez fan ou pas, allez impérativement les voir dès qu’ils passeront près de chez vous. Ce genre de choses ne se rate pas.


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