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CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 02 octobre 2022
Sa note : 14/20

LINE UP

-Frédéric "Malzareth" Peuchaud
(chant)

-Jérôme Grollier
(guitare+basse+programmation)

TRACKLIST

1) Sur d'Anciens Chemins...
2) Genus Vacuitatis
3) The Prophecy Of Agony
4) Sulfur Winds Ritual
5) Nekyia Catharsis
6) Infernet's Path
7) Artes Obscurae
8) Fourth Reign Over Opacities And Beyond
9) Through The Astral Door
10) Empty Graves / Katabasis

DISCOGRAPHIE


Acod - Fourth Reign Over Opacities and Beyond
(2022) - black metal tendance death - Label : Les Acteurs de l'Ombre Productions



Après un The Divine Triumph de belle facture, ACOD nous revient quatre ans plus tard avec le deuxième volet de leur trilogie dantesque (littéralement parlant) nommé Fourth Reign Over Opacities And Beyond. C’est donc un programme ambitieux qui nous est proposé par les Français, pourtant seulement au nombre de deux. L’un s’occupe de toute la musique, l’autre du chant et des paroles. Comme quoi, pas besoin d’être cinquante pour proposer un contenu riche.

ACOD propose un black death de qualité. Loin d’être un clone de Dissection, le groupe s’ancre davantage dans le black metal et ses ambiances. Les Marseillais disposent de quelques éléments à même de leur fournir de la personnalité. En premier lieu, des passages narratifs, en français, viennent s’intercaler entre les chants hurlés, aussi bien comme breaks ("Genus Vacuitatis" et un peu tous les autres) ou introductions ("Artes Obscurae" et le morceau éponyme). Ces moments parlés, absents de l'album précédent, apportent un plus évident et enrichissent les chansons. Si les textes sont assez classiques, notamment dans les thèmes traités, ils n’en sont pas moins travaillés. C’est d’ailleurs le sentiment général qui ressort : l’album est riche, avec un aspect progressif tant les morceaux semblent se déployer au fur et à mesure. Les changements de rythme ne sont pas rares, avec quelques accélérations senties qui donnent du rythme à l’ensemble. Ainsi, Fourth Reign Over Opacities And Beyond prend de la valeur au fur et à mesure des écoutes, un gage de qualité.
ACOD ajoute également des orchestrations à ses morceaux. Très cuivrées, elles donnent un aspect cinématographique à l’album qui va de pair avec les passages narratifs. Ces ajouts symphoniques fonctionnent très bien. Ils savent se faire discrets et taper fort quand il le faut. On regrettera en revanche que les deux morceaux 100% instrumentaux et sympho (l’introduction "Sur d’anciens chemins…" et l’intermède "Infernet’s Path") soient moins réussis et cassent le rythme. J’ai vite pris l’habitude de les sauter. Cela n’enlève rien à la qualité du reste mais montre la limite de l’ambition du duo. Le reste de la galette est empreinte de mélancolie et de ce côté épique revendiqué, jusqu’à la belle pièce finale "Empty Graves / Katabasis" de sept minutes. Les amateurs de basse auront même le plaisir d’entendre l’instrument mis en avant, tant dans le mix que dans les quelques solos qui parsèment l’album.


Si Fourth Reign Over Opacities And Beyond n’est pas extraordinaire, il possède sa personnalité, ses passages marquants et le goût du travail bien fait. Rien que pour cela, ACOD mérite de votre part une oreille attentive. Sait-on jamais, vous pourriez avoir envie, comme moi, de vous plonger un peu dans sa discographie.





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