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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 22 octobre 2022
Sa note : 17/20

LINE UP

-Labes C. Necrothytus
(chant+claviers)

-Regen Graves
(guitare+batterie)

-Lord Alastair
(basse)


TRACKLIST

1) Lords of The Funerals
2) Hidden in The Graveyard
3) Sinister Gleams
4) Crepusculum
5) The Gaze of The Owl
6) Her Scythe

DISCOGRAPHIE


Abysmal Grief - Feretri



Le comte est mort. Tout est dit. Sa jeune épouse et sa fille le contemplent. Elles connaissent toutes ses exactions, c’est une évidence, puisqu’elles y ont pris part. Tout le monde s’accordera sur un fait : on ne le regrettera pas, le comte. En revanche, elles deux sont les seules à savoir quelque chose de relativement terrifiant. La mort n’est la fin pour personne, mais encore moins pour lui.

La pochette sombre et glacée donne le ton. Depuis vingt-cinq ans, Abysmal Grief donne dans le terror doom et Feretri, le troisième album ne constitue en aucun cas une exception. Vu ma connaissance toute récente de la discographie du groupe, je ne devrais pas dire ce que je vais dire, mais au diable (!) la tiédeur. Feretri s’avère même être le sommet créatif de la formation génoise. Avec sa rythmique mid-tempo rouleau compresseur, Abysmal Grief possède un bel atout, mais Regen Graves ne se repose pas uniquement sur elle. Appuyé par un clavier grinçant et très inspiré, générateur de mélodies sorties directement des thrillers horrifiques des seventies, Feretri possède un côté noir et envoûtant comme aucune autre des œuvres du groupe, pourtant toutes goûtues. Sans un "Her Scythe" trop long et moins captivant, on aurait pu parler même de parcours parfait. La bouteille (de poison) reste néanmoins aux trois quart pleines, tant l’enchaînement de tueries paraît facile. Comme si tous ces riffs, tous ces phrasés sinistres semblaient une évidence.
Peu adeptes du teasing, l’album commence sur un tempo ultra-lent réservé aux doomsters, dont la patience sera récompensée par un emballement final impactant, incluant un long solo parfaitement adapté. Plus catchy, mais aussi ténébreux que le premier mouvement, "Hidden in The Graveyard" et le fascinant "Sinister Gleams" (dont le refrain rappelle fugacement My Dying Bride) envoient de la pulsation heavy par camions entiers. L’intermède inquiétant et bienvenu sert de pause, avant que "The Gaze of the Owl" nous offre une version moins commune du groupe, transformé pour l’occasion en assemblée d'adeptes d’Electric Wizard. Mention spéciale au chant de Labes C. Necrothytus dont le timbre grave et l’expression un tantinet ampoulée - mais carrément désaxée ! - sied à merveille au sombre propos d’une œuvre impeccable. Aussi imagé que le reste de l’œuvre du groupe, ce Feretri possède un je ne sais quoi d’absolutisme et de constance lui conférant un supplément de noirceur et de classe. Du grand ouvrage.


Écouter un album d’Abysmal Grief est synonyme de bon moment pour tous les doomsters de la planète, tant il est certain de recevoir sa ration de gros riff qui tue. Ecouter Feretri est, en sus, synonyme de plongée encore plus réussie que d’habitude dans un univers cinématographique glaçant. Le comte est ravi. Nous aussi.





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