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CHRONIQUE PAR ...

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Archaic Prayer
Cette chronique a été mise en ligne le 16 décembre 2022
Sa note : 16/20

LINE UP

-Edward "Nameless Void" Miller
(chant+guitare+basse)

-Mattias "Bestial Devotion" Müller
(chœurs+batterie)

TRACKLIST

1) Intro / The Chaos Before the Light
2) Staring into the Abyss
3) A Church in Ruin
4) Death Mass
5) Unhallowed Ground
6) Trance of the Undead    
7) Advent of the Beast

DISCOGRAPHIE


Negative Plane - Et in Saecula Saeculorum
(2006) - black metal - Label : The Ajna Offensive



Lorsque le black metal a pris son essor dans les années 1990, il avait un boulevard devant lui : le marché extrême était saturé, de plus en plus de fans en avaient assez du death metal produit à Tampa, au Morrisound Studios, ou aux Sunlight Studios de Stockholm. Il faut dire, lorsque vous allez faire un disque qui va être produit, enregistré et mixé par le même homme (Scott Burns), c’est le risque de ne pas travailler le son, et donc de perdre toute identité. Ce qui était la marque des plus grands du heavy et du thrash : chacun ne fréquentait pas (forcément) les mêmes sonorisateurs et on se demandait comment serait le chanteur. Hélas, assez vite, le son froid et sinistre de Darkthrone allait faire école. Et peut-être un peu trop.

Si aujourd’hui, de plus en plus de groupes de black metal cherchent leur son, des façons différentes de composer et d’interpréter, ce n’était pas vraiment le cas vingt ans plus tôt, et surtout pas aux États-Unis. Parent pauvre du genre, ce pays a pourtant abrité quelques groupes qui essayaient comme Demoncy, Profanatica ou Xasthur. Mais toujours à parfois de façon identique à d’autres, quand ce n’était pas juste mauvais comme Havohej. Heureusement, certains groupes ont su, peu à peu, digérer leurs influences et proposer un black metal différent sans céder aux sirènes du symphonique, du death metal ou de ce que d'aucuns appellent la folk faute de mieux. Et encore mieux, il s’agit d’un groupe du vingt-et-unième siècle, fondé en 2001. Negative Plane est la créature d’Edward « Nameless Void » Miller, guitariste autodidacte mais bien déterminé à ne pas être un énième rejeton de Burzum, Darkthrone, Mayhem ou même Impaled Nazarene. Non. Et il ne cherche même pas au Sud avec la scène grecque, bien qu’il soit possible de penser aux groupes comme Necromantia. Après une démo manquant, avec le recul, d’envergure, le trio parvient à décrocher un deal avec Ajna Offensive, label américain ayant déjà fait connaître Deathspell Omega aux USA. Le premier album est très traditionnel, pour l’heure : voix hurlée, intro incantatoire pour asseoir l’ambiance, trémolos et blast partout… non, pas tout à fait. En fait, si, ça cherche déjà. D’abord, la guitare-tronçonneuse et l’atmosphère guerrière ou cafardeuse ne sont pas de mises. Beaucoup plus théâtral les arrangements habituels, on peut comprendre des influences comme Mercyful Fate, Celtic Frost ("The Chaos Before the Light") et surtout un obscur groupe allemand appelé Martyrium, ayant sorti un album unique en 1994, appelé L.V.X Occulta, aux riffs et plans de batterie inhabituels.
Le reste est à l’avenant, avec ses qualités et ses défauts. La production est le principal défaut : à défaut d’évoquer Transylvanian Hunger, l’aspect trop medium, comme sans aigus ni assez de graves donnait l’impression d’écouter un mix d’autoradio cassé. Pourtant les instruments sont très équilibrés : chose rare à l’époque, la basse est bien en avant et donne toute la dynamique au groupe ("A Church in Ruin"). En 2011, Nameless Void évoque aussi Death SS et Morbid Angel parmi les influences. Ce qui n’est pas si étonnant lorsqu’il exécute un solo si strident sur l’excellent "Stare into the Abyss" au point de simuler une dissonance. Cela dit, tout le titre est cohérent : descente de l’accord en hammer, jonglage avec la basse, puis écart de note pour un rendu plus halluciné. Le gang parvient à éviter les pièges des poncifs ou de la fausse originalité. L’écart entre la démo et sa reprise à peine personnelle de Beherit avec ce disque est immense. Savoir qu’il a fallu quatre ans pour pondre un tel résultat était encourageant en 2006. "Advent of the Beast" est un peu en deçà, mais qu’importe : le groupe respecte la tradition du metal en général, de la répétition. Cela s’entend surtout sur "Unhallowed Ground". L’intro de la première partie aurait pu exiger de commencer ou finir l’album par ce titre, tandis que la seconde partie à obligatoirement terminer par ce titre.


Même si le revival thrash fricote avec le black metal sur les premiers Sodom, Destruction ou Sarcofago, il n’en est pas encore question pour des groupes plus iconoclastes comme Master’s Hammer ou Nocturnus. Pour un premier album, le groupe frappe fort, mais la tentation de tout dire était grande et il était à craindre que ce serait un énième groupe à retomber avec les prochaines tentatives, comme toujours. La réponse à cette crainte allait prendre cinq ans à voir le jour, avec l'espoir que l’opérateur son se calmerait sur les échos parfois pénibles.





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