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CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 16 janvier 2024
Sa note : 15/20

LINE UP

-Michael Philip "Mick" Jagger
(chant+guitare+harmonica sur "Dreamy Skies" et "Rolling Stone Blues"+percussions)

-Keith Richards
(chant sur "Tell Me Straight"+chœurs+guitare+basse)

-Ronald David "Ronnie" Wood
(chœurs+guitare+basse)

-Charles Robert "Charlie" Watts
(batterie sur "Mess It Up" and "Live by the Sword")

Ont participé à l’enregistrement :

-Stefani Joanne Angelina "Lady Gaga" Germanotta
(chant sur "Sweet Sounds of Heaven")

-Andrew "Watt" Wotman
(chœurs+guitare+claviers+basse+percussions)

-James King
(saxophone sur "Get Close" et "Sweet Sounds of Heaven")

-Ron Francis Blake
(trompette sur "Get Close" et "Sweet Sounds of Heaven")

-Matt Clifford
(claviers)

-Benjamin Montmorency "Benmont" Tench III
(claviers sur "Depending On You" et "Dreamy Skies")

-Stevland "Stevie Wonder" Hardaway Morris
(claviers sur "Sweet Sounds of Heaven")

-Reginald Kenneth "Elton John" Dwight
(piano sur "Get Close" et "Live by the Sword")

-William George "Bill Wyman" Perks
(basse sur "Live by the Sword")

-James Paul McCartney
(basse sur "Bite My Head Off")

-Steve Jordan
(batterie)

-Karlos Edwards
(percussions)

TRACKLIST

1) Angry
2) Get Close
3) Depending On You
4) Bite My Head Off
5) Whole Wide World
6) Dreamy Skies
7) Mess It Up
8) Live by the Sword
9) Driving Me Too Hard
10) Tell Me Straight
11) Sweet Sounds of Heaven
12) Rolling Stone Blues

DISCOGRAPHIE


Rolling Stones, (the) - Hackney Diamonds
(2023) - rock - Label : Polydor Geffen Records



À part les fans irréductibles, il en reste encore pas mal, pas grand monde a priori n’attendait quoique ce soit d’un album des Rolling Stones en 2023. Des vétérans nés pendant la Guerre qui rameutent quelques collègues à peine moins âgés, invitent une jeunette d’il y a quinze ans et embauchent le producteur du moment pour donner un coup de polish sur leurs inspirations d’un autre siècle : voilà le programme attendu. Bingo, Hackney Diamonds, le vingt-quatrième LP (ou vingt-troisième, ou trente-et-unième, ça dépend qui compte), c’est ça. Ok, mais on parle des Stones quand même, et à part la gen Z nourrie au rap depuis le berceau (nombreuse) et les fans de trve black metal (trois pélos (NdTheDecline01 : attention à toi)) qui s’en foutent, quand le plus prestigieux des plus vieux groupes du monde sort un truc consistant, on jette au moins une oreille, normalement, histoire de valider ses a priori et passer à autre chose. Faisons ça, tiens.

Une batterie qui tonne les trois coups, une basse à large assise et un riff découpé à la machette : première information, le son du bouzin est costaud. Il est l’œuvre d’Andrew Watt, jeune producteur venu de la pop. Autant son travail sur les deux derniers Ozzy Osbourne sentait le fake, autant le jeune homme a su trouver la bonne formule pour doper les ritournelles des Pierres qui Roulent, tout en préservant leur signature sonore. On imagine l’effroi des gardiens du Temple de l’Ordre Stonien qui ne retrouvent pas les petites guitares étriquées et la section rythmique sous mixée de l’âge d’or, celui-ci s’arrêtant, pour les plus indulgents, au double Exile on Main St., du cinquante ans d’âge vieilli en fond de bac à vinyles. Ils n’ont cependant pas été oubliés puisqu’ils trouveront une ballade country façon sieste en rocking chair avec flasque de Jack sur le bidou ("Dreamy Skies"), un boogie fringant avec au piano Sir Elton John, le bassiste historique Bill Wyman et le regretté Charlie Watts derrière la batterie ("Live by the Sword"), ainsi qu’une reprise de "Rolling Stone Blues", le titre de Muddy Waters à l’origine du nom du gang - un blues, évidemment, avec la paire Jagger-Richards autour du micro. Le chant est inhabituellement et judicieusement feutré – les deux compères jouent ensemble le solo, harmonica et guitare superposés, pour un moment émouvant.
On aurait pu ajouter à la liste des réminiscences "Sweet Sounds of Heaven", une ballade au piano sur laquelle sont crédités Stevie Wonder (indétectable) et Lady Gaga en mode Tina Turner Wish. La lente montée en puissance rappelle immanquablement "Shine a Light", l’une des pépites du recueil susmentionné, tout en restant un cran au-dessous. Drôle d’idée cette fausse fin dévitalisante, d’autant que Miss Robe de Viande, malgré de louables intentions, n’a pas le niveau des choristes qui magnifiaient le modèle - ça manque un peu de coffre. En revanche, l’intervention trompette-saxophone donne du peps à la roborative offrande, de même qu'à "Get Close", dont le riff est moins tranchant que celui d’"Angry" en ouverture mais reste dans une humeur nerveuse, dynamisée par le chant intense d’un Mick Jagger sur lequel le temps semble n’avoir aucune prise. On retrouve le gimmick éprouvé de la répétition du thème saupoudré des ânonnements du shouter en guise de coda, heureusement rehaussée par des chœurs énergiques.
Nettement plus à la cool, la ballade "Depending on You", sympathique à défaut d’être mémorable offre une respiration avant les guitares mordantes (forcément) de "Bite My Head Off" relayées par un Mick énervé et Paul McCartney en guest de luxe qui se rappelle qu’il a composé "Helter Skelter", lâchant un solo de basse saturée digne d’une formation… stoner. D'accord, les « come on! » de Jagger évoquent ceux de Jimmy Fallon quand celui-ci le caricature avec talent mais bordel, quelle gnaque les papys ! Pas de fin à rallonge, les fripouilles s’arrêtent au ras de la falaise, impec. Moins sauvages mais tout aussi tendus, "Whole Wide World" et "Driving Me Too Hard" complètent agréablement le recueil, alors que Richards donne dans le mélancolique en oubliant de se réserver un solo sur "Tell Me Straight", qu’il chante sans le brio de son éternel compagnon mais avec une certaine tenue. Quant aux adeptes des déhanchés qu’un passage de "Miss You" sur une radio nostalgique fait performer chez le kiné, une petite gâterie les attend avec "Mess It Up", dont les couplets alertes à la "Start me up" - le riff est toutefois moins aiguisé - précèdent un refrain revigorant.


Une des choses les plus satisfaisantes dans la vie, c’est de n’être jamais à l’abri d’une bonne surprise. Un enregistrement réussi des Rolling Stones au troisième millénaire appartient à cette catégorie. Sur Hackney Diamonds, les idées et l’énergie déployées par les doyens du rock tiennent sacrément la route et même si tout n’est pas d’un niveau stratosphérique, elles sont à l'origine de plaisantes séquences où variété rime avec qualité. Le coup de bluff de l’année 2023.



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