20048

CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 14 décembre 2025
Sa note : 14/20

LINE UP

-John "The King" Steen
(chant+ guitare)

-Ulrik "Burgher" Bostedt
(basse)

-Tony "The Vicar" Samuelsson
(batterie)

TRACKLIST

1) Look! It's Rock 'n' Roll
2) A Beautiful Corpse
3) Brain Drain
4) Take a Stand
5) How Much Can I Wait
6) Biding My Time
7) Lord of the Gilded Cage
8) Time has a Way
9) Butt to the Head
10) Steal the Night

DISCOGRAPHIE


Märvel - Brain Drain Diaries



« Look! It's Rock 'n' Roll »  L’intitulé du single extrait du dixième LP de Märvel pourrait être la devise de la formation suédoise, qui charbonne depuis plus de vingt ans le genre popularisé par Elvis et MotörheadBrain Brain Diairies, le millésime 2025, semble s’inscrire dans la trajectoire vigoureuse adoptée par le trio masqué.

L’entame ne laisse pas beaucoup place au suspense : un riff énergique, un refrain avec des chœurs qui font « oooh-oooh » typiques du groupe - sympa mais un peu en-dedans - et un bon solo. En deux minutes trente, les gars ont divulgâché les neuf pistes suivantes. Les tempos sont soutenus, sauf sur le heavy "A Beautiful Corpse" et "Time has a Way", petite incartade kissienne aux accents bluesy sur laquelle la faculté de John Steen, alias The King, à imiter Paul Stanley est particulièrement frappante, rappelant que la troupe avait ouvert son réjouissant recueil de reprises, Guilty Pleasures, avec "All for the Glory" du Bisou.
Pas de ballade dispensable comme sur Graces Came With Malice (2022), le précédent long format, mais des chansons alertes qui font songer parfois aux compatriotes de Spiders, telle la quasi chanson-titre, vivifiée par un riff héroïque et un refrain de bonne facture aiguillonné par des chœurs à la relance qui changent de l’habitude. Un thème héroïco-mélancolique et quelques accords de guitare acoustique distinguent également "How Much Can I Wait", donnant l’impression d’entendre The Night Flight Orchestra si les maîtres de l’AOR revisité avaient tout misé sur le rock.
Dépourvues de passages mémorables, les autres occurrences tendent à se ressembler, peu aidées par une battue rectiligne à l’image de "Take a Stand". La cloche de vache est à peu près tout ce qui reste en tête après l’écoute de "Lord of the Gilded Cage" ainsi que "Butt to the Head", malgré un bon solo hélas trop court. Heureusement l’intensité est omniprésente et empêche de passer un mauvais moment, dopant les guitares twin à la Audrey Horne de "Biding My Time" et le final "Steal the Night". Cependant, l’ensemble des compositions manque de séquences saillantes, et pour être plus précis de refrain marquant. Un problème récurrent.


Märvel a actionné le niveau de sécurité maximal sur son dixième album. Des riffs servis à la louche, un dynamisme rarement pris en défaut, des déviances minimales en terme d’écriture. Mais la recette miracle du gimmick qui reste en tête, contrairement à plusieurs autres sections scandinaves citées dans cette chronique, n’a toujours pas été trouvée par les trois zorros de Linköping. Néanmoins, s'il y a peu de chance que Brain Drain Diairies s'incruste durablement dans le cortex, la réalisation reste revigorante et apte à réchauffer les corps engourdis à l’approche de l’hiver.





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