20052

CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 18 décembre 2025
Sa note : 15/20

LINE UP

-Mane Tonoyan
(chant)

-Patrick Avetisian
(guitare)

-Roman Mnatsakanyan
(guitare)

-Arin Karamian
(claviers)

-Kegham Ghazarian
(basse)

-Aris Karamian
(batterie)

A participé à l’enregistrement :

-Andre Simonian
(chant sur "Թարմ ծաղիկներ (Tarm Tsaghikner)" et "Իմը չես գիտեմ (Ime Ches Gitem)")

-Sevak Amroyan
(chant sur "Ճշմարտություն չկա ուրիշ (Jshmartutyun Chka Urish)")

TRACKLIST

1) Արաքս (Araks)
2) Գինի լից (Gini Lic)
3) Թարմ ծաղիկներ (Tarm Tsaghikner)
4) Գարահիսար (Garahisar)
5) Զարթիր Լաո (Zartir Lao)
6) Ճշմարտություն չկա ուրիշ (Jshmartutyun Chka Urish)
7) Իմը չես գիտեմ (Ime Ches Gitem)
8) Իմ Էլիներ (Im Elinar)

DISCOGRAPHIE

Veradardz (2020)

Adana Project - Veradardz
(2020) - power metal - Label : Autoproduction



Le metal s’adapte à tout. Répétée comme un mantra, cette sentence tend à devenir un cliché un peu creux. Néanmoins, les tentatives de fusion se multiplient, avec des résultats de plus en plus probants, encore qu'à cet égard la présence de binious dans le power metal mérite discussion. Le power, justement, est le sous genre qu’ont choisi les membres d’Adana Project pour valoriser le répertoire traditionnel de leur pays d’origine, l’Arménie.

Les frères Aris et Arin Karamian sont nés à Téhéran et ont commencé à y chanter des chansons nationales et folkloriques. Ils émigrent en Arménie en 2005 et fondent neuf ans plus tard Adana Project - le nom du groupe faisant référence à Adana, ville turque où eurent lieu les prémices du génocide arménien, en 1896. Le nom de leur premier album paru en 2020, Veradardz, peut se traduire en anglais par « The Return », en référence au retour au pays des frères fondateurs mais aussi car ces derniers ont choisi de remettre sur le devant de la scène des spécimens du patrimoine arménien, avec une nouvelle approche. Le mode opératoire est particulièrement convaincant sur "Araks (Արաքս)", ouverture ardente à l'entame solennelle, dont le thème mélancolique est d’abord chanté en douceur. Puis les guitares incisives, la double pédale et un solo de claviers transforment la mélopée en hymne fervent et mélancolique.
Quasiment tous les titres recèlent une nostalgie que le collectif parvient à transcender, sans pathos, y compris sur les tempos plus lents, "Tarm Tsaghikner (Թարմ ծաղիկներ)", "Ime Ches Gitem (Իմը չես գիտեմ)" et "Jshmartutyun Chka Urish (Ճշմարտություն չկա ուրիշ)". Ces trois occurrences donnent à entendre un duo alliant Andre Simonian sur les deux premières et Sevak Amroyan sur la troisième, avec la titulaire du micro, Mane Tonoyan. Les voix se succèdent puis se mêlent harmonieusement, en évitant de virer à la roucoulade larmoyante, grâce à l’apport des robustes instrumentistes mais aussi à la faveur des compétences vocales de la dernière nommée. De formation jazz et blues, la vocaliste, qui ne s’imaginait pas chanter dans un groupe de rock ou de metal, apporte une intensité qu’elle dose avec justesse dans un registre périlleux, évitant les pièges du chant lyrique (tenues interminables, stridences éreintantes, vibratos disgracieux). Elle bonifie le final "Im Elinar (Իմ Էլիներ)"» en vertu d’une montée en puissance toute en maîtrise et contribue à faire du flûté "Gini Lic (Գինի լից)" un hymne à la fois léger et galvanisant.
La production se révèle équilibrée en dépit d’un déficit d’ampleur, qui évite cependant à l’ensemble de sonner trop lourd. "Garahisar (Գարահիսար)", menée à vive allure, prend les atours d’une séquence heavy speed aux accents orientalisants, un peu répétitive mais sur laquelle guitare et claviers se mélangent avec bonheur. La troupe offre un autre moment de bravoure entre chant patriotique et comptine folklorique avec "Zartir Lao (Զարթիր Լաո)", alerte et, presque, joyeux.


Les membres d’Adana Project ont réussi le mariage entre heavy metal aux accents héroïques et airs traditionnels arméniens. La variété du propos et un équilibre bien trouvé entre mélancolie et vigueur contribuent à la réussite d’ une œuvre variée, plaisante et remarquablement arrangée malgré des moyens manifestement limités. Sans excès virtuoses, les instrumentistes habiles et une chanteuse transcendante trouvent une alchimie remarquable, qui donne envie d’en entendre davantage.



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