20103

CHRONIQUE PAR ...

21
Wineyard
Cette chronique a été mise en ligne le 26 janvier 2026
Sa note : 17/20

LINE UP

-Cezary "Cezar" Augustynowicz
(Tout)

TRACKLIST

1) Klątwa wyzwolenia
2) Przywołanie wiedźm
3) Epifania mocy

4) Adoracja magów
5) Piąta pieczęć
6) Alchemiczne ognie

DISCOGRAPHIE

Act I (2025)

Faustus - Act I
(2025) - black metal Vieux moderne un peu rock - Label : Putrid Cult



Tous les ans c’est pareil. Juste quand je termine la rédaction et l’upload de mon top annuel, je tombe sur un candidat qui aurait dû y figurer. Et comme à chaque fois, je m’interroge sur le fait de l’ajouter, et je renonce à le faire, parce que je n’aime pas revenir sur le passé. Enfin, si, j’aime bien revenir sur le passé, parce que je suis un boomer et que c’était mieux avant, tout le monde le sait. Mais pas sur ce que j’ai pu écrire, aussi incomplet, insatisfaisant ou nul que cela puisse être à mes yeux. Ce qui est fait est fait, et comme toute Lapalissade, cela se vérifie toujours. Et comme je sens le besoin de rendre hommage à Faustus, je me fends d’une chronique, et en bon alcoolique qui se respecte, cela me fournit un excellent prétexte pour ouvrir une petite Marsanne de ma réserve pour m’aider à trouver motivation et inspiration.

Je me demande si je ne serais pas passé à côté de cet Act I si je n’avais pas été interpelé par l’intro de “Klątwa wyzwolenia”. J’ai dû arrêter l’écoute pour vérifier qu’il n’y avait pas un morceau de The Mission qui tournait en fond tellement le son de la guitare semblait issu d’un titre du groupe anglais. Mais non, et du coup je suis reparti à zéro et cela a eu pour effet d’ouvrir mes chakras. Une voix claire, un growl black guttural marqué et maîtrisé, pas de blasts trop rapides, des riffs mid-tempo lourds avec du rock en filigrane, "Przywołanie wiedźm" déroule le savoir faire du groupe et c’est excellent. C’est trop mature, trop bien produit et équilibré, trop bien chanté (selon mes critères, hein, n’allez pas imaginer ce qui n’est pas), et la qualité dure sur des compos de près de dix minutes. Le placement des titres, en commençant par un excellent triptyque, puis deux plus faibles, en finissant par "Alchemiczne ognie", c’est un choix expérimenté. Ça pue le side-project ou le all-star band, je ne connais pas de groupe polonais aussi bon avec si peu d’existence, normalement il y a toujours des scories presque immangeables au milieu de la crème de marrons. En fait de groupe, c’est un one-man-band… Cezary « Cezar » Augustynowicz… Ah oui ? Cela ne m’est pas inconnu, et cela me plonge plus de trente ans en arrière. Christ Agony, cela faisait des siècles que je n’avais entendu ce nom-là, et à ma grande surprise, ils existent encore.
Boomer, t’en souvient-il ? Christ Agony et son Daemoonseth Act II de 1994 qui posait les bases d’un dark/black doom assumé et un peu novateur. Les « vieux » du metal se souviendront de la voix claire et des incursions un peu liturgiques de "Sacronoctum". En rajoutant que c’était sorti chez Adipocère… Il avait quand même du nez l’ami Christian, il en aura sorti quelques-uns qui ont poursuivi, et d’autres qui, même s’ils n’ont pas fait carrière, ont apporté un souffle différent et créatif au metal extrême. Parmi les plus connus, le Dark Metal de Bethlehem (quand même), le premier EP de Moonspell et les Diabolical Masquerade, et parmi les moins connus, mais ayant marqué votre serviteur et une partie de sa génération par leur particularité, Neolithic, God Forsaken, Forest of Souls, Evol, Depravity, Crypt of Kerberos, Celestial Season, Carpathian Full Moon, As Serenity Fades et Christ Agony, donc, avant ce Daemoonseth qui m’a marqué et qui a très bien vieilli … Quelle belle époque que ce milieu nineties. Sans compter tous les CD qu’on n’arrivait pas à avoir ailleurs et que l’on sélectionnait sur un catalogue papier avant d’en prendre possession à l’arrière d’une Renault 11 pendant un concert au Rail Théâtre, au Globe ou au Pezner. Quel chemin parcouru depuis…

Rassurez-vous, malgré ce retour inattendu vers le passé, Faustus est très actuel, et cela fait du bien de ne pas avoir un énième groupe polonais qui ressemble à Behemoth. Les artistes qui durent sont ceux qui se remettent en question, qui peaufinent leur art, qui apprennent de leurs imperfections, qui osent faire autrement, et Cezar semble de ceux-là. Je l’aime, Cezar, par qu’il représente un peu ma génération, celle qui a connu le début maladroit et qui est encore là, plus mûre, mais toujours en recherche d’autre chose, plus sûre d’elle, mais toujours en évolution. Grace à lui, je me sens moins vieux.





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