20165

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 03 avril 2026
Sa note : 17/20

LINE UP

-Rikka Hatakka
(chant)

-Toni Hatakka
(chant)

-Jussi Timo Hämäläinen
(chœurs+guitare)

-Mikko Kolari
(guitare)

-Kimmo Tukianinen
(guitare)

-Nino Hynninen
(claviers)

-Jussi Kirves
(basse)

-Antti Ruokolo
(batterie)

TRACKLIST

1) To Outlive the Nine Ravens
2) Eternal Trees of Turquoise
3) Isle of Bliss
4) To the Gates of Hel
5) The Gates Upon Our Shoulders
6) The Blights Nine
7) Arise, Black Sun
8) Her Waning Light
9) Beneath the Fallen Sky

DISCOGRAPHIE


Hanging Garden - Isle of Bliss



Après quelques années plutôt moroses, 2026 s’annonce plein de promesses niveau gothic-doom. Des promesses à venir avec les sorties imminentes des nouveaux albums d'Angellore, Draconian et Lightfield Reverie, ainsi que des promesses honorées avec le nouvel Enshine… et le dernier Hanging Garden. Groupe sur lequel je n’aurais pas misé un mark finlandais…

Suite à plusieurs essais ayant mal tourné, j’ai lâché Hanging Garden depuis un Blackout Whiteout m’ayant paru fort insipide. Depuis, je me suis contenté de quelques écoutes sporadiques de bribes de titres me confortant dans l’idée que la formation finlandaise sucrait trop ses compositions pour me plaire. D’ailleurs, si je n’éprouvais pas un profond respect pour Storm de chez NIME, je l’aurais envoyé promener lorsqu’il m’a enjoint d’écouter le neuvième bébé des Finlandais… et je serais passé à côté d’un sacré truc ! Peut-être que le blast initial, pas représentatif de l’album au final, m’a également permis de dresser l’oreille et de recevoir le signal que les artistes ont sans doute envoyé : « Isle of Bliss est notre album le plus heavy, vittu ! » Message galvaudé mais très pertinent dans ce cas. Hanging Garden ne s’est pas transformé en Esoteric ni en Evoken, la mélodie reste leur raison de vivre, mais les Finlandais nous proposent clairement leur œuvre la plus sombre et lourde de la décennie, que l’on rapprochera facilement de Draconian, Swallow the Sun, et pas que des moments fleur bleue de ces derniers, voire d’Illusion’s Play de Shape of Despair, notamment sur le titre éponyme, où la mélodie tissée par les guitares, couplée à la délicatesse du duo mixte de chanteurs, tire grandement vers les grands moments - car il y en a ! - du troisième album de Natalie Koskinen et sa garde rapprochée.
Soutenu par une rythmique puissante et lourde, le couple Rikka/Toni, quasi inséparable tout au long de l’album, nous gratifie de lignes vocales douces offrant un beau contraste avec l’aspect plus obscur et mélancolique des instruments et du growl, également œuvre du sieur Hatakka. « En gros, tu es en train de nous dire qu’ils jouent du bon gothic-doom-death, quoi… » me direz-vous et vous aurez raison, Hanging Garden ne s’est pas transformé en chantre de la musique avant-garde, mais la séquence longue de six titres s’étendant d’"Isle of Bliss" à "Her Waning Light" est un véritable moment de jouissance, la beauté des refrains permettant même d’y gommer quelques transitions un peu ardues. Et je n’ai pas non plus grand-chose à reprocher aux deux titres initiaux ni à "Beneath the Fallen Sky", flirtant avec ce que pourrait proposer Pure Reason Revolution niveau chant clair. Simplement, malgré les petites imperfections évoquées ci-dessus, les six titres en question hissent Hanging Garden à un autre niveau. Le côté limpide de "To the Gates of Hel", le timbre délicat de Rikka mêlé à la dureté globale de "The Death Upon the Shoulders" et son petit riff nerveux impeccable, les discrètes sonorités electro bienvenues et le refrain en béton d’un "The Blights Nine" un peu plus « moderne » que la moyenne… que de beaux moments ! Et je garde le meilleur pour la fin : le sommet musical de ce bien bel album se nomme "Her Waning Light". Il provoque un grand et long frisson chez l’auditeur bien disposé et le mélange entre la délicatesse offerte par Rikka et les mélodies douces-amères typiques du gothic-doom le classe dans les monuments du style, ni plus ni moins.


Vu que les dieux du gothic-doom semblent de bonne humeur en ce début d’année, je vais leur demander deux ou trois choses. Que les nouveaux Draconian et Lightfield Reverie soient sublimes (celui d'Angellore, ça va le faire, je vous le dis...). Que Rowan London nous revienne en forme. Que Thomas G. Warrior arrête de déféquer sur Cold Lake. Que mon compte en banque se garnisse de… Ahem, je vais peut-être un peu trop loin... C’est qu’une surprise pareille interpelle ! Le neuvième album de Hanging Garden est une merveille et pas besoin d’être accro aux marshmallows pour l’apprécier, qu’on se le dise !





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