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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 10 juillet 2026
Sa note : 08/20

LINE UP

-Rick Altzi
(chant)

-Roland Grapow
(guitare)

-Jari Kainulainen
(basse)

-Kevin Kott
(batterie)

-Axel Mackenrott
(claviers)

TRACKLIST

1) Chase the Light
2) Electric Nights
3) Shadow Man
4) Bound to Fall
5) Pain of Yesterday
6) Metalmorphosis
7) Through the Storm
8) Ghostlight
9) The Call
10) Rise Again

DISCOGRAPHIE


Masterplan - Metalmorphosis
(2026) - power metal - Label : Frontiers Records



Le chroniqueur est un animal étrange, ambivalent. Tout autant impitoyable que furieusement candide. Masterplan, nom ronflant des années 2000, tilt. Il faut l’écouter, y’a possibilité de grosse sortie power ! Oubliés tous les préceptes de prudence prudente.

Car que pourrait-il mal se passer ? A vrai dire, plein de trucs, et en même temps, pas grand-chose. Déjà la base : Masterplan fait du power. À elle seule cette phrase est effrayante, porteuse d’envolées lyriques mirifiques tout autant que convoyeuse des pires insanités du metal. Allemagne évidemment, cela n’échappe à personne. Le cliché de l’Allemagne prospère, campée dans ses certitudes et incapables de l’étincelle inattendue (fort heureusement pour nous, ce n’est absolument pas vrai dans le black metal). Et puis le groupe lui-même, émanation du Helloween plus sombre et lourd de The Dark Ride.
J’ai souvenir ému du premier album (et oui, déjà à l’époque je trahissais le noir pour la puissance !) annoncé comme le sauveur d’un genre en pleine décrépitude. C’était bien fait, exécuté, bonnes mélodies, mais pas à la hauteur des pontes des années quatre-vingt-dix, il ne fallait pas se leurrer. Et ni même du sus-cité The Dark Ride, pépite schizophrène capable d’enchaîner la tout à fait anecdotique "All Over the Nations" à la merveille "Mr Torture". Et puis ce nom merde. Metalmorphosis… personne n’a été capable de leur dire que c’est une TRÈS mauvaise idée ? Rien que ça, induit la moquerie. Les gars n’ont rien compris, depuis quarante ans les jeux de mots avec metal sont voués à l’échec cuisant.
Mais bref, esprit frais, espoirs, chance à donner… et patatras. Alors dans les oui : ça joue bien, c’est carré, il y a des mélodies. Mais alors l’inspiration… une copie de copie. On retrouve de la lourdeur du Helloween qui a provoqué la discorde dans le groupe à l’époque. Mais dieu que c’est plat dans l’exécution ! Et l’inspiration… au-delà de la troupe d’origine on entend le gros Strato de l’ère dorée. Mais en bien moins bien, vous l’aurez deviné. En manque total d’énergie. Car c’est vraiment là où le torchon brûle, sur la question « À quoi bon ? ». Les gars, vous avez tous les moyens nécessaires, pas de discussion. Alors réfléchissez vos compos merde ! Balancez la purée ! Plutôt que pondre une énième resucée adoubé par un chant à la limite du ridicule dans son attachement aux clichés (et si on tenait une note ? Check).


Il y aurait tant et tant à redire qu’il est préférable de conclure. Metalmorphosis (brrrr… rien que d’écrire ce nom d’album…) est une plantade balourde qui favorisera immensément les vieux, ou assimilés, engoncés dans leurs certitudes que c’était mieux avant. Et qu’avoir du rythme et de la dynamique n’est pas indispensable au style.



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